Timbuktu Institute

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According to the Fragility Alert issued by the Fragility Observatory of West & Central Africa for Resilience & Democracy, established by the Timbuktu Institute, West and Central Africa experienced a dual trend in July on the political and security fronts. On the one hand, there was a growing assertion of political and diplomatic sovereignty. On the other, there was an accumulation of institutional and security vulnerabilities. In Senegal, the reshaping of the political landscape has accelerated with Bassirou Diomaye Faye’s formalization of the presidential party Kiiraay—a symbol of a strategy to broaden his base beyond the historic circle of Pastef, as exemplified in particular by his ongoing rapprochement with former President Macky Sall. This dynamic is taking place within a regional context marked by a proliferation of institutional transformations—from Dakar to N’Djamena, including the Economic Community of West African States (ECOWAS)—where executive branches are seeking to consolidate new political balances. At the same time, several states are demonstrating a greater willingness to exert influence in continental affairs, as evidenced by the Cotonou Declaration on maritime security, the N’Djamena Declaration on water security, and the proposed Nigeria-Morocco gas pipeline.

However, this strategic assertiveness coexists with persistent vulnerabilities, particularly in the security sphere. Mali experienced one of the deadliest attacks against its armed forces since 2012 with the Anéfis-Gao ambush, revealing the limitations of the strategy to retake territory and raising initial questions about the strength of the military partnership with Russia. The cancellation of the delivery of Mi-35M helicopters to the AES countries and the coordination difficulties reported on the ground are signs of fragility in an alliance that had previously been presented as an alternative pillar to Western partnerships. At the same time, the jihadist threat remains active in Niger, Burkina Faso, and Nigeria, while humanitarian and climate crises—particularly in the Lake Chad basin—continue to fuel structural vulnerabilities.

On the diplomatic front, a major shift is also evident with Chad’s decision to withdraw from the Rome Statute of the International Criminal Court, thus joining Mali, Burkina Faso, and Niger in a growing challenge to the international judicial frameworks inherited from the post-Cold War era. This movement now extends beyond the Sahel Economic Community (AES) alone and reflects a broader challenge to certain multilateral frameworks, even as the African Union simultaneously attempts to maintain channels of dialogue with Sahelian regimes. In this context, several subtle signs call for particular vigilance. Specifically, these include the persistent institutional uncertainty in Cameroon surrounding Paul Biya’s prolonged absence, political tensions in Burkina Faso, the fragmentation of the Ivorian opposition, and the difficulties in transforming continental ambitions into concrete operational capabilities. Consequently, West and Central Africa appear to be increasingly assertive on the international stage, while at the same time continuing to face internal vulnerabilities whose evolution will be a determining factor in the coming months.

 

Timbuktu Institute 

Et si la vraie victoire n'était pas celle remportée sur les autres, mais sur soi-même et sur l’ego ? À partir de trois œuvres majeures du grand guide spirituel soufi Cheikh El Hadji Malick Sy, sur l’ascèse, la miséricorde et l’espérance, cet essai interroge notre rapport à la spiritualité, à l'identité, à l'individualisme à la finitude et à l'espoir : peut-on espérer sans naïveté, douter sans jamais désespérer ? Et si la conscience de notre fragilité était, en réalité, le chemin vers une paix intérieure authentique ?

Dans son nouvel essai, Cheikh El Hadji Malick Sy, un soufisme de conscience et d'espérance, Dr Bakary Sambe propose une lecture inédite de trois textes de haute facture poétique de Seydi El Hadji Malick Sy, longtemps restés à la marge des études consacrées au grand guide spirituel soufi. Un ouvrage salué, dans sa préface, par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Amine, qui y voit un livre appartenant à cette catégorie rare de textes qui « la font revivre », plutôt que de se contenter de commenter une œuvre.

Une double fidélité, au concept et au contexte

Ce qui distingue ce travail, selon le préfacier, c'est sa capacité à tenir ensemble deux exigences rarement conciliées. D'une part, l'auteur maîtrise avec précision l'architecture doctrinale du soufisme malikien à savoir le zuhd, la trilogie mushârata-murâqaba-muhâsaba (conditionnalité, auto-vigilance, redevabilité), l'articulation entre hâl et himma, l'équilibre entre crainte et espérance. D'autre part, il refuse de laisser cette conceptualisation « se refermer sur elle-même », la reconduisant sans cesse vers Tivaouane et vers la geste concrète d'un homme qui, dès 1902, a fait de l'ascèse la plus haute « un principe d'engagement social et non un motif de retrait ». C'est cette tension féconde entre le texte et l'homme qui l'a vécu qui donne à l'essai, selon les mots du préfacier, « sa force singulière », méritant d'être saluée comme « un véritable renouvellement des études malikiennes ».

Une démarche audacieuse, mais fidèle à l'esprit de Maodo

La préface ne cache pas qu'une telle entreprise comportait un risque : celui de sortir l'œuvre de Cheikh El Hadji Malick Sy des sentiers balisés par la tradition confrérique. Mais en interrogeant les textes de Maodo à la lumière des grandes questions contemporaines sur le sens du renoncement et la place de l'espérance, Bakary Sambe aurait su, au contraire, révéler « une profondeur que même ceux qui ont grandi dans cet héritage redécouvriront avec émotion ».

Un livre pour notre époque

Au-delà de sa rigueur herméneutique, c'est le moment choisi pour la parution de cet essai qui en fait, selon le préfacier, toute la pertinence. Nous vivons, écrit-il, « un temps saturé de matériel et travaillé, en profondeur, par l'orgueil ». Face à cette époque marquée par l'avoir, l'image et la performance exhibée, l'enseignement de Maodo « n'est pas un supplément d'âme facultatif ; il est un abri nécessaire ». Le préfacier file une image forte pour décrire le zuhd, ce détachement actif enseigné par Cheikh El Hadji Malick Sy : il fonctionne comme « un parasol », non pour soustraire l'homme au monde, mais pour lui permettre d'y marcher « sans s'y consumer ». Une leçon que l'ouvrage restitue avec ce que le préfacier appelle « une clarté salutaire » : le renoncement véritable ne se mesure pas à ce que l'on quitte, mais à la place qu'on refuse de laisser prendre, en soi, à ce qu'on n'a pas quitté.

Une spiritualité d'engagement, non de fuite

L'essai insiste sur un point central : la spiritualité de Cheikh El Hadji Malick Sy n'a jamais été une invitation à fuir le monde. L'ascèse qu'il décrit dans ses poèmes appelle au contraire à s'y tenir debout, avec lucidité et humilité, sans se laisser emporter par les vanités ni écraser par les épreuves. Une leçon que le préfacier juge « d'une actualité saisissante » pour une époque où tant d'hommes et de femmes cherchent un chemin entre l'agitation du monde moderne et le besoin persistant de sens. Rendre cette leçon accessible à un public qui ne maîtrise pas nécessairement l'arabe classique constitue, selon lui, « un service rendu » à tous ceux qui cherchent, de bonne foi, à comprendre ce que le soufisme sénégalais a d'unique à offrir.

Une pensée mise en dialogue

Loin de refermer la pensée de Maodo sur elle-même, l'ouvrage la met en conversation avec d'autres voix et d'autres traditions spirituelles. Il montre que l'espérance dont parlait Cheikh El Hadji Malick Sy, cette confiance en une miséricorde qui n'exclut personne, n'est pas un particularisme réservé aux seuls disciples de la Tijâniyya, mais une réponse qui peut parler à quiconque s'interroge sincèrement sur la condition humaine. C'est cette dimension d'universalité, « patiemment mise au jour page après page », qui donne à l'essai, conclut le préfacier, « toute sa valeur et toute son actualité ».

L’ouvrage Cheikh El Hadji Malick Sy, un soufisme de conscience et d'espérance s'adresse, selon les mots mêmes de la préface, à quiconque « cherche moins une nostalgie confrérique qu'une boussole pour s'orienter dans un monde avec discernement, humilité, rigueur et espérance ». 

Timbuktu institute  Semaine 1 - Septembre 2026

La nouvelle fut accueillie par d’aucuns avec un véritable ouf de soulagement ; et de fait, elle laisse entrevoir le desserrement de l’étau financier qui se resserrait sur le pays. En effet, après plus de deux années de négociations, le 1erseptembre, la Banque mondiale a annoncé que Dakar a obtenu le principe d’un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars sur trois ans, en acceptant cette fois d’engager un « traitement » de sa dette. Un tournant pour un pouvoir qui avait plus ou moins longtemps fait de la souveraineté économique et du refus d’une restructuration des marqueurs de son discours. Nonobstant cela, que faut-il entendre précisément par « traitement de la dette », en clair : restructuration ou pas restructuration ? Telle est en effet l’une des questions populaires principales qui émerge depuis l’annonce. Pour l’instant, que ce soit chez les autorités sénégalaises comme chez le FMI, le terme de « restructuration » est délicatement évité. Il n’en demeure pas moins que derrière le réaménagement des équilibres budgétaires se profile désormais une équation autrement plus délicate : comment assainir les finances publiques sans faire porter aux ménages le poids d’un « traitement » dont les premiers effets pourraient se faire sentir dans leur quotidien ? La question est d’autant plus sensible que la relation entre l’Exécutif et une Assemblée nationale dominée par le Pastef d’Ousmane Sonko demeure conflictuelle.

Pour rappel, ce nouvel accord avec le FMI intervient après la découverte, en 2024, d’environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l’administration Macky Sall, qui avait conduit à la suspension du précédent programme et contraint Dakar à recourir davantage au marché régional, à des conditions particulièrement coûteuses. Ainsi, en acceptant désormais ce nouvel accord, Dakar cherche à restaurer la soutenabilité de ses finances et à retrouver des marges de manœuvre dont l’État a progressivement été privé. Le Plan de traitement de la dette du Sénégal doit ainsi permettre d’améliorer le profil de l’endettement, tandis que Dakar prévoit parallèlement d’accélérer l’apurement de ses obligations envers le secteur privé, avec une enveloppe de 300 milliards de francs CFA annoncée d’ici à la fin de 2026. Pour le ministre des Finances Cheikh Diba, l’accord constitue un « message de confiance, de responsabilité et d’ambition ». Mais, faut-il le rappeler, le principe d’un accord ne signifie de facto une sortie de fonds. Avant le premier décaissement du programme, le Sénégal devra encore obtenir les assurances de financement de ses partenaires et finaliser les mesures liées au « misreporting ». Les négociations avec les créanciers devraient notamment concerner près de 5 milliards de dollars d’eurobonds, tandis que certains instruments financiers plus complexes pourraient en compliquer davantage les modalités. L’enjeu ne sera d’ailleurs pas l’annulation de la dette, mais son desserrement suffisamment important pour redonner de l’oxygène aux finances publiques. Une nuance essentielle dans un pays qui doit continuer à honorer ses échéances tout en tentant de réduire le coût de son endettement. Un remboursement partiel d’eurobond de 34 millions de dollars est ainsi prévu dès le 13 septembre, rappelant que, malgré l’accord conclu avec le FMI, la contrainte financière demeure bien présente.

L’épreuve des effets sociaux

Que la pilule des programmes d’ajustement structurel (PAS) des années 1980 soit restée en travers de la gorge de nombreux pays africains, voilà un fait difficilement contestable. Dès lors, c’est sur le terrain social que se jouera désormais une partie de la crédibilité de cette nouvelle trajectoire. D’abord, le président de l’Assemblée Nationale Ousmane Sonko a exigé des clarifications quant aux « engagements du Sénégal sur le traitement de sa dette » ainsi que la publication d’un « mémorandum pour une information correcte » à cet effet. Pendant ce temps, à Dakar comme dans d’autres villes, la hausse du coût de la vie alimente déjà un mécontentement croissant. Le prix de certaines denrées, du carburant, des transports ou encore des loyers pèse davantage sur les ménages, tandis que le prix du kilogramme de bœuf a progressé d’environ 30 % en quelques mois sur certains marchés. Fin août, le mouvement citoyen#30JoursPourLeJustePrix a commencé à fédérer des milliers de participants sur les réseaux sociaux, avec des appels au boycott et l’annonce d’une marche pacifique à Dakar.

Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement sensible. Car si le gouvernement assure vouloir préserver les droits sociaux et utiliser les marges dégagées par le traitement de la dette pour renforcer les filets sociaux, la trajectoire budgétaire implique également des arbitrages difficiles. La réduction attendue des subventions énergétiques pourrait notamment accentuer la pression sur le pouvoir d’achat, au moment même où l’exécutif cherche à contenir le mécontentement autour des prix. Le gouvernement met en avant les chocs extérieurs, le contexte international et les conséquences de la crise sécuritaire au Sahel, tout en présentant la transformation agricole comme une réponse structurelle.

L’Assemblée nationale maintient la pression

Le 2 septembre, le Bureau de l’institution a déclaré recevable, deux nouvelles lois sur le contrôle des fonds spéciaux et la santé en milieu carcéral. Derrière cette bataille juridique, un désaccord plus profond sur la répartition des prérogatives entre l’Exécutif et la majorité parlementaire qui entend maintenir la pression. Par ailleurs, il n’est pas à exclure que cette confrontation institutionnelle puisse se déplacer sur d’autres terrains, notamment à mesure que les choix budgétaires liés à l’accord avec le FMI devront être traduits en actes. Dans ce contexte,  la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mouhamed Al Aminou Lo, prévue le 8 septembre devant l’Assemblée nationale, revêt une importance particulière. Elle devrait permettre de mesurer la capacité du nouvel exécutif à défendre sa feuille de route face à une majorité parlementaire désormais située dans l’opposition.

En somme, il apparaît que l’accord avec le FMI, loin de sonner la fin d’une crise financière, pourrait ouvrir sur un horizon d’incertitudes politiques et sociales. Dakar doit simultanément restaurer la confiance des bailleurs, desserrer l’étau de la dette et préserver un pouvoir d’achat déjà éprouvé, tout en affrontant une Assemblée nationale qui entend exercer pleinement ses prérogatives. Ainsi, plus qu’un simple ajustement financier, la nouvelle trajectoire économique du Sénégal place le pouvoir face à une question éminemment politique : jusqu’où réformer sans transformer le coût du « traitement de la dette » en nouveau foyer de contestation ?

Timbuktu Institute Week 1, September 2026

The news was met by some with a genuine sigh of relief; and indeed, it points to a loosening of the financial vice that had been tightening around the country. Following more than two years of negotiations, the World Bank announced on 1 September that Dakar had secured agreement in principle on a new $2.2 billion program over three years, this time agreeing to undertake a “treatment” of its debt. A turning point for a government that had, for a long time, made economic sovereignty and the refusal of restructuring hallmarks of its discourse. That said, what exactly should be understood by “debt treatment” — in plain terms, restructuring or not? This is indeed one of the main questions circulating among the public since the announcement. For now, both the Senegalese authorities and the IMF are carefully avoiding the word “restructuring.” Nonetheless, behind the reshaping of budgetary balances lies a far more delicate equation: how to clean up public finances without making households bear the weight of a “treatment” whose first effects could soon be felt in their daily lives? The question is all the more sensitive given that relations between the Executive and a National Assembly dominated by Ousmane Sonko's Pastef remain conflictual.

As a reminder, this new agreement with the IMF comes after the 2024 discovery of roughly $13 billion in undeclared debt under the Macky Sall administration, which led to the suspension of the previous program and forced Dakar to rely more heavily on the regional market, at particularly costly terms. By now accepting this new agreement, Dakar is seeking to restore the sustainability of its finances and regain room for maneuver that the state had progressively been deprived of. Senegal's Debt Treatment Plan is thus meant to improve the country's debt profile, while Dakar simultaneously plans to accelerate the clearing of its arrears to the private sector, with an envelope of 300 billion CFA francs announced by the end of 2026. For Finance Minister Cheikh Diba, the agreement represents “a message of confidence, responsibility and ambition.” But, it should be recalled, the agreement in principle does not automatically mean an actual disbursement of funds. Before the program's first disbursement, Senegal will still need to secure financing assurances from its partners and finalize measures related to the “misreporting” episode. Negotiations with creditors are expected to concern nearly $5 billion in eurobonds, while more complex financial instruments could further complicate the terms. The goal, moreover, is not debt cancellation, but a loosening substantial enough to give public finances some breathing room. An essential nuance in a country that must continue meeting its obligations while trying to reduce the cost of its debt. A partial eurobond repayment of $34 million is due as early as 13 September, a reminder that, despite the IMF agreement, financial constraints remain very much present.

The test of social impact

That the bitter pill of the structural adjustment programs (SAPs) of the 1980s has stuck in the throat of many African countries is a fact hardly open to dispute. From now on, it is on social terrain that part of the credibility of this new trajectory will be tested. First, National Assembly President Ousmane Sonko has demanded clarifications regarding “Senegal's commitments on its debt treatment” as well as the publication of a “memorandum for accurate information” on the matter. Meanwhile, in Dakar as in other cities, the rising cost of living is already fueling growing discontent. The price of certain foodstuffs, fuel, transport and rents weighs increasingly on households, while the price of a kilogram of beef has risen by around 30% in a few months in some markets. In late August, the citizen movement #30DaysForAFairPrice began rallying thousands of participants on social media, with calls for a boycott and the announcement of a peaceful march in Dakar.

This mobilization comes at a particularly sensitive moment. While the government insists it wants to preserve social rights and use the room created by debt treatment to strengthen social safety nets, the budgetary trajectory also implies difficult trade-offs. The expected reduction in energy subsidies could, in particular, add further pressure on purchasing power, just as the executive is trying to contain discontent over prices. The government points to external shocks, the international context, and the consequences of the security crisis in the Sahel, while presenting agricultural transformation as a structural response.

The National Assembly keeps up the pressure

On 2 September, the Assembly's Bureau declared admissible two new bills on the oversight of special funds and on prison healthcare. Behind this legal battle lies a deeper disagreement over the distribution of powers between the Executive and a parliamentary majority intent on maintaining pressure. It cannot be ruled out that this institutional confrontation could spread to other fronts, particularly as budgetary choices tied to the IMF agreement have to be translated into action. In this context, the General Policy Statement by Prime Minister Mouhamed Al Aminou Lo, scheduled for 8 September before the National Assembly, carries particular weight. It should offer a measure of the new executive's ability to defend its roadmap against a parliamentary majority now sitting in opposition.

In short, it appears that the IMF agreement, far from marking the end of a financial crisis, could open onto a horizon of political and social uncertainty. Dakar must simultaneously restore donor confidence, loosen the grip of debt, and preserve already strained purchasing power, all while facing a National Assembly determined to exercise its prerogatives fully. Thus, more than a mere financial adjustment, Senegal's new economic trajectory confronts those in power with an eminently political question: how far can reform go without turning the cost of “debt treatment” into a new source of unrest ?

 

Timbuktu institute  Semaine 1 - Septembre 2026

Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, une mutinerie a secoué Niamey. En effet, un groupe de jeunes militaires a attaqué plusieurs sites dont la base aérienne 101 située à l’aéroport international Diori Hamani, non loin du palais présidentiel. Après une nuit de combats intenses et une journée d’incertitude, les forces loyalistes ont fini par reprendre le contrôle grâce à leurs partenaires russes d’Africa Corps. L’armée a procédé à plusieurs arrestations de ces jeunes militaires à l’origine de cette mutinerie.

L’urgence pour Tiani de rétablir la confiance avec l’armée

Cette épreuve à laquelle, le gouvernement d’Abdourahmane Tiani a dû faire face, pourrait être considérée comme révélateur de la dépendance de l’armée nigérienne aux paramilitaires russes d’Africa corps. D’ailleurs, ces derniers ont joué de « garde prétorienne » pour protéger le régime alors qu’on les voyait plus dans la lutte anti-terroriste. Mieux encore, ladite épreuve met le Président Tiani dans une situation où il doit gérer les vulnérabilités et les divisions au sein même de l’armée et qui sont causées en grande partie par l’insécurité permanente face aux groupes armés. il y va de la pérennité de son pouvoir.

À la demande des autorités nigériennes, l’Algérie est venu en renfort en déployant dès le 30 août quatre avions de chasse Su-30 accompagnés d’un ravitailleur et d’un avion de transport à  Niamey. Alger présente cela comme une mission de soutien à l’armée nigérienne, dans le cadre d’un renforcement de la coopération militaire bilatérale. En parallèle, à l’intérieur du pays, plus précisément dans la région de Tillabéri, le gouverneur et les oulémas ont organisé des lectures du Coran et des prières collectives dans plusieurs mosquées pour implorer la paix, la sécurité et la quiétude sociale, en réaction aux événements de Niamey.

Un engagement dans la lutte anti-terroriste plus que d’actualité

Parallèlement, les opérations antiterroristes se poursuivent : l’armée a annoncé la neutralisation d’au moins 17 terroristeslors de récentes actions militaires. Plusieurs dizaines de suspects ont également été interpellés. Des stocks de vivres et de carburant et une importante quantité d’armes ont également été saisis. L’armée malienne réaffirme son engagement à rester mobilisée sur le terrain afin d’assurer la protection des populations sur tout le territoire national.

 

Timbuktu Institute Week 1, September 2026

On the night of 28 to 29 August 2026, a mutiny shook Niamey. A group of young soldiers attacked several sites, including Base Aérienne 101 located at Diori Hamani International Airport, not far from the presidential palace. After a night of intense fighting and a day of uncertainty, loyalist forces eventually regained control with the help of their Russian Africa Corps partners. The army has made several arrests of the young soldiers behind the mutiny.

The urgency for Tiani to restore trust with the army

This ordeal, which Abdourahmane Tiani's government had to confront, can be seen as revealing the Nigerien army's dependence on Africa Corps' Russian paramilitaries. Indeed, the latter acted as a “praetorian guard” to protect the regime, whereas they were more commonly seen engaged in counterterrorism. What's more, this ordeal puts President Tiani in a position where he must manage vulnerabilities and divisions within the army itself, caused largely by persistent insecurity in the face of armed groups. The survival of his power is at stake.

At the request of Nigerien authorities, Algeria came to reinforce it by deploying, from 30 August, four Su-30 fighter jets accompanied by a refueling aircraft and a transport plane to Niamey. Algiers presented this as a support mission for the Nigerien army, as part of strengthened bilateral military cooperation. Meanwhile, within the country, specifically in the Tillabéri region, the governor and Islamic scholars organized Quran readings and collective prayers in several mosques to pray for peace, security and social calm, in reaction to the events in Niamey.

A commitment to counterterrorism, more relevant than ever

At the same time, counterterrorism operations continue: the army announced the neutralization of at least 17 terrorists in recent military actions. Several dozen suspects were also arrested. Stockpiles of food and fuel, as well as a significant quantity of weapons, were also seized. The Malian army reaffirms its commitment to remain mobilized in the field to ensure the protection of the population across the entire national territory.