Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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L’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen de plusieurs projets de loi cruciaux, dont celui concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire formulée contre le député Farba Ngom. Cette procédure législative, qui s'inscrit dans une dynamique de reddition de comptes souhaitée par les nouvelles autorités, vise à permettre à la justice d'entendre le parlementaire sur des dossiers financiers. Le bureau de l'Assemblée s'est réuni pour définir le calendrier de cette procédure, marquant une étape symbolique forte dans la gestion des privilèges parlementaires.
Réponse de Farba Ngom : « La main sur le Coran » En réaction aux accusations de malversations, Farba Ngom a vigoureusement clamé son innocence en affirmant n'avoir jamais perçu le moindre franc du Trésor public de manière illicite. Pour souligner sa bonne foi, le député a symboliquement prêté serment la main sur le Coran, déclarant être prêt à répondre à toutes les convocations judiciaires une fois son immunité levée. Il dénonce une tentative de diabolisation politique tout en assurant que son patrimoine est le fruit d'activités privées transparentes.
Bassirou Diomaye Faye : Une justice moderne et préventive
Le Président Bassirou Diomaye Faye a exposé sa vision d’une réforme en profondeur de l'appareil judiciaire, plaidant pour que la justice moderne dépasse son rôle purement répressif pour devenir un levier de prévention des conflits. Lors de son allocution, il a insisté sur l’importance de promouvoir le dialogue social et la médiation pour désengorger les tribunaux. Pour le chef de l'État, une justice apaisée et accessible est indispensable pour garantir la stabilité sociale et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Mort d’Abdoulaye Ba : six hommes de tenue sanctionnés
L'enquête sur le décès tragique d'Abdoulaye Ba a abouti à la sanction officielle de six agents des forces de défense et de sécurité, une décision confirmée par l'avocat Me Bamba Cissé, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique. Ces mesures administratives et disciplinaires visent à punir les manquements graves constatés lors de l'intervention ayant entraîné la mort de la victime. Cette annonce est perçue comme un signal fort contre l'impunité au sein des forces de l'ordre, répondant aux attentes de justice de la famille et de l'opinion publique.
Durcissement des lois et extension du champs des « actes contre nature »
Le gouvernement sénégalais a décidé de renforcer considérablement le Code pénal en ce qui concerne les « actes contre nature ». La nouvelle réforme prévoit désormais de sanctionner non seulement les actes eux-mêmes, mais aussi leur apologie, par des peines de prison ferme. Cette décision s'inscrit dans une volonté affirmée de préserver les valeurs socioculturelles et religieuses du pays face à ce que les autorités considèrent comme des déviances, durcissant ainsi le cadre légal déjà existant.
Le projet de loi visant à modifier le Code pénal sénégalais a été précisé pour inclure deux nouveaux profils dans le cadre de la répression des actes contre nature. Les débats parlementaires indiquent que la loi cible désormais plus spécifiquement ceux qui encouragent ou facilitent ces pratiques, élargissant ainsi la responsabilité pénale. Cette extension législative reflète la pression de certains groupes sociaux et religieux pour une législation plus stricte et exhaustive sur ces questions de mœurs.