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Togo : Sécurité, diplomatie et « front » intérieur sur les libertés publiques Spécial

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Sur le plan sécuritaire, le Togo renforce sa frontière avec le Burkina Faso afin de mieux faire face aux exactions terroristes. Malgré les efforts de l'armée pour contenir la menace dans la région des Savanes et le plan 2026-2027 du Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS), les populations restent inquiètes en raison de la proximité avec les zones à risque. Il en va de même pour la crise humanitaire au Burkina Faso et les déplacés internes, qui menacent la stabilité de la région. 

Lomé et Paris consolident leur partenariat contre les ingérences et le terrorisme

Dans le même esprit, les ministres de la Justice du Togo et de la France ont scellé une coopération judiciaire renforcée pour mieux lutter contre le terrorisme. Le ministre français de la Justice a rencontré son homologue togolais et les discussions ont porté sur la coopération judiciaire pour lutter contre ce fléau. Pour Gérald Darmanin, « face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo ». Lomé et Paris sont ainsi dans une logique d'entraide judiciaire pour retracer les réseaux criminels et terroristes qui opèrent de plus en plus au-delà des frontières nationales.

Vers une détente entre le Togo et le Bénin après des tensions diplomatiques ?

Pendant ce temps, le président Faure Gnassingbé aurait pris contact avec le nouveau président élu du Bénin, Romuald Wadagni, pour lui adresser ses félicitations. Cet acte est perçu comme un pas vers le dégel des relations entre les deux pays et relance le dialogue, quasiment rompu. Pour rappel, les autorités béninoises avaient accusé Lomé de tentative de déstabilisation en décembre dernier.

Grève de la faim de détenus politiques : nouvelle polémique à Lomé

Parallèlement, la situation interne continue de faire l'objet de nombreuses polémiques. Les rassemblements de l’opposition pour dénoncer des dérives et des atteintes aux libertés fondamentales en sont la preuve. Cette fois-ci, il s'agit de treize détenus qui ont entamé une grève de la faim à Lomé. Ces « détenus politiques » ont en effet été arrêtés en 2018 pour avoir participé à des manifestations contre le pouvoir. La justice avait pourtant demandé leur mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire, en attendant l'examen de leur pourvoi en cassation. Ils sont pourtant toujours en prison, ce qui a provoqué une levée de boucliers. Selon leur avocat, maître Darius Atsoo, « la décision a été rendue par trois juges indépendants et impartiaux ; le procureur général n'a donc qu'à l'exécuter ».