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Niger : Le bras de fer avec la France continue Spécial

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Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026

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Le Général Abdourahamane Tiani  propose de restituer à la France sa part d'uranium (63,4 %) issue d'un stock de 156 000 tonnes accumulé à la mine de la Somaïr avant sa nationalisation en juin 2025. Cette annonce, perçue comme un geste de clarification dans le bras de fer diplomatique entre Niamey et Paris, fixe néanmoins une limite stricte : tout l'uranium produit après la prise de pouvoir de la junte reste la propriété exclusive du Niger, les autorités affirmant avoir investi 24 milliards de francs CFA pour maintenir l'exploitation après le désengagement d'Orano. Ce positionnement illustre l’élan  souverainiste du Niger sur ses ressources naturelles, alors que le contentieux judiciaire pour « expropriation » et préjudices environnementaux continue de s'envenimer entre les deux pays.

Algérie–Niger : Une visite officielle pour sceller la réconciliation

La visite officielle du Général Abdourahamane Tiani à Alger consacre la fin d’une « période anormale de froideur » et amorce une « relance prudente du dialogue bilatéral » après des mois de vives crispations liées au coup d’État de juillet 2023 et à la gestion migratoire. Accueilli avec les honneurs par le Président Abdelmadjid Tebboune, le chef de la transition nigérienne, soutenu par une délégation ministérielle de haut rang (Défense, Énergie, Pétrole), cherche à transformer cet apaisement diplomatique en un partenariat opérationnel solide. Au-delà du retour symbolique des ambassadeurs, l'enjeu est de réactiver des projets structurants tels que le gazoduc transsaharien (TSGP), l'interconnexion par fibre optique et la coopération sécuritaire frontalière, tout en repositionnant l'Algérie comme un médiateur régional incontournable face à l'isolement du Niger. Ce sommet témoigne d'un volontarisme politique mutuel visant à stabiliser l'espace sahélo-saharien, bien que la concrétisation de ces ambitions reste tributaire de la capacité des deux États à surmonter les pesanteurs administratives et les fragilités politiques locales.

Force unifiée de l'AES : Une montée en puissance à 6 000 hommes

Face à la recrudescence des menaces djihadistes et à l'utilisation par les « mercenaires » de technologies de pointe, le Général Abdourahamane Tiani a annoncé que l'effectif de la Force unifiée de l'Alliance des États du Sahel (AES) serait porté de 5 000 à 6 000 soldats. Cette augmentation stratégique vise à renforcer la capacité opérationnelle du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour sécuriser l'espace sahélien, marqué par des attaques récentes comme celle contre l'aéroport de Niamey. Au-delà du simple accroissement des troupes, l'alliance mise sur une coordination accrue du renseignement, de la logistique et sur la sensibilisation des forces de défense à de nouveaux types de menaces asymétriques. Ce renforcement militaire s'accompagne d'une volonté d'intégration plus large, incluant la lutte contre la désinformation et la création d'institutions économiques communes, malgré des défis persistants liés au financement et à la mise en place d'un cadre supranational opérationnel.