Guinée : un boulevard ouvert pour Doumbouya pour la présidentielle ? Spécial

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Source : Météo Sahel Février 2025

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Depuis plus d’une année, les organisations de défense des droits de l’homme n’ont cessé de dénoncer les intimidations, les enlèvements et les disparitions forcées envers les acteurs de la société civile, pour la plupart membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). Le dernier enlèvement a concerné le coordinateur du forum des forces sociales de Guinée, retrouvé quelques heures plus tard, abandonné par ses ravisseurs dans un « état critique » selon ses avocats. Cette restriction de l’espace civique guinéen fait suite à la volonté soupçonnée du régime de transition de vouloir rester au pouvoir après le coup d’état de 2021. Alors que les autorités de la transition avaient laissé entendre un retour à l’ordre constitutionnel à la fin du délai de transition accordé, le discours est devenu tout autre. Au moment où les manifestations politiques sont interdites pour l’opposition, les partisans et mouvements de soutien au président de transition se mobilisent pour promouvoir sa candidature pour la prochaine élection présidentielle.

Pendant ce temps, les principaux partis de l’opposition sont dans la tourmente. Alors que l’Union des forces démocratiques de la Guinée (UFDG) avait annoncé la tenue de son congrès au courant du mois d’avril.  Il y a quelques jours, le Cercle des amis de Gaoul (CERAG- UFDG), mouvement affilié à l’UFDG et soutien du porte-parole du gouvernement et ministre des Transports du régime actuel en Guinée et par ailleurs, membre de l’UFDG, a annoncé son congrès national, qui se tiendra une semaine avant la date officielle du congrès annoncé par le parti (UFDG). Derrière ces annonces, se cachent une bataille de leadership entre Cellou Dalein Diallo, opposant et président en exile de l’UFDG et Ousmane Gaoul Diallo, candidat à la présidence du parti et ministre dans le gouvernement de transition qui dirige la Guinée. Dans les rangs du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le mutisme est total depuis la chute d’Alpha Condé pendant que, certains ténors de l’ancien parti au pouvoir font face à la justice guinéenne sur fond de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Du côté de l’Union des forces républicaines (UFR), la dernière prise de parole de son président, lui aussi en exile, remonte en début d’année. Pour rappel, il réagissait à la suite des déclarations du Président de la transition lors de son discours de Nouvel An.