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Togo : Entre ambition nucléaire régionale et crispation sur les libertés publiques Spécial

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Timbuktu Institute Semaine 2 - Septembre 2026 

Au Togo, l’actualité de cette semaine est marquée par la position stratégique du pays dans la nouvelle géopolitique africaine. Venu participer au World Nuclear Symposium de Londres dont le thème était « From Ambition to Action », le président du Conseil a insisté sur la place centrale du financement, notamment le coût du capital, pour la construction des centrales. Selon Faure Gnassingbé, « L’Afrique n’a plus un problème d’ambition nucléaire. Elle a un problème de capital ». Il a mis l’accent sur le principal obstacle au développement du nucléaire sur le continent, car selon lui, « le nouveau nucléaire mondial ne se fera pas sans l’Afrique ».

Le nucléaire comme nouvel instrument de positionnement stratégique dans la géopolitique africaine

Le Togo lance ainsi un appel solennel à ses pairs pour qu'ils « renforcent les compétences », les « capacités réglementaires » et les « chaînes de valeur » afin que le continent puisse mieux se positionner sur ce marché. Il est à noter que le pays poursuit ses efforts pour devenir un hub stratégique dans ce domaine. Pour rappel, le prochain sommet du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA) se tiendra du 1er au 3 juin 2027 à Lomé. Ce sera l’occasion de créer un espace de coopération sur le nucléaire africain.

Entre souveraineté et libertés publiques, l’affaire des réalisateurs ravive les tensions avec Paris

Pendant ce temps, l’affaire des réalisateurs refait surface. Libérés provisoirement le 1er septembre, ces derniers ne sont pas encore tirés d’affaire, l’information judiciaire étant toujours en cours. L’un d’eux, Gaël Mocaër, s’est exprimé sur France 24 et a assuré que les « conditions de détention étaient tout à fait acceptables ». Il faut noter que cette affaire vient jeter de l’huile sur le feu entre l’axe Paris-Lomé. Déjà, en 2025, les médias français RFI et France 24 avaient été suspendus, alimentant le débat sur le rétrécissement de l’espace civique et des libertés de la presse au Togo. De son côté, le gouvernement insiste sur la souveraineté, mais aussi et surtout sur le respect des législations en vigueur.