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Source : Météo Sahel Juillet & Août 2024
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Après de nombreuses années de tiraillements judiciaires, les familles de la quarantaine de migrants massacrés en 2005 sur le sol gambien, reprennent espoir avec la décision de la CEDEAO qui somme les autorités ghanéennes de divulguer toutes les informations relatives à ce massacre de ces migrants qui étaient en route pour l’Europe et qui ont accosté en Gambie avant d'être arrêtés puis exécutés par les force de sécurité de l’ancien Président Yahya Jammeh. A l'époque une enquête avait été ouverte ; mais les conclusions sont restées secrètes jusqu'à aujourd’hui. C'est donc avec beaucoup d’espoir que les familles des victimes ont accueilli la décision.
Dans le même temps, des autorités, au plus haut sommet de l’État, n’échappent pas à la justice. Le cas de l’arrestation d’un ancien général, membre présumé de l'escadron de la mort surnommée « Jungler », une unité paramilitaire chargée d’exécuter des assassinats illégaux pour intimider la population et réprimer l’opposition sous Yahya Jammeh est un exemple patent. Cet ex-général de la brigade Bora Colley avait pris la fuite après la chute du Président Jammeh en 2017. Un communiqué de l'armée gambienne nous informe que le prévenu s'est rendu lui-même à la police militaire. Il a depuis été arrêté et semble coopérer avec la police militaire dans les enquêtes le concernant.