Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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Une nouvelle vague de violences meurtrières au Nigeria se fait sentir au centre-ouest du pays, où au moins 46 personnes ont été tuées lors d'attaques coordonnées contre trois villages par des « bandits » armés. Ces assaillants, arrivés en grand nombre à moto, ont ouvert le feu sur les habitants, pillé des commerces et incendié des habitations, provoquant également le déplacement de centaines de survivants. Ce drame illustre la persistance d'une insécurité chronique dans cette région, marquée par des conflits pour le contrôle des ressources et des enlèvements contre rançon, malgré les promesses répétées des autorités nigérianes de renforcer la protection des populations civiles face à des groupes criminels de plus en plus audacieux.
Une attaque meurtrière perpétrée le 10 février 2026 à Mchia, dans l'État de Taraba, où dix chrétiens ont été tués par des bergers peuls. Les responsables du diocèse de Wukari dénoncent un « carnage » et une crise humanitaire sans précédent : depuis septembre 2025, les violences auraient fait plus de 100 morts, entraîné la destruction de 200 églises et communautés, et provoqué le déplacement de 90 000 catholiques. Les assaillants cibleraient spécifiquement les édifices religieux et les habitations au petit matin, tout en s'emparant des terres agricoles et en commettant des exactions contre les civils. Face à cette situation, l'Église lance un appel urgent au gouvernement nigérian pour un déploiement immédiat de renforts de sécurité dans les zones rurales vulnérables et sollicite une aide humanitaire accrue pour éviter une catastrophe majeure.
Une offensive d'envergure a été menée par environ soixante-dix combattants de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) contre une base militaire à Cross Kauwa, dans le nord-est du Nigeria. L'assaut, d'une grande violence, a causé la mort de huit soldats et fait vingt-trois blessés, tandis que les assaillants ont détruit onze véhicules blindés et dérobé du matériel antiaérien avant de s'enfuir. Ce raid témoigne de la recrudescence générale des violences dans l'État de Borno, malgré le déploiement récent de renforts américains pour soutenir l'armée nigériane. Face à un conflit qui dure depuis 2009 et a déjà fait plus de 40 000 morts, cette attaque souligne la capacité de résilience des groupes djihadistes dans la zone stratégique du lac Tchad, forçant les autorités à renforcer leur coopération sécuritaire internationale
Une série d'attaques coordonnées menées le 18 février 2026 par le groupe jihadiste Lakurawa contre sept villages de la zone d'Arewa, dans l'État de Kebbi (nord-ouest du Nigeria). Ces assauts, d'une grande violence, ont visé les habitants ayant tenté de résister, faisant plus de trente morts parmi les civils et provoquant un climat de terreur. L'émergence de ce groupe, suspecté de liens avec l'État islamique au Sahel, aggrave une situation sécuritaire déjà fragilisée par les activités des bandes criminelles locales spécialisées dans les enlèvements contre rançon. Malgré le déploiement immédiat de l'armée et des milices locales pour stabiliser la zone et traquer les assaillants, cette flambée de violence souligne les défis persistants pour les autorités nigérianes dans une région désormais au cœur de menaces jihadistes transnationales.