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À l'occasion du 53e anniversaire de l'indépendance, le général Horta Inta-a Na Man a défendu une transition « en bonne voie » et appelé à préserver la tranquillité sociale à l'approche de la présidentielle de décembre. Un discours d'apaisement qui contraste avec le durcissement observé cette semaine : l'ancien président Umaro Sissoco Embaló s'est vu interdire de revenir à Bissau, tandis que des militaires ont investi le siège du PAIGC, fermé depuis le 14 septembre, pour le déclarer « patrimoine de l'État ». Depuis Lisbonne, Domingos Simões Pereira dénonce la persécution de son parti, et la société civile plaide pour un dialogue inclusif afin de préserver une stabilité encore fragile.
Le général Horta Inta-a Na Man s’est exprimé publiquement à l’occasion du 53ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau. Il a décrit un pays « en construction » et estimé que la transition politique était « en bonne voie ». Saluant l’action du gouvernement, il a également assuré que les différents projets d’infrastructures se poursuivaient.
Le président de la République défend le gouvernement de transition et appelle à préserver la stabilité
À l’approche des élections présidentielles de décembre, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre a appelé au maintien de la « tranquillité sociale », exhortant les Bissau-Guinéens à ne pas accorder de crédit aux « discours de haine », aux « appels à la violence » et aux tentatives de provoquer des « troubles à l’ordre public ».
Le PAIGC dénonce un durcissement des restrictions politiques
À l’occasion du 70ème anniversaire du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) célébré à Lisbonne, son président Domingos Simões Pereira a dénoncé les « forces illégitimes qui cherchent à affaiblir le PAIGC, à persécuter ses militants et à faire taire sa voix ». En ligne de mire : les restrictions des libertés publiques, le référendum du 30 août qu’il estime contraire aux principes de l’État de droit et la fermeture du siège du PAIGC décidée par les autorités le 14 septembre dernier. Nouveau rebondissement dans cette affaire, le siège du parti aurait été investi cette semaine par des militaires afin d’y déployer un panneau indiquant que le bâtiment était désormais considéré comme « patrimoine de l’État ».
La société civile appelle à l’apaisement et au dialogue
Le Mouvement national de la société civile (MNSC) a appelé à la mise en place d’un « dialogue constructif » entre les acteurs politiques, afin de préserver la paix et la stabilité en Guinée-Bissau. À l’occasion de la Journée internationale de la paix, le secrétaire permanent du MNSC a souligné les tensions liées à la transition politique consécutive au coup d’État, ainsi que plusieurs difficultés institutionnelles, économiques et sociales. Le MNSC a proposé une stratégie nationale de consolidation de la paix, reposant sur le renforcement de la justice, la lutte contre la corruption et l’impunité, la protection des droits humains et la préparation d’élections générales.