
Sacré-Coeur 3 – BP 15177 CP 10700 Dakar Fann – SENEGAL.
+221 33 827 34 91 / +221 77 637 73 15
contact@timbuktu-institute.org
Timbuktu Institute - Semaine 1 - mai 2026
L’actualité de la semaine a été marquée par la dissolution de la Commission électorale indépendante, en attendant la mise en place d'un nouveau système. Cette décision a été annoncée le 6 mars dernier à l’issue du Conseil des ministres. En effet, ladite commission était accusée de manquement aux principes de neutralité et d'impartialité. L’opposition, de son côté, n’a pas manqué d’émettre des réserves et des recommandations quant à la nouvelle structure qui va remplacer la CEI. Pour les partisans de Tidjane Thiam, il s'agit d'une « décision unilatérale prise sans concertation avec la classe politique », et dénoncent l'opacité autour de la structure. Ces derniers appellent au dialogue avec tous les acteurs politiques afin de « définir les modalités du système électoral », selon Soumaïla Bredoumy, le porte-parole du PDCI.
La réforme de la CEI relance le débat sur la transparence électorale
Dans le même esprit, l’ancienne Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, souhaite « un organe électoral indépendant, un redécoupage électoral équitable et une révision consensuelle de la liste électorale ». Pendant ce temps, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) salue la mesure et indique la voie à suivre pour un organe électoral « véritablement indépendant ». Selon ses membres, cette mesure est une « reconnaissance implicite de la crise de confiance qui entourait la CEI depuis plusieurs années ». Les partisans de Charles Blé Goudé estiment que le pays doit se doter d’un organe indépendant pour organiser des élections libres et transparentes et corriger les imperfections de l’ancien système.
Sécurité régionale : les tensions sur l’axe Abidjan-Bamako inquiètent les acteurs économiques
Sur le plan sécuritaire, les Maliens vivant en Côte d'Ivoire ont exprimé leur inquiétude face à la persistance de la menace terroriste à Bamako. Les dernières attaques du 25 avril ont en effet accru la peur, notamment concernant la sécurité de l’axe Abidjan-Bamako, une route stratégique pour les deux pays. De nombreux conducteurs de camions sont bloqués en raison de la situation sécuritaire tendue. Néanmoins, l'axe reste praticable, malgré les conséquences néfastes sur les échanges commerciaux. Selon Diaby Ibrahim. « Les dispositions ont été prises avec les autorités compétentes pour que les questions d'exploitation du corridor Abidjan-Bamako soient réglées en amont, afin d'éviter de nous retrouver face à des situations désagréables. En clair, nous évitons d'être pris au dépourvu par des situations malheureuses. » Il s'agit clairement d'une volonté affichée d'anticiper et de coordonner les actions avec les autorités compétentes afin de sécuriser davantage l'exploitation du corridor Abidjan-Bamako et de prévenir toute perturbation susceptible d'affecter la fluidité des échanges et la stabilité des activités économiques.
Les forces armées plaident pour une promotion du leadership féminin fondée sur le mérite
Dans un autre registre, la Côte d’Ivoire a célébré le 7 mai, la 5ème édition de la Journée de la femme militaire. Les forces armées ivoiriennes ont saisi cette occasion pour réaffirmer leur engagement en faveur de l’égalité. Le thème retenu cette année était « Droit, discipline et mérite : promouvoir l’égalité au sein des forces armées ». Le vice-amiral N'Guessan Kouamé Célestin, chef d'état-major de la Marine nationale, a pris part à la cérémonie à la base navale militaire de Locodjro, dans la commune d'Attécoubé, et a tenu à saluer le choix porté sur son institution. Il a également profité de l'occasion pour évoquer le faible nombre de femmes dans les rangs de la Marine nationale. Il est donc souhaitable de mettre davantage l’accent sur une politique de promotion féminine fondée sur le mérite, afin de reconnaître la contribution des femmes à l’armée en général.