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Côte d'Ivoire : entre diplomatie de la confiance et lutte contre les trafics Spécial

Abidjan s’est illustré lors de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le 24 septembre dernier, Tiémoko Meyliet Koné, vice-président de la République et représentant du président Alassane Ouattara, a porté la voix de la Côte d’Ivoire pour appeler la communauté internationale au dialogue. Face aux différentes crises qui affectent le monde, il estime que « nous devons choisir le dialogue plutôt que la confrontation ».

 

Diplomatie : la Côte d’Ivoire défend la coopération internationale et le dialogue 

Lors du débat général placé sous le thème « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une ONU au service de tous », il a prôné des réponses collectives et une coopération internationale renforcée. À travers son intervention, il a souligné l’importance de rapprocher les positions et de reconstruire la confiance. 

 

Une offensive contre les réseaux criminels et les trafics illicites

Sur le plan sécuritaire, le succès de l’opération « Épervier spécial » a été salué par le Conseil national de sécurité, notamment en raison de la stabilité qu’elle maintient. En effet, le conseil a estimé que cette stabilité se matérialise par la baisse des attaques à main armée, des cambriolages, des vols et des autres formes de criminalité. Dans le communiqué rendu public, on peut lire : « Cette opération, qui mobilise 1 320 éléments de la police et de la gendarmerie nationales, enregistre, sur la seule période du 7 au 16 septembre, le bilan suivant : la destruction et la non-recolonisation de 56 fumoirs ; la saisie de près de 183 tonnes de MQIF et de médicaments détournés ; la saisie de plus de 3 500 engins, essentiellement pour non-port de casque de protection et défaut de plaques d'immatriculation ; l'interpellation de 196 individus, conduits devant les parquets pour incitation à la violence et trafic de MQIF et de stupéfiants… ». Cette opération de grande envergure a été lancée le 7 septembre dernier pour une durée de quatre-vingt-dix jours dans les villes de Bouaké, Daloa et Korhogo. L’objectif de démanteler les réseaux de trafic illicite de médicaments de qualité inférieure et falsifiés (MQIF) et de médicaments détournés, de lutter contre la drogue et de réprimer l'incivisme routier est en train d’être atteint, comme en témoignent les succès obtenus sur le terrain. 

 

Bouaké, Daloa, Korhogo : « Épervier spécial » à l’épreuve des réseaux criminels 

Dès lors, il s’avère nécessaire de se poser un certain nombre de questions : existe-t-il un réseau derrière ces distributions et ces mécanismes de blanchiment ? Qui sont les acteurs ? Quels sont les pays touchés ? Dans tous les cas, le défi est titanesque, surtout au regard de la situation sécuritaire tendue aux portes de la Côte d’Ivoire. Le président de la République a tenu à féliciter le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, ainsi que les forces de défense et de sécurité mobilisées dans le cadre de cette opération, au vu des résultats positifs obtenus en si peu de temps. Il a également exhorté à maintenir cette dynamique. 

 

Orpaillage clandestin : Abidjan durcit les sanctions face à un phénomène persistant 

Par ailleurs, le 23 septembre dernier, le gouvernement a adopté un projet de loi visant à durcir les peines contre l’orpaillage clandestin, un phénomène qui continue de l'inquiéter. En effet, le dispositif est de plus en plus renforcé face à la persistance de ce phénomène. Selon les données du Conseil national de sécurité, plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal ont été détruits et 4 474 personnes ont été déférées. En dépit de tous ces efforts, ces activités criminelles continuent de nuire à l’économie du pays en termes de manque à gagner. Les peines peuvent désormais aller jusqu’à 20 ans de prison si l’infraction concerne un agent public. À travers cette décision, il apparaît clairement que cette activité illicite n’est plus l’apanage exclusif de trafiquants isolés ; il pourrait s’agir d’un système organisé impliquant des personnalités de haut rang au sein de l'appareil étatique. Les défis à relever sont donc la formalisation des acteurs, le contrôle des entrées dans le pays par le biais de cette activité, la traçabilité de l’or et la lutte contre la corruption.