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At dawn on Tuesday, January 13, clashes broke out in Korbol (south) between the Chadian army and rebels from the Movement for Peace, Reconstruction and Development (MPRD). While Chadian soldiers had already been present in the Moyen-Chari region for several days, three emissaries (two sub-prefects and a canton chief) were sent to the area to deliver a 48-hour ultimatum. However, according to RFI, they were taken prisoner by the rebels. According to Luc Beyam, Secretary General of the MPRD, the army had been "attempting since Saturday to surround the men of the political-military group." This claim is contradicted by the Chadian authorities, who assert that an ambush was set by MPRD fighters. According to the army, the toll is three dead and ten wounded among the defense and security forces. It should be noted that there is "more damage on the Chadian soldiers' side," according to the MPRD secretary general. This violence comes after months of negotiations for the signing of a peace agreement between the authorities and the MPRD, with the aim of convincing the rebel group to disarm.
Border unrest
In a statement released on January 16, the Chadian authorities strongly condemned a new incursion by armed elements of the Sudanese Rapid Support Forces (RSF), who, according to them, raped seven soldiers and repeatedly violated Chadian airspace. N'Djamena warned that any further attempts at aggression, provocation, or violation of Chadian territory and its borders "from wherever they may come will be met with an immediate, vigorous, and relentless response."
Still on the borders, but this time on a more positive note, the authorities of Chad and Libya announced on January 11 the creation of a joint unit to strengthen security along their common border. This mechanism aims to improve coordination between the services of the two countries to combat cross-border crime, illicit trafficking, and illegal immigration, while regulating the movement of local populations.
C’est à l’heure tombante de la matinée du mardi 13 janvier que les heurts ont débuté à Korbol (sud) entre l’armée tchadienne et des rebelles du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD). Alors que les soldats tchadiens étaient déjà présents depuis quelques jours dans la région du Moyen-Chari, trois émissaires (deux sous-préfets et un chef de canton) ont été dépêchés sur place pour remettre un ultimatum de 48 heures. Mais, rapporte RFI, ces derniers ont été retenus prisonniers par les rebelles. Selon Luc Beyam, Secrétaire général du MPRD, l’armée aurait « tenté, depuis samedi, d’encercler les hommes du groupe politico-militaire ». Affirmation contredite du côté des autorités tchadiennes, où l’on assure qu'une embuscade aurait été tendue par les combattants du MPRD. D’après l’armée, le bilan est de 3 morts et 10 blessés parmi les forces de défense et de sécurité. Convient-il de noter qu’il y a « plus de casse du côté des soldats tchadiens », soutient le secrétaire général du MPRD. Ces violences surviennent au terme de longs mois de négociations pour la signature d’un accord de paix entre les autorités et le MPRD, avec pour objectif de convaincre le groupe rebelle de se désarmer.
Troubles aux frontières
Dans un communiqué rendu public le 16 janvier, les autorités tchadiennes ont fustigé sans ambages, une nouvelle incursion d’éléments armés soudanais des Forces de soutien rapide (FSR), qui selon elles, ont violé sept soldats et multiplié les violations de l’espace aérien tchadien. N’Djamena a averti que toute nouvelle tentative d’agression, de provocation ou de violation du territoire tchadien et de ses frontières « d’où qu’elle vienne, fera l’objet d’une riposte immédiate, vigoureuse et implacable ».
Toujours aux frontières mais cette fois-ci sur une note plus positive, les autorités du Tchad et de la Libye ont annoncé, le 11 janvier, la création d’une unité conjointe chargée de renforcer la sécurité le long de leur frontière commune. Ce mécanisme vise à améliorer la coordination entre les services des deux pays pour lutter contre la criminalité transfrontalière, les trafics illicites et l’immigration clandestine, tout en encadrant la circulation des populations locales.
Sixty-three years after the assassination of President Sylvanus Olympio on January 13, 1963, the Togolese political scene is marked by the reactivation of the debate on memory, the opposition's denunciation of a "founding crime," and renewed demands for the opening of archives, particularly French ones. In a statement released in Lomé on January 13, 2026, the National Alliance for Change ( r ANC), led by Jean-Pierre Fabre, asserts that the assassination of Togo's first president is at the heart of impunity, state lies, and democratic gridlock in the country. According to the party, the current Togolese government is part of a historical continuum: a "system born of an assassination" that has never been acknowledged, never been judged, and never been redressed. In line with this reasoning, the ANC is demanding that the archives on this assassination be opened in their entirety, insisting on the need for access to the French archives as well. This request ties in with a long-standing debate in Togo: the idea that the country's political and institutional crisis is rooted in the brutal rupture of 1963, which ushered in a trajectory marked by coups, the locking of power, and competing official narratives.
DRC–Rwanda: Faure Gnassingbé strengthens Togolese diplomacy
Meanwhile, the news in Lomé is dominated by diplomacy, spearheaded by Faure Gnassingbé, who is seeking to consolidate his role as regional mediator, particularly in the security crisis between the DRC and Rwanda. On January 16, 2026, the president of the African Union Commission, Mahmoud Ali Youssouf, is received in Lomé by Faure Gnassingbé as part of consultations related to African mediation on the crisis in the eastern Democratic Republic of Congo. Togo is being promoted as a facilitator, seeking to harmonize African efforts, build trust between the parties, and consolidate international cooperation on the issue. This dynamic is part of a broader regional trend marked by a proliferation of mediations (African Union, United States, Qatar, etc.), which reinforces the importance for Lomé to establish itself as a platform for dialogue. Current events are therefore marked by the Togolese government's efforts to consolidate its role as a stabilizing force and mediator in Africa and its image of stability through diplomacy, at a time when the opposition is refocusing national conflict on the question of the origins of the political system and the need for truth, justice, and reconciliation.
Soixante-trois ans après l'assassinat du Président Sylvanus Olympio, le 13 janvier 1963, la scène politique togolaise est marquée par la réactivation du débat mémoriel, la dénonciation d'un « crime fondateur » par l'opposition et l'exigence renouvelée d'ouverture des archives, notamment françaises. Dans une déclaration rendue publique à Lomé le 13 janvier 2026, l'Alliance nationale pour le changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, affirme que l'assassinat du premier Président togolais est au cœur de l'impunité, du mensonge d'État et du blocage démocratique dans le pays. Selon le parti, la gouvernance togolaise actuelle s'inscrit dans une continuité historique : un « système né d'un assassinat », jamais assumé, jamais jugé et jamais réparé. Dans cette logique, l’ANC exige l'ouverture complète des archives sur cet assassinat en insistant sur la nécessité d'accéder également aux archives françaises. Cette requête rejoint un débat ancien au Togo : l'idée que la crise politique et institutionnelle du pays serait enracinée dans la rupture brutale de 1963, qui a inauguré une trajectoire marquée par les coups de force, le verrouillage du pouvoir et les récits officiels concurrents.
RDC–Rwanda : Faure Gnassingbé renforce la diplomatie togolaise
Pendant ce temps, l’actualité à Lomé est marquée par le volet diplomatique sous l'impulsion de Faure Gnassingbé qui cherche à consolider son rôle de médiateur régional, notamment dans la crise sécuritaire entre la RDC et le Rwanda. Le 16 janvier 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, est reçu à Lomé par Faure Gnassingbé dans le cadre des consultations liées à la médiation africaine sur la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le Togo est mis en avant en tant qu'acteur de facilitation, cherchant à harmoniser les efforts africains, renforcer la confiance entre les parties et consolider une coopération internationale autour du dossier. Cette dynamique s'inscrit dans une tendance régionale plus large, marquée par la multiplication des médiations (Union africaine, États-Unis, Qatar, etc.), ce qui renforce l'importance pour Lomé de s'imposer comme plateforme de dialogue. L’actualité est donc marquée par le pouvoir togolais qui cherche à consolider son rôle de stabilisateur et de médiateur en Afrique son image de stabilité par la diplomatie au moment où l’opposition recentre la conflictualité nationale sur la question de l’origine du système politique et sur la nécessité de vérité, justice et réconciliation.
Alors que les élections législatives et municipales auront lieu dans les prochains mois, un nouveau critère d’éligibilité semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Les autorités enjoignent désormais que les candidats présentent une attestation de conformité fiscale, délivrée via le site internet des impôts. Le problème est que non seulement le document n’est pas prévu par le Code électoral, mais aussi son obtention peut se révéler ardue. C’est ainsi que le Front des démocrates camerounais (FDC) - un parti de l’opposition - a saisi le Conseil constitutionnel dans le cadre d’un recours pour dénoncer un « inconfort juridique » au sujet de l’obtention de cette pièce qu’il juge « non conforme au code électoral ». Le 13 janvier, le Conseil s’est déclaré incompétent.
En parallèle, dans un communiqué rendu public le 15 janvier et signé du porte-parole du perdant officiel de la récente présidentielle l’opposant Issa Tchiroma Bakary, ce dernier a formulé son « refus de cautionner les élections à venir », arguant que le régime en place a tenté : “tenté désormais de confisquer le pouvoir législatif, à travers des élections législatives et municipales organisées en toute illégalité et promises, comme par le passé, à toutes les formes de fraude. »
Scènes macabres dans la région du nord-ouest
Quinze morts membres d’une même famille : c’est le bilan de l’attaque survenue dans le département du Donga-Mantung(arrondissement de Ndu) dans la région anglophone du nord-ouest. Selon Adolphe Lele Lafrique, Gouverneur de la région en proie à une insécurité manifeste - depuis le déclenchement de la crise anglophone en 2017 – les assaillants provenant du département du Bui ont fait feu sur les habitants de Ndu, la mosquée puis des bâtiments, ainsi des greniers et véhicules. La communauté Mbororo, à laquelle appartiennent toutes les victimes, est régulièrement accusée par les forces séparatistes – dites « Amba Boys » - de collaborer avec les forces gouvernementales déployées sur le terrain.
With legislative and municipal elections coming up in the next few months, a new eligibility requirement seems to have come out of nowhere. Authorities are now requiring candidates to submit a tax compliance certificate, which can be obtained from the tax authority's website. The problem is that not only is this document not required by the Electoral Code, but it can also be difficult to obtain. As a result, the Cameroon Democratic Front (FDC) – an opposition party – has referred the matter to the Constitutional Council in an appeal denouncing a "legal discomfort" regarding the obtaining of this document, which it considers "non-compliant with the Electoral Code." On January 13, the Council declared itself incompetent.
At the same time, in a statement released on January 15 and signed by the spokesperson for the official loser of the recent presidential election, opposition leader Issa Tchiroma Bakary, the latter expressed his "refusal to endorse the upcoming elections," arguing that the current regime has attempted to: "attempted to seize legislative power through parliamentary and municipal elections organized in complete illegality and promising, as in the past, all forms of fraud."
Macabre scenes in the northwestern region
Fifteen members of the same family were killed in an attack in the department of Donga-Mantung (Ndu district) in the English-speaking northwestern region. According to Adolphe Lele Lafrique, governor of the region, which has been plagued by insecurity since the outbreak of the English-speaking crisis in 2017, the attackers from the Bui department fired on the inhabitants of Ndu, the mosque, buildings, granaries, and vehicles. The Mbororo community, to which all the victims belong, is regularly accused by separatist forces—known as the "Amba Boys"—of collaborating with government forces deployed in the area.
Although the failed coup of December 7 now seems to be a thing of the past, its effects continue to be felt. MP Soumaila Sounon Boké of the opposition party, Les Démocrates (LD), appeared before the Court for the Suppression of Economic Offenses and Terrorism (Criet) on Tuesday, January 13. The charges against him relate to a message posted in a WhatsApp group in the midst of the coup attempt: "It's a day of celebration." The honorable member is accused of "apology for crimes against state security" and "incitement to rebellion." In court, he pleaded unfortunate oversight, claiming that the message was intended for another group of friends regarding festive contributions for the purchase of a sheep. "It was certainly because the phone was in my pocket and unlocked that the message was sent (...) I don't see the opportunity to stage a coup against a president who has decided to step down," he said. At the end of the proceedings, the Criet adjourned the case until February 24.
New attack in Atacora
After a few months of respite, the relative security that seemed to prevail in the north of the country has just been suspended. On the morning of January 14, unidentified armed individuals opened fire and set fire to the police station in the district of Gnémasson (commune of Péhunco) in the department of Atacora (northwest). For the moment, the Beninese authorities have not commented on the event and no one has claimed responsibility for the attack. Nevertheless, the Beninese armed forces continue to work to strengthen their operational capabilities in the face of the current security challenges. In fact, with the aim of improving its aerial surveillance and support for security missions, the Republican Police now has four new ultralight motorized aircraft (ULMs).
Si le putsch manqué du 7 décembre dernier semble appartenir désormais au passé, ses effets continuent de se faire sentir. Le député Soumaila Sounon Boké du parti d’opposition, Les Démocrates (LD), a comparu mardi 13 janvier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les faits qui lui sont reprochés concernent un message publié dans un groupe WhatsApp en pleine tentative de coup d’Etat : « C’est jour de fête ». L’honorable est notamment accusé d’« apologie de crime contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». A la barre, il a plaidé une malencontreuse mégarde, le message étant selon lui destiné à un autre groupe composé d’amis, à propos de cotisations festives en vue de l’achat d’un mouton. « C’est certainement parce que le téléphone était dans ma poche et non verrouillé que le message est parti (…) Je ne vois pas l’opportunité de faire un coup d’État à un Président qui a décidé de quitter le pouvoir », a-t-il déclaré. Au terme des échanges, la Criet a renvoyé l’examen du dossier au 24 février.
Nouvelle attaque dans l’Atacora
Après une rémission de quelques mois, le relatif répit sécuritaire qui semblait prévaloir au Nord du pays vient d’être suspendu. Au cours de la matinée du 14 janvier, des individus armés non identifiés ont ouvert le feu et incendié le commissariat de l’arrondissement de Gnémasson (commune de Péhunco) dans le département de l’Atacora (nord-ouest). Pour l’instant, les autorités béninoises ne se sont pas exprimées sur l’évènement et l’attaque n’a pas été revendiquée. Il n’en demeure pas moins que les forces armées béninoises continuent de s’employer au renforcement de leurs capacités opérationnelles, face aux défis sécuritaires de l’heure. En effet, dans le but d’améliorer sa surveillance aérienne et l’appui aux missions de sécurité, la Police républicaine dispose désormais de quatre nouveaux aéronefs ultralégers motorisés (ULM).
This week, Côte d'Ivoire is entering a new political phase marked by the establishment of a new legislature. Patrick Achi, former Prime Minister, has been nominated by Alassane Ouattara as the RHDP candidate for President of the National Assembly, succeeding Adama Bictogo, who has held the position since 2022. This choice, confirmed during an internal meeting held on January 15, 2026, in Abidjan, reflects Achi's position as one of the central technocrats of what is known as the "Ouattara system," having held several strategic positions within the administration. It should be noted that this legislature is part of a dynamic of reinforced parliamentary domination by the RHDP. Following the legislative elections of December 27, 2025, the presidential party won 197 seats out of 255, a substantial increase compared to the previous legislature. As a reminder, two electoral districts were invalidated following disputes. An analysis of current events suggests that this configuration gives the government greater ability to control institutional functioning and consolidate the post-election political architecture. This situation involves control of key positions (presidency of the Assembly, strategic committees, etc.).
In addition, the establishment of the new legislature was marked by a notable institutional event: the oldest elected member, Mamadou Diawara, canceled a communiqué from the Secretary General convening the inaugural session for Friday, January 16, 2026, at 9 a.m. This cancellation was declared "null and void," without any detailed public explanation being provided. The session will finally be held on Saturday, January 17, 2026, at 9 a.m., under the chairmanship of Diawara. Is this a potential tension in administrative coordination or purely political issues? In any case, an internal political adjustment seems to have been made to the schedule for the official installation and election of the president of the National Assembly in order to smooth things over.
Strategically, Abidjan is also strengthening its regional position in terms of security. Côte d'Ivoire has become the 21st African country to join the US Department of Defense's State Partnership Program (SPP). Membership was formalized on January 13, 2026, with the Pennsylvania National Guard. The stated objectives include sharing expertise, interoperability with US forces, and structured support for capacity building. These agreements come at a time when Côte d'Ivoire is facing a tense security situation at its borders. This strengthening of the military partnership with Washington seems to be a clear signal of a pro-Western stance. It thus intends to play a pivotal role in the stability of West Africa. In a regional environment undergoing profound change (security breakdowns in the Sahel, rise of competing influences, transformations in Western military capabilities), Côte d'Ivoire is thus confirming its path toward political and institutional stability, backed by a strategy of cooperative security.
Au courant de cette semaine, la Côte d’ivoire ouvre une nouvelle séquence politique marquée par la mise en place de la nouvelle législature. Patrick Achi, ancien Premier ministre a été désigné comme candidat du RHDP à la présidence de l’Assemblée nationale par Alassane Ouattara pour succéder à Adama Bictogo au perchoir depuis 2022. Ce choix entériné lors d’une réunion interne tenu le 15 janvier 2026 à Abidjan, traduit le positionnement de Achi comme l’un des technocrates centraux de ce qu’on appelle « système Ouattara », car ayant exercé plusieurs fonctions stratégiques au sein de l'Administration. Rappelons que cette législature s’inscrit dans une dynamique de domination parlementaire renforcée du RHDP. À l'issue des élections législatives du 27 décembre 2025, le parti présidentiel a remporté 197 sièges sur 255, soit une progression substantielle par rapport à la précédente législature. Pour rappel, deux circonscriptions électorales ont été invalidées à la suite de contestations. En analysant l’actualité, il apparaît que cette configuration donne au pouvoir une capacité accrue à verrouiller le fonctionnement institutionnel et à consolider l’architecture politique post-électorale. Cette situation passe par le contrôle des postes clés (présidence de l'Assemblée, commissions stratégiques, etc.).
En outre, la mise en place de la nouvelle législature a été marquée par un événement institutionnel notable : le doyen d’âge des députés élus Mamadou Diawara a annulé un communiqué du Secrétaire général qui convoquait la séance inaugurale au vendredi 16 janvier 2026 à 9 heures. Cette annulation a été déclarée « nulle et de nul effet », sans qu'aucune explication publique détaillée ne soit fournie. Ladite séance se tiendra finalement le samedi 17 janvier 2026 à 9 h, sous la présidence de Diawara. Est-ce une tension potentielle dans la coordination administrative ou des enjeux purement politiques ? Dans tous les cas, un ajustement politique interne autour du calendrier de l'installation officielle et de l'élection du président de l'Assemblée nationale semble avoir été fait pour arrondir les angles.
Sur le plan stratégique, Abidjan renforce également son positionnement régional en matière de sécurité. La Côte d'ivoire est en effet devenue le 21ème pays africain à rejoindre le State Partnership Program (SPP) du département de la Défense des États-Unis. L’adhésion a été officialisée le 13 janvier 2026 avec la Garde nationale de Pennsylvanie. Les objectifs affichés sont, entre autres, le partage d’expertise, l’interopérabilité avec les forces américaines, un accompagnement structuré pour la montée en capacités. Ces accords interviennent dans un contexte où la Côte d’ivoire est confrontée à une situation sécuritaire tendue à ses frontières. Ce renforcement du partenariat militaire avec Washington semble être un signal clair de positionnement pro-occidental. Elle entend ainsi jouer un rôle pivot dans la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans un environnement régional en pleine recomposition (ruptures sécuritaires au Sahel, montée des influences concurrentes, transformations des dispositifs militaires occidentaux), la Côte d'Ivoire confirme ainsi une trajectoire de stabilité politico-institutionnelle, adossée à une stratégie de sécurité coopérative.