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Qualifiée d’“année de preuve et de vérité” au regard de la recurrence des attaques terroristes et de la récente crise du carburant, l’année 2025 n’aura pas été de tout repos pour le Président malien, le Général Assimi Goïta. En effet, dans son discours adressé à la Nation le 31 décembre 2025, il a tenu à s’incliner devant la mémoire des civiles et militaires tombés tout en saluant la résilience dont a fait preuve, jusqu’ici, le peuple malien et n’a pas manqué de saluer les efforts des FAMA dans le lutte contre le terrorisme. Il a par ailleurs promis l’adoption d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale ainsi que la poursuite du Programme DDRI (désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration) en cohérence avec le processus de paix.
“La souveraineté, le choix des partenaires et la défense des intérêts des maliens” sont désormais les trois fondements constitutionnels régissant la diplomatie malienne. C’est en tous cas le message que le Président de la transition malienne a lancé lors de sa rencontre avec le nouvel Ambassadeur du Mali à Genève. Ce dernier, en l’occurrence M. Sékou dit Gaoussou Cissé, n’a pas manqué d’insister sur l’importance d’une bonne communication sur les réalités du pays pour rassurer les partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Dans cette perspective, et suite aux restrictions des visas annoncées par Washington à l’égard de ses ressortissants, le Mali décide d’appliquer la réciprocité en imposant le visas aux ressortissants américains, assortie de quelques dérogations. En effet, l'administration Trump justifie ces limitations par des exigences sur le plan sécuritaire et une déficience en matière de politique migratoire.
Alors que la nouvelle année 2026 semble annoncer une accalmie dans les relations entre l’Algérie et le Mali, le discours du Président Tebboune devant les deux chambres du Parlement semble raviver les tensions et concourir à une dégradation des relations entre les deux pays. Dans ce discours, ce dernier aurait fustigé “l’ingratitude” de certains dirigeants maliens notamment le Premier ministre malien et celui des Affaires étrangères qui auraient omis, à dessein, de mentionner dans leurs Curriculums Vitae respectifs qu’ils sont diplômés de l’École nationale d’Administration d’Alger. Ces derniers développements sur le plan diplomatique augurent de remous qu’il faudra suivre dans les semaines à venir.