Côte d'Ivoire : l'opposition s'unit, l'économie s'ouvre à la Chine Spécial

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Timbuktu institute  Semaine 1 - Septembre 2026

En Côte d’ivoire, la capacité du système politique à prévenir et à gérer les conflits électoraux reste l’un des plus grands défis. Depuis la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), cette question est au cœur de l’actualité du pays. Dans ce débat national, l’opposition cherche à parler d’une seule voix afin de mieux préserver ses intérêts. Ainsi, le FPI de Pascal Affi N’Guessan, le MGC de Simone Ehivet Gbagbo, l’ADCI d’Assalé Tiémoko, le COJEP de Charles Blé et le PPA-CI de Laurent Gbagbo ont échangé pour unifier leurs positions concernant la gouvernance électorale. 

Réforme électorale en Côte d'Ivoire : l'opposition en quête d'un cadre unitaire face au gouvernement

À travers ce cadre unitaire, ces leaders politiques ont l’ambition de soumettre des revendications au gouvernement dans un document unique, afin d’harmoniser leurs positions et d'être plus efficaces. Ils se sont réunis le 1er septembre au siège du PPA-CI pour se prononcer de manière concertée sur la configuration de la prochaine architecture électorale. Ce vide institutionnel, créé par la dissolution de la CEI le 6 mai dernier, suscite des questionnements dans un pays où les crises politiques ont à plusieurs reprises sapé la dynamique unitaire et occasionné de nombreuses pertes. Pour rappel, le 18 juin dernier, Simone Ehivet Gbagbo avait proposé la création d'un « Haut Conseil électoral » indépendant, excluant le gouvernement et les partis politiques. De son côté, le gouvernement propose une architecture électorale scindée en trois organes distincts : « un pour l'organisation matérielle, un pour le recensement des votes et un dernier dévolu à la supervision générale du processus ». Le débat qui se pose est donc celui d'un manque de confiance de la part de l’opposition quant à l’organisation de prochaines élections libres et transparentes.


Partenariat Côte d'ivoire - Xinyi Glass : un enjeu d'intégration dans les chaînes de valeur mondiales

Pendant ce temps, l’État ivoirien œuvre à renforcer son attractivité économique. En effet, des discussions sont en cours pour nouer un partenariat stratégique avec le groupe chinois Xinyi Glass afin de « diversifier le tissu industriel du pays et favoriser son intégration dans les chaînes de valeur mondiales ». Il s’agit d’un important projet d’implantation d’une usine représentant un investissement estimé à 150 millions de dollars, qui permettra d’accroître le nombre d’emplois et d'élargir les opportunités économiques. Le pays poursuit sa marche vers la modernisation et l’industrialisation de son économie afin de la rendre plus résiliente et de préserver la stabilité du pays.