Si le putsch manqué du 7 décembre dernier semble appartenir désormais au passé, ses effets continuent de se faire sentir. Le député Soumaila Sounon Boké du parti d’opposition, Les Démocrates (LD), a comparu mardi 13 janvier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les faits qui lui sont reprochés concernent un message publié dans un groupe WhatsApp en pleine tentative de coup d’Etat : « C’est jour de fête ». L’honorable est notamment accusé d’« apologie de crime contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». A la barre, il a plaidé une malencontreuse mégarde, le message étant selon lui destiné à un autre groupe composé d’amis, à propos de cotisations festives en vue de l’achat d’un mouton. « C’est certainement parce que le téléphone était dans ma poche et non verrouillé que le message est parti (…) Je ne vois pas l’opportunité de faire un coup d’État à un Président qui a décidé de quitter le pouvoir », a-t-il déclaré. Au terme des échanges, la Criet a renvoyé l’examen du dossier au 24 février.
Nouvelle attaque dans l’Atacora
Après une rémission de quelques mois, le relatif répit sécuritaire qui semblait prévaloir au Nord du pays vient d’être suspendu. Au cours de la matinée du 14 janvier, des individus armés non identifiés ont ouvert le feu et incendié le commissariat de l’arrondissement de Gnémasson (commune de Péhunco) dans le département de l’Atacora (nord-ouest). Pour l’instant, les autorités béninoises ne se sont pas exprimées sur l’évènement et l’attaque n’a pas été revendiquée. Il n’en demeure pas moins que les forces armées béninoises continuent de s’employer au renforcement de leurs capacités opérationnelles, face aux défis sécuritaires de l’heure. En effet, dans le but d’améliorer sa surveillance aérienne et l’appui aux missions de sécurité, la Police républicaine dispose désormais de quatre nouveaux aéronefs ultralégers motorisés (ULM).