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Reconfigurations géopolitiques et partenariats : Le Sahel est-il encore un espace géopolitique ? Spécial

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Timbuktu Institue & Cauris Institut - Juin 2026

 

Malgré les rivalités géopolitiques, le Sahel est-il encore un espace stratégique ? C'est la question centrale qu'explorera le webinaire de haut niveau organisé le jeudi 9 juillet 2026 de 16h à 18h (heure de Dakar). Depuis les transitions politiques au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, la région connaît une reconfiguration inédite de ses alliances, montée en puissance de la Russie, de la Chine, de la Turquie et des États du Golfe, émergence de l'Alliance des États du Sahel. Alors que l'influence des puissances traditionnelles est contestée et que le contexte international est bouleversé par les guerres russo-ukrainienne et israélo-américano-iranienne, le Sahel s'impose comme un laboratoire vivant des nouvelles rivalités entre puissances. Qui est réellement influent dans la région, sur quels secteurs sécurité (énergie, mines, espace numérique) et avec quelle pérennité ? Quelle est la pace des nouveaux acteurs qui s'affirment ? Une table ronde virtuelle réunissant des experts de premier plan tentera d'actualiser la cartographie des présences étrangères, des rivalités géopolitiques, d'analyser les stratégies d'influence en concurrence et de formuler des recommandations à l'attention des décideurs sahéliens, africains et des pratenaires internationaux.

Le lien pour vous inscrire : 

https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_65HpuQbvQgiYqZ3-vRajUA

Ci-dessous les Termes de références du Webinaire

TERMES DE RÉFÉRENCE

Webinaire régional co-organisé par Timbuktu Institute et Cuaris Institut dans le cadre de leur partenariat et des activités scientifiques du 10eAnniversaire du Timbuktu Institute

Date : Jeudi 9 juillet 2026

Heure : 16H-18H (heure de Dakar & Abidjan)

Thème : Reconfigurations géopolitiques et partenariats : Le Sahel est-il encore un espace stratégique ?

Contexte

Depuis les coups d’État militaires et les changements anticonstitutionnels au Mali (2020), au Tchad (2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), la région connaît une reconfiguration inédite de ses alliances historiques. La fin de l’opération Barkhane, de la MINUSMA et du G5 Sahel, la réorientation de la présence étasunienne, l’arrivée officielle du groupe Wagner devenu Africa Corps, l’activation des ambassades russes, turques et saoudiennes dans le cadre de politiques d’influence ainsi que l’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES) redessinent la cartographie des alliances et des rivalités.

Depuis plus d'une décennie, le Sahel est devenu l'un des principaux épicentres des transformations géopolitiques contemporaines. Longtemps considéré comme un espace périphérique des relations internationales, il s'est progressivement imposé, au gré des évolutions, comme un territoire stratégique au croisement des enjeux sécuritaires, économiques, énergétiques, migratoires, climatiques et géopolitiques.

Parallèlement, les évolutions du contexte international marquées par les guerres russo-ukrainienne, israélo-américano-iranienne, les tensions sino-américaines, les crises énergétiques mondiales et les nouvelles dynamiques Sud-Sud, interrogent la place du Sahel dans les priorités stratégiques internationales et régionales.

Dans ce contexte de recomposition accélérée de l'ordre international, le Sahel apparaît comme un laboratoire vivant des nouvelles rivalités de puissance. Alors que l'influence de certains acteurs traditionnels est contestée, de nouvelles puissances internationales et régionales renforcent leur présence politique, économique, sécuritaire, religieuse ou diplomatique dans la région.

Beaucoup d’interrogations émergent sur la place de cette région à un moment où s’ouvre une époque charnière traversée par des défis mondiaux d’une ampleur sans précédent aux plans socioéconomique, sécuritaire, climatique et énergétique.  Le Sahel vit une étape décisive de la marche du monde caractérisée par des puissances traditionnelles qui déclinent et d’autres puissances moyennes qui émergent en réclamant le statut de Middle Power. Cette ère nouvelle est annonciatrice d’une reconfiguration géopolitique majeure qui engagent irrémédiablement l’Afrique à affirmer sa place centrale à un moment où beaucoup soutiennent que son basculement géostratégique peut contribuer à changer le rapport de force au niveau international. 

Pendant qu’on évoque un désintérêt stratégique de l’Europe, notamment, avec les effets de la guerre en Ukraine et le regain d’intérêt pour le Moyen-Orient, la Chine, la Russie, la Turquie, mais également les puissances africaines régionales telles que l'Algérie, le Maroc, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana, ainsi que les États du Golfe (Qatar, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis) développent des stratégies d'influence souvent déliées des cadres multilatéraux (CEDEAO, UA, UE et ONU), contribuant à redessiner les rapports de force au Sahel. Dès lors, la question n’est plus seulement « qui est présent ? », mais « qui est réellement influent », sur quels secteurs (sécurité, énergie, mines, démocratie, espace médiatique et numérique) et avec quelle pérennité ?

Ce webinaire de haut niveau se propose d’analyser de telles recompositions géopolitiques en cours au Sahel et examiner, sous plusieurs angles, l'évolution des intérêts, des approches, des stratégies d'influence et des modalités d'engagement des puissances internationales et régionales dans une région connaissant des instabilités majeures. Sur les plans stratégique et prospectif, ce débat permettra d'actualiser la cartographie des présences étrangères au Sahel, la typologie des modèles de coopération et les scénarios possibles de reconfiguration géopolitique du Sahel afin de formuler des recommandations politiques pour les acteurs sahéliens, africains et internationaux.

Déroulement et format scientifique

Format : Table ronde virtuelle (visioconférence) d’une durée de 2 heures.

Structure :

-       Le webinaire se voudra interactif avec une série de trois questions donnant la parole à chaque intervenant qui la traitera à parti de son horizon disciplinaire, ses récents travaux et les positions soutenues dans leurs publications ou interventions

-       Une série de questions/réponses et d’échanges avec le public s’en suivra avant de demander aux intervenants de répondre et de dire un mot de conclusion.

Liste des intervenants proposés

Bakary Sambe (Modérateur et Introduction Générale).

Ladji Ouattara (Les nouvelles coopérations de la Chine, de la Russie et de la Turquie au Sahel : ambitions, instruments et limites).

Seidik Abba (Les stratégies des puissances du Golfe de Guinée : Nigéria, Côte d'Ivoire et Ghana face aux défis sahéliens).

Salim Chena (Le rôle des puissances du Maghreb : Algérie, Maroc et compétition d'influence au Sahel).

Leonardo Villalón (Les USA au Sahel : continuités, ajustements et nouvelles priorités stratégiques).

Caroline Roussy (La France et l'Union européenne : entre reconfiguration stratégique et renouvellement des partenariats).

Abdel Nasser Ould Ethmane Elyessa (L'influence croissante des pays du Golfe : Arabie saoudite et Qatar. Diplomatie économique et religieuse au Sahel).

Beatriz Mesa (Les recompositions de la coopération occidentale et les nouvelles dynamiques de puissance au Sahel).

Résultats et livrables

À l'heure où le système international connaît des transformations profondes, le Sahel apparaît comme un espace privilégié d'observation des nouvelles rivalités, coopérations et stratégies d'influence. Cette table ronde entend contribuer à une lecture renouvelée des enjeux sahéliens en mettant en perspective les recompositions géopolitiques régionales et internationales qui façonnent aujourd'hui l'avenir de la région. Ainsi, la table ronde permettra :

  • Une meilleure compréhension des nouvelles dynamiques géopolitiques au Sahel ;
  • L'identification des intérêts et stratégies des principaux acteurs internationaux et régionaux ;
  • La formulation de recommandations stratégiques à destination des décideurs ;
  • La production d'une note de synthèse scientifique et d'actes de la conférence ;
  • Le renforcement du dialogue entre chercheurs, décideurs et praticiens.
  • Un papier sous forme de Policy brief synthétisant les débats sera publié et largement diffusé