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Timbuktu Institute
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Selon le Fragility Alert du Fragility Observatory of West & Central Africa for Resilience & Democracy mis en place par le Timbuktu Institute, l’Afrique de l’Ouest et Centrale a été, au cours du mois du juillet, traversée par un double mouvement sur les plans politique et sécuritaire. D’un côté, une affirmation croissante des souverainetés politiques et diplomatiques. De l’autre, une accumulation de fragilités institutionnelles et sécuritaires. Au Sénégal, la recomposition du paysage politique s’est accélérée avec l’officialisation du parti présidentiel Kiiraay par Bassirou Diomaye Faye, symbole d’une stratégie d’élargissement de sa base au-delà du cercle historique du Pastef, dont le rapprochement engagé avec l’ancien président Macky Sall constitue l'une des principales illustrations. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte régional marqué par une multiplication des transformations institutionnelles, de Dakar à N’Djamena en passant par l’AES, où les pouvoirs exécutifs cherchent à consolider de nouveaux équilibres politiques. Parallèlement, plusieurs États affichent une volonté accrue de peser dans les affaires continentales, comme en témoignent la Déclaration de Cotonou sur la sécurité maritime, celle de N’Djamena sur la sécurité hydrique ainsi que le projet de gazoduc Nigeria-Maroc.
Cependant, cette affirmation stratégique cohabite avec des vulnérabilités persistantes, notamment sur le plan sécuritaire. Le Mali a connu l’une des attaques les plus meurtrières contre ses forces armées depuis 2012 avec l’embuscade d’Anéfis-Gao, révélant les limites de la stratégie de reconquête territoriale et faisant émerger les premières interrogations sur la solidité du partenariat militaire avec la Russie. L’annulation de la livraison d’hélicoptères Mi-35M aux pays de l’AES et les difficultés de coordination évoquées sur le terrain constituent des signaux de fragilité dans une alliance jusque-là présentée comme un pilier alternatif aux partenariats occidentaux. Dans le même temps, la menace jihadiste demeure active au Niger, au Burkina Faso et au Nigeria, tandis que les crises humanitaires et climatiques, notamment dans le bassin du lac Tchad, continuent d’alimenter des vulnérabilités structurelles.
Sur le plan diplomatique, l’on remarque également une inflexion majeure avec la décision du Tchad de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, rejoignant ainsi le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une contestation croissante des cadres judiciaires internationaux hérités de l’après-guerre froide. Ce mouvement dépasse désormais le seul espace de l’AES et traduit une remise en cause plus large de certaines architectures multilatérales, même si l’Union africaine tente parallèlement de maintenir des espaces de dialogue avec les régimes sahéliens. Dans ce contexte, plusieurs signaux faibles appellent une vigilance particulière. En l’occurrence, l’incertitude institutionnelle persistante au Cameroun autour de l’absence prolongée de Paul Biya, les tensions politiques au Burkina Faso, la fragmentation de l’opposition ivoirienne ou encore les difficultés à transformer les ambitions continentales en capacités opérationnelles concrètes. Dès lors, l’Afrique de l’Ouest et du Centre apparaissent ainsi comme de plus en plus affirmées sur la scène internationale, tout en restant dans le même temps, confrontée à des fragilités internes dont l’évolution constitue un facteur déterminant dans les prochains mois.
Timbuktu Institute
According to the Fragility Alert issued by the Fragility Observatory of West & Central Africa for Resilience & Democracy, established by the Timbuktu Institute, West and Central Africa experienced a dual trend in July on the political and security fronts. On the one hand, there was a growing assertion of political and diplomatic sovereignty. On the other, there was an accumulation of institutional and security vulnerabilities. In Senegal, the reshaping of the political landscape has accelerated with Bassirou Diomaye Faye’s formalization of the presidential party Kiiraay—a symbol of a strategy to broaden his base beyond the historic circle of Pastef, as exemplified in particular by his ongoing rapprochement with former President Macky Sall. This dynamic is taking place within a regional context marked by a proliferation of institutional transformations—from Dakar to N’Djamena, including the Economic Community of West African States (ECOWAS)—where executive branches are seeking to consolidate new political balances. At the same time, several states are demonstrating a greater willingness to exert influence in continental affairs, as evidenced by the Cotonou Declaration on maritime security, the N’Djamena Declaration on water security, and the proposed Nigeria-Morocco gas pipeline.
However, this strategic assertiveness coexists with persistent vulnerabilities, particularly in the security sphere. Mali experienced one of the deadliest attacks against its armed forces since 2012 with the Anéfis-Gao ambush, revealing the limitations of the strategy to retake territory and raising initial questions about the strength of the military partnership with Russia. The cancellation of the delivery of Mi-35M helicopters to the AES countries and the coordination difficulties reported on the ground are signs of fragility in an alliance that had previously been presented as an alternative pillar to Western partnerships. At the same time, the jihadist threat remains active in Niger, Burkina Faso, and Nigeria, while humanitarian and climate crises—particularly in the Lake Chad basin—continue to fuel structural vulnerabilities.
On the diplomatic front, a major shift is also evident with Chad’s decision to withdraw from the Rome Statute of the International Criminal Court, thus joining Mali, Burkina Faso, and Niger in a growing challenge to the international judicial frameworks inherited from the post-Cold War era. This movement now extends beyond the Sahel Economic Community (AES) alone and reflects a broader challenge to certain multilateral frameworks, even as the African Union simultaneously attempts to maintain channels of dialogue with Sahelian regimes. In this context, several subtle signs call for particular vigilance. Specifically, these include the persistent institutional uncertainty in Cameroon surrounding Paul Biya’s prolonged absence, political tensions in Burkina Faso, the fragmentation of the Ivorian opposition, and the difficulties in transforming continental ambitions into concrete operational capabilities. Consequently, West and Central Africa appear to be increasingly assertive on the international stage, while at the same time continuing to face internal vulnerabilities whose evolution will be a determining factor in the coming months.
Timbuktu Institute
Et si la vraie victoire n'était pas celle remportée sur les autres, mais sur soi-même et sur l’ego ? À partir de trois œuvres majeures du grand guide spirituel soufi Cheikh El Hadji Malick Sy, sur l’ascèse, la miséricorde et l’espérance, cet essai interroge notre rapport à la spiritualité, à l'identité, à l'individualisme à la finitude et à l'espoir : peut-on espérer sans naïveté, douter sans jamais désespérer ? Et si la conscience de notre fragilité était, en réalité, le chemin vers une paix intérieure authentique ?
Dans son nouvel essai, Cheikh El Hadji Malick Sy, un soufisme de conscience et d'espérance, Dr Bakary Sambe propose une lecture inédite de trois textes de haute facture poétique de Seydi El Hadji Malick Sy, longtemps restés à la marge des études consacrées au grand guide spirituel soufi. Un ouvrage salué, dans sa préface, par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Amine, qui y voit un livre appartenant à cette catégorie rare de textes qui « la font revivre », plutôt que de se contenter de commenter une œuvre.
Une double fidélité, au concept et au contexte
Ce qui distingue ce travail, selon le préfacier, c'est sa capacité à tenir ensemble deux exigences rarement conciliées. D'une part, l'auteur maîtrise avec précision l'architecture doctrinale du soufisme malikien à savoir le zuhd, la trilogie mushârata-murâqaba-muhâsaba (conditionnalité, auto-vigilance, redevabilité), l'articulation entre hâl et himma, l'équilibre entre crainte et espérance. D'autre part, il refuse de laisser cette conceptualisation « se refermer sur elle-même », la reconduisant sans cesse vers Tivaouane et vers la geste concrète d'un homme qui, dès 1902, a fait de l'ascèse la plus haute « un principe d'engagement social et non un motif de retrait ». C'est cette tension féconde entre le texte et l'homme qui l'a vécu qui donne à l'essai, selon les mots du préfacier, « sa force singulière », méritant d'être saluée comme « un véritable renouvellement des études malikiennes ».
Une démarche audacieuse, mais fidèle à l'esprit de Maodo
La préface ne cache pas qu'une telle entreprise comportait un risque : celui de sortir l'œuvre de Cheikh El Hadji Malick Sy des sentiers balisés par la tradition confrérique. Mais en interrogeant les textes de Maodo à la lumière des grandes questions contemporaines sur le sens du renoncement et la place de l'espérance, Bakary Sambe aurait su, au contraire, révéler « une profondeur que même ceux qui ont grandi dans cet héritage redécouvriront avec émotion ».
Un livre pour notre époque
Au-delà de sa rigueur herméneutique, c'est le moment choisi pour la parution de cet essai qui en fait, selon le préfacier, toute la pertinence. Nous vivons, écrit-il, « un temps saturé de matériel et travaillé, en profondeur, par l'orgueil ». Face à cette époque marquée par l'avoir, l'image et la performance exhibée, l'enseignement de Maodo « n'est pas un supplément d'âme facultatif ; il est un abri nécessaire ». Le préfacier file une image forte pour décrire le zuhd, ce détachement actif enseigné par Cheikh El Hadji Malick Sy : il fonctionne comme « un parasol », non pour soustraire l'homme au monde, mais pour lui permettre d'y marcher « sans s'y consumer ». Une leçon que l'ouvrage restitue avec ce que le préfacier appelle « une clarté salutaire » : le renoncement véritable ne se mesure pas à ce que l'on quitte, mais à la place qu'on refuse de laisser prendre, en soi, à ce qu'on n'a pas quitté.
Une spiritualité d'engagement, non de fuite
L'essai insiste sur un point central : la spiritualité de Cheikh El Hadji Malick Sy n'a jamais été une invitation à fuir le monde. L'ascèse qu'il décrit dans ses poèmes appelle au contraire à s'y tenir debout, avec lucidité et humilité, sans se laisser emporter par les vanités ni écraser par les épreuves. Une leçon que le préfacier juge « d'une actualité saisissante » pour une époque où tant d'hommes et de femmes cherchent un chemin entre l'agitation du monde moderne et le besoin persistant de sens. Rendre cette leçon accessible à un public qui ne maîtrise pas nécessairement l'arabe classique constitue, selon lui, « un service rendu » à tous ceux qui cherchent, de bonne foi, à comprendre ce que le soufisme sénégalais a d'unique à offrir.
Une pensée mise en dialogue
Loin de refermer la pensée de Maodo sur elle-même, l'ouvrage la met en conversation avec d'autres voix et d'autres traditions spirituelles. Il montre que l'espérance dont parlait Cheikh El Hadji Malick Sy, cette confiance en une miséricorde qui n'exclut personne, n'est pas un particularisme réservé aux seuls disciples de la Tijâniyya, mais une réponse qui peut parler à quiconque s'interroge sincèrement sur la condition humaine. C'est cette dimension d'universalité, « patiemment mise au jour page après page », qui donne à l'essai, conclut le préfacier, « toute sa valeur et toute son actualité ».
L’ouvrage Cheikh El Hadji Malick Sy, un soufisme de conscience et d'espérance s'adresse, selon les mots mêmes de la préface, à quiconque « cherche moins une nostalgie confrérique qu'une boussole pour s'orienter dans un monde avec discernement, humilité, rigueur et espérance ».
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
La nouvelle fut accueillie par d’aucuns avec un véritable ouf de soulagement ; et de fait, elle laisse entrevoir le desserrement de l’étau financier qui se resserrait sur le pays. En effet, après plus de deux années de négociations, le 1erseptembre, la Banque mondiale a annoncé que Dakar a obtenu le principe d’un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars sur trois ans, en acceptant cette fois d’engager un « traitement » de sa dette. Un tournant pour un pouvoir qui avait plus ou moins longtemps fait de la souveraineté économique et du refus d’une restructuration des marqueurs de son discours. Nonobstant cela, que faut-il entendre précisément par « traitement de la dette », en clair : restructuration ou pas restructuration ? Telle est en effet l’une des questions populaires principales qui émerge depuis l’annonce. Pour l’instant, que ce soit chez les autorités sénégalaises comme chez le FMI, le terme de « restructuration » est délicatement évité. Il n’en demeure pas moins que derrière le réaménagement des équilibres budgétaires se profile désormais une équation autrement plus délicate : comment assainir les finances publiques sans faire porter aux ménages le poids d’un « traitement » dont les premiers effets pourraient se faire sentir dans leur quotidien ? La question est d’autant plus sensible que la relation entre l’Exécutif et une Assemblée nationale dominée par le Pastef d’Ousmane Sonko demeure conflictuelle.
Pour rappel, ce nouvel accord avec le FMI intervient après la découverte, en 2024, d’environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l’administration Macky Sall, qui avait conduit à la suspension du précédent programme et contraint Dakar à recourir davantage au marché régional, à des conditions particulièrement coûteuses. Ainsi, en acceptant désormais ce nouvel accord, Dakar cherche à restaurer la soutenabilité de ses finances et à retrouver des marges de manœuvre dont l’État a progressivement été privé. Le Plan de traitement de la dette du Sénégal doit ainsi permettre d’améliorer le profil de l’endettement, tandis que Dakar prévoit parallèlement d’accélérer l’apurement de ses obligations envers le secteur privé, avec une enveloppe de 300 milliards de francs CFA annoncée d’ici à la fin de 2026. Pour le ministre des Finances Cheikh Diba, l’accord constitue un « message de confiance, de responsabilité et d’ambition ». Mais, faut-il le rappeler, le principe d’un accord ne signifie de facto une sortie de fonds. Avant le premier décaissement du programme, le Sénégal devra encore obtenir les assurances de financement de ses partenaires et finaliser les mesures liées au « misreporting ». Les négociations avec les créanciers devraient notamment concerner près de 5 milliards de dollars d’eurobonds, tandis que certains instruments financiers plus complexes pourraient en compliquer davantage les modalités. L’enjeu ne sera d’ailleurs pas l’annulation de la dette, mais son desserrement suffisamment important pour redonner de l’oxygène aux finances publiques. Une nuance essentielle dans un pays qui doit continuer à honorer ses échéances tout en tentant de réduire le coût de son endettement. Un remboursement partiel d’eurobond de 34 millions de dollars est ainsi prévu dès le 13 septembre, rappelant que, malgré l’accord conclu avec le FMI, la contrainte financière demeure bien présente.
L’épreuve des effets sociaux
Que la pilule des programmes d’ajustement structurel (PAS) des années 1980 soit restée en travers de la gorge de nombreux pays africains, voilà un fait difficilement contestable. Dès lors, c’est sur le terrain social que se jouera désormais une partie de la crédibilité de cette nouvelle trajectoire. D’abord, le président de l’Assemblée Nationale Ousmane Sonko a exigé des clarifications quant aux « engagements du Sénégal sur le traitement de sa dette » ainsi que la publication d’un « mémorandum pour une information correcte » à cet effet. Pendant ce temps, à Dakar comme dans d’autres villes, la hausse du coût de la vie alimente déjà un mécontentement croissant. Le prix de certaines denrées, du carburant, des transports ou encore des loyers pèse davantage sur les ménages, tandis que le prix du kilogramme de bœuf a progressé d’environ 30 % en quelques mois sur certains marchés. Fin août, le mouvement citoyen#30JoursPourLeJustePrix a commencé à fédérer des milliers de participants sur les réseaux sociaux, avec des appels au boycott et l’annonce d’une marche pacifique à Dakar.
Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement sensible. Car si le gouvernement assure vouloir préserver les droits sociaux et utiliser les marges dégagées par le traitement de la dette pour renforcer les filets sociaux, la trajectoire budgétaire implique également des arbitrages difficiles. La réduction attendue des subventions énergétiques pourrait notamment accentuer la pression sur le pouvoir d’achat, au moment même où l’exécutif cherche à contenir le mécontentement autour des prix. Le gouvernement met en avant les chocs extérieurs, le contexte international et les conséquences de la crise sécuritaire au Sahel, tout en présentant la transformation agricole comme une réponse structurelle.
L’Assemblée nationale maintient la pression
Le 2 septembre, le Bureau de l’institution a déclaré recevable, deux nouvelles lois sur le contrôle des fonds spéciaux et la santé en milieu carcéral. Derrière cette bataille juridique, un désaccord plus profond sur la répartition des prérogatives entre l’Exécutif et la majorité parlementaire qui entend maintenir la pression. Par ailleurs, il n’est pas à exclure que cette confrontation institutionnelle puisse se déplacer sur d’autres terrains, notamment à mesure que les choix budgétaires liés à l’accord avec le FMI devront être traduits en actes. Dans ce contexte, la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mouhamed Al Aminou Lo, prévue le 8 septembre devant l’Assemblée nationale, revêt une importance particulière. Elle devrait permettre de mesurer la capacité du nouvel exécutif à défendre sa feuille de route face à une majorité parlementaire désormais située dans l’opposition.
En somme, il apparaît que l’accord avec le FMI, loin de sonner la fin d’une crise financière, pourrait ouvrir sur un horizon d’incertitudes politiques et sociales. Dakar doit simultanément restaurer la confiance des bailleurs, desserrer l’étau de la dette et préserver un pouvoir d’achat déjà éprouvé, tout en affrontant une Assemblée nationale qui entend exercer pleinement ses prérogatives. Ainsi, plus qu’un simple ajustement financier, la nouvelle trajectoire économique du Sénégal place le pouvoir face à une question éminemment politique : jusqu’où réformer sans transformer le coût du « traitement de la dette » en nouveau foyer de contestation ?
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
The news was met by some with a genuine sigh of relief; and indeed, it points to a loosening of the financial vice that had been tightening around the country. Following more than two years of negotiations, the World Bank announced on 1 September that Dakar had secured agreement in principle on a new $2.2 billion program over three years, this time agreeing to undertake a “treatment” of its debt. A turning point for a government that had, for a long time, made economic sovereignty and the refusal of restructuring hallmarks of its discourse. That said, what exactly should be understood by “debt treatment” — in plain terms, restructuring or not? This is indeed one of the main questions circulating among the public since the announcement. For now, both the Senegalese authorities and the IMF are carefully avoiding the word “restructuring.” Nonetheless, behind the reshaping of budgetary balances lies a far more delicate equation: how to clean up public finances without making households bear the weight of a “treatment” whose first effects could soon be felt in their daily lives? The question is all the more sensitive given that relations between the Executive and a National Assembly dominated by Ousmane Sonko's Pastef remain conflictual.
As a reminder, this new agreement with the IMF comes after the 2024 discovery of roughly $13 billion in undeclared debt under the Macky Sall administration, which led to the suspension of the previous program and forced Dakar to rely more heavily on the regional market, at particularly costly terms. By now accepting this new agreement, Dakar is seeking to restore the sustainability of its finances and regain room for maneuver that the state had progressively been deprived of. Senegal's Debt Treatment Plan is thus meant to improve the country's debt profile, while Dakar simultaneously plans to accelerate the clearing of its arrears to the private sector, with an envelope of 300 billion CFA francs announced by the end of 2026. For Finance Minister Cheikh Diba, the agreement represents “a message of confidence, responsibility and ambition.” But, it should be recalled, the agreement in principle does not automatically mean an actual disbursement of funds. Before the program's first disbursement, Senegal will still need to secure financing assurances from its partners and finalize measures related to the “misreporting” episode. Negotiations with creditors are expected to concern nearly $5 billion in eurobonds, while more complex financial instruments could further complicate the terms. The goal, moreover, is not debt cancellation, but a loosening substantial enough to give public finances some breathing room. An essential nuance in a country that must continue meeting its obligations while trying to reduce the cost of its debt. A partial eurobond repayment of $34 million is due as early as 13 September, a reminder that, despite the IMF agreement, financial constraints remain very much present.
The test of social impact
That the bitter pill of the structural adjustment programs (SAPs) of the 1980s has stuck in the throat of many African countries is a fact hardly open to dispute. From now on, it is on social terrain that part of the credibility of this new trajectory will be tested. First, National Assembly President Ousmane Sonko has demanded clarifications regarding “Senegal's commitments on its debt treatment” as well as the publication of a “memorandum for accurate information” on the matter. Meanwhile, in Dakar as in other cities, the rising cost of living is already fueling growing discontent. The price of certain foodstuffs, fuel, transport and rents weighs increasingly on households, while the price of a kilogram of beef has risen by around 30% in a few months in some markets. In late August, the citizen movement #30DaysForAFairPrice began rallying thousands of participants on social media, with calls for a boycott and the announcement of a peaceful march in Dakar.
This mobilization comes at a particularly sensitive moment. While the government insists it wants to preserve social rights and use the room created by debt treatment to strengthen social safety nets, the budgetary trajectory also implies difficult trade-offs. The expected reduction in energy subsidies could, in particular, add further pressure on purchasing power, just as the executive is trying to contain discontent over prices. The government points to external shocks, the international context, and the consequences of the security crisis in the Sahel, while presenting agricultural transformation as a structural response.
The National Assembly keeps up the pressure
On 2 September, the Assembly's Bureau declared admissible two new bills on the oversight of special funds and on prison healthcare. Behind this legal battle lies a deeper disagreement over the distribution of powers between the Executive and a parliamentary majority intent on maintaining pressure. It cannot be ruled out that this institutional confrontation could spread to other fronts, particularly as budgetary choices tied to the IMF agreement have to be translated into action. In this context, the General Policy Statement by Prime Minister Mouhamed Al Aminou Lo, scheduled for 8 September before the National Assembly, carries particular weight. It should offer a measure of the new executive's ability to defend its roadmap against a parliamentary majority now sitting in opposition.
In short, it appears that the IMF agreement, far from marking the end of a financial crisis, could open onto a horizon of political and social uncertainty. Dakar must simultaneously restore donor confidence, loosen the grip of debt, and preserve already strained purchasing power, all while facing a National Assembly determined to exercise its prerogatives fully. Thus, more than a mere financial adjustment, Senegal's new economic trajectory confronts those in power with an eminently political question: how far can reform go without turning the cost of “debt treatment” into a new source of unrest ?
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, une mutinerie a secoué Niamey. En effet, un groupe de jeunes militaires a attaqué plusieurs sites dont la base aérienne 101 située à l’aéroport international Diori Hamani, non loin du palais présidentiel. Après une nuit de combats intenses et une journée d’incertitude, les forces loyalistes ont fini par reprendre le contrôle grâce à leurs partenaires russes d’Africa Corps. L’armée a procédé à plusieurs arrestations de ces jeunes militaires à l’origine de cette mutinerie.
L’urgence pour Tiani de rétablir la confiance avec l’armée
Cette épreuve à laquelle, le gouvernement d’Abdourahmane Tiani a dû faire face, pourrait être considérée comme révélateur de la dépendance de l’armée nigérienne aux paramilitaires russes d’Africa corps. D’ailleurs, ces derniers ont joué de « garde prétorienne » pour protéger le régime alors qu’on les voyait plus dans la lutte anti-terroriste. Mieux encore, ladite épreuve met le Président Tiani dans une situation où il doit gérer les vulnérabilités et les divisions au sein même de l’armée et qui sont causées en grande partie par l’insécurité permanente face aux groupes armés. il y va de la pérennité de son pouvoir.
À la demande des autorités nigériennes, l’Algérie est venu en renfort en déployant dès le 30 août quatre avions de chasse Su-30 accompagnés d’un ravitailleur et d’un avion de transport à Niamey. Alger présente cela comme une mission de soutien à l’armée nigérienne, dans le cadre d’un renforcement de la coopération militaire bilatérale. En parallèle, à l’intérieur du pays, plus précisément dans la région de Tillabéri, le gouverneur et les oulémas ont organisé des lectures du Coran et des prières collectives dans plusieurs mosquées pour implorer la paix, la sécurité et la quiétude sociale, en réaction aux événements de Niamey.
Un engagement dans la lutte anti-terroriste plus que d’actualité
Parallèlement, les opérations antiterroristes se poursuivent : l’armée a annoncé la neutralisation d’au moins 17 terroristeslors de récentes actions militaires. Plusieurs dizaines de suspects ont également été interpellés. Des stocks de vivres et de carburant et une importante quantité d’armes ont également été saisis. L’armée malienne réaffirme son engagement à rester mobilisée sur le terrain afin d’assurer la protection des populations sur tout le territoire national.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
On the night of 28 to 29 August 2026, a mutiny shook Niamey. A group of young soldiers attacked several sites, including Base Aérienne 101 located at Diori Hamani International Airport, not far from the presidential palace. After a night of intense fighting and a day of uncertainty, loyalist forces eventually regained control with the help of their Russian Africa Corps partners. The army has made several arrests of the young soldiers behind the mutiny.
The urgency for Tiani to restore trust with the army
This ordeal, which Abdourahmane Tiani's government had to confront, can be seen as revealing the Nigerien army's dependence on Africa Corps' Russian paramilitaries. Indeed, the latter acted as a “praetorian guard” to protect the regime, whereas they were more commonly seen engaged in counterterrorism. What's more, this ordeal puts President Tiani in a position where he must manage vulnerabilities and divisions within the army itself, caused largely by persistent insecurity in the face of armed groups. The survival of his power is at stake.
At the request of Nigerien authorities, Algeria came to reinforce it by deploying, from 30 August, four Su-30 fighter jets accompanied by a refueling aircraft and a transport plane to Niamey. Algiers presented this as a support mission for the Nigerien army, as part of strengthened bilateral military cooperation. Meanwhile, within the country, specifically in the Tillabéri region, the governor and Islamic scholars organized Quran readings and collective prayers in several mosques to pray for peace, security and social calm, in reaction to the events in Niamey.
A commitment to counterterrorism, more relevant than ever
At the same time, counterterrorism operations continue: the army announced the neutralization of at least 17 terrorists in recent military actions. Several dozen suspects were also arrested. Stockpiles of food and fuel, as well as a significant quantity of weapons, were also seized. The Malian army reaffirms its commitment to remain mobilized in the field to ensure the protection of the population across the entire national territory.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont plus que jamais engagés dans une dynamique de construction d’une identité commune. À cet effet, une première rencontre technique s’est tenue à Ouagadougou le 1er septembre entre le Premier ministre burkinabè et les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des trois pays. Le but est d’arriver à créer un ordre du mérite africain à 100% qui s’inspire des réalités locales du continent et qui récompense le patriotisme et le mérite.
Les FAMa et leurs partenaires continuent de surveiller et de sécuriser le territoire malien. l’annonce a été faite par l’État-Major Général des Armées maliennes. Ce sera dans le cadre de l’opération Dougoukoloko qui, grâce à la poursuite des opérations de surveillance sur le théâtre Est et à l’exploitation de renseignements précis, a permis de déceler de nouveaux sites de regroupement des groupes armées terroristes dans la région d’Ouertédjach. Ces opérations vont se poursuivre dans la rigueur et le professionnalisme pour une meilleure sécurisation du territoire nationale.
La levée du blocus du JNIM sur Léré, un soulagement pour les populations
Dans le Nord-Mali, le blocus sur la ville de Léré située dans la région de Tombouctou a été levé le 31 août 2026, même si l’accord n’est que provisoire. Pour rappel, ce blocus du JNIM qui a été mis en place depuis octobre 2025 entraînant des pénuries, a nécessité de fortes négociations entre les populations et des autorités locales. Une commission de suivi a été mise en place et le blocus devrait être effectif sous trois à quatre jours après un déminage.
Sous la coupole de l’AES, le Mali plus que jamais attaché à la souveraineté
Par ailleurs, le 1er septembre 2026 lors du sommet de Belgrades auquel a tenu part le ministre malien des Affaires étrangères, ce dernier a clairement rappelé les objectifs de confédération des États du Sahel à savoir la souveraineté, l’indépendance, la lutte contre le terrorisme, entre autres, conformément aux principes historiques du non-alignement, tout en rappelant le rôle du Mali dès 1961 et en liant la crise sahélienne à l’intervention de 2011 en Libye.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
The three countries of the Alliance of Sahel States are more committed than ever to a drive to build a shared identity. To this end, a first technical meeting was held in Ouagadougou on 1 September between the Burkinabè Prime Minister and the Secretaries-General of the Grand Chancelleries of the three countries. The goal is to create a fully African order of merit, drawing on the continent's local realities and rewarding patriotism and merit.
The FAMa (Malian Armed Forces) and their partners continue to monitor and secure Malian territory, according to an announcement by the Mali General Armed Forces Staff. This falls under Operation Dougoukoloko which, through continued surveillance operations in the eastern theater and the use of precise intelligence, has enabled the detection of new gathering sites for armed terrorist groups in the Ouertédjach region. These operations will continue with rigor and professionalism to better secure the national territory.
The lifting of JNIM's blockade on Léré, a relief for the population
In northern Mali, the blockade on the town of Léré, in the Timbuktu region, was lifted on 31 August 2026, although the agreement remains only provisional. As a reminder, this JNIM blockade, in place since October 2025 and causing shortages, required intense negotiations between the population and local authorities. A monitoring committee has been set up, and the blockade is expected to be effectively lifted within three to four days, following mine clearance.
Under the AES banner, Mali more attached than ever to sovereignty
Furthermore, on 1 September 2026, at the Belgrade summit attended by Mali's Foreign Minister, the minister clearly reaffirmed the objectives of the Confederation of Sahel States — namely sovereignty, independence and the fight against terrorism, among others — in keeping with the historic principles of non-alignment, while also recalling Mali's role since 1961 and linking the Sahel crisis to the 2011 intervention in Libya.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Au Togo, l’actualité a été marquée par l'arrestation des deux réalisateurs français, qui a ravivé les relations diplomatiques entre Paris et Lomé. En effet, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont été arrêtés le 27 juillet dernier alors qu’ils tournaient un film documentaire près de la frontière béninoise, dans la zone des Savanes placée sous état d’urgence.
Liberté de la presse au Togo : après l'arrestation de deux journalistes français, le retour du débat sur l'information en zone de tension
Pour le ministre de la Communication, « on dit qu’ils sont journalistes, mais cela reste à documenter. Ces deux ressortissants français n’ont pas fait l’objet d’une demande d’accréditation de presse en bonne et due forme. » Les autorités les poursuivaient notamment pour fausses déclarations. Dans un communiqué, le Quai d’Orsay a affirmé que « Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, réalisateurs arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, avec autorisation de quitter le territoire ». Leur retour en France est prévu pour le 3 septembre. Cette affaire pose encore la lancinante question de la liberté d’informer dans un contexte sécuritaire tendu.
Cybersécurité au Togo : Lomé mise sur l'expertise locale pour contrer les attaques informatiques
Sur le plan sécuritaire, le pays continue de renforcer ses capacités face à l’ampleur des cybermenaces. À cet effet, dans le cadre de la Stratégie nationale de cybersécurité 2024-2028, l’Agence nationale de la cybersécurité a lancé un appel d’offres pour regrouper les compétences en la matière, afin de prévenir les cybermenaces, de répondre efficacement aux attaques et de protéger les données personnelles, entre autres. Selon l'agence, « ce vivier a pour vocation de permettre à l'ANCy d'identifier, de qualifier, de référencer et, selon les besoins, de mobiliser des compétences nationales pour contribuer à des missions techniques, opérationnelles, de recherche, de développement, de formation, de sensibilisation ou d'appui à la mise en œuvre de ses missions ». Le Togo opte donc pour une expertise locale afin d’assurer sa souveraineté dans ce domaine. Les autorités semblent comprendre que la sécurité du pays se joue également dans le cyberespace, tout comme aux frontières terrestres.
Tensions xénophobes en Afrique du Sud : la gestion de crise diplomatique et humanitaire du Togo
Par ailleurs, le Togo a rapatrié une vingtaine de ses ressortissants à la suite des tensions xénophobes en Afrique du Sud dimanche dernier. Il s’agit d’une opération de retour volontaire totalement prise en charge par l’État togolais. Rappelons que depuis quelques mois, les ressortissants africains séjournant en Afrique du Sud sont victimes d'un traitement xénophobe sans précédent.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
In Togo, the news has been marked by the arrest of two French filmmakers, which has reignited diplomatic relations between Paris and Lomé. Gaël Mocaër and Sebastian Perez Pezzani were arrested on 27 July while filming a documentary near the Beninese border, in the Savanes region placed under a state of emergency.
Press freedom in Togo: after the arrest of two French journalists, the debate on reporting in a tense zone resurfaces
According to the Minister of Communication, “they are said to be journalists, but that remains to be documented. These two French nationals did not submit a formal request for press accreditation.” Authorities were prosecuting them, notably for making false statements. In a statement, the French Foreign Ministry (Quai d'Orsay) said that “Gaël Mocaër and Sebastian Perez Pezzani, filmmakers arrested in Togo on 27 July 2026, were granted provisional release on 1 September, with authorization to leave the country.” Their return to France was scheduled for 3 September. This affair once again raises the persistent question of press freedom in a tense security context.
Cybersecurity in Togo: Lomé banks on local expertise to counter cyberattacks
On the security front, the country continues to build its capacity against the scale of cyber threats. As part of the 2024-2028 National Cybersecurity Strategy, the National Cybersecurity Agency launched a call for tenders to pool expertise in the field, in order to prevent cyber threats, respond effectively to attacks and protect personal data, among other goals. According to the agency, “this talent pool is meant to enable ANCy to identify, qualify, register and, as needed, mobilize national expertise to contribute to technical, operational, research, development, training, awareness-raising or implementation-support missions.” Togo is thus opting for local expertise to ensure its sovereignty in this field. The authorities appear to understand that the country's security is also at stake in cyberspace, just as it is at land borders.
Xenophobic tensions in South Africa: Togo's diplomatic and humanitarian crisis management
Separately, Togo repatriated some twenty of its nationals following xenophobic tensions in South Africa last Sunday. This was a voluntary return operation fully funded by the Togolese state. As a reminder, African nationals residing in South Africa have for several months been subjected to unprecedented xenophobic treatment.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
En Côte d’ivoire, la capacité du système politique à prévenir et à gérer les conflits électoraux reste l’un des plus grands défis. Depuis la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), cette question est au cœur de l’actualité du pays. Dans ce débat national, l’opposition cherche à parler d’une seule voix afin de mieux préserver ses intérêts. Ainsi, le FPI de Pascal Affi N’Guessan, le MGC de Simone Ehivet Gbagbo, l’ADCI d’Assalé Tiémoko, le COJEP de Charles Blé et le PPA-CI de Laurent Gbagbo ont échangé pour unifier leurs positions concernant la gouvernance électorale.
Réforme électorale en Côte d'Ivoire : l'opposition en quête d'un cadre unitaire face au gouvernement
À travers ce cadre unitaire, ces leaders politiques ont l’ambition de soumettre des revendications au gouvernement dans un document unique, afin d’harmoniser leurs positions et d'être plus efficaces. Ils se sont réunis le 1er septembre au siège du PPA-CI pour se prononcer de manière concertée sur la configuration de la prochaine architecture électorale. Ce vide institutionnel, créé par la dissolution de la CEI le 6 mai dernier, suscite des questionnements dans un pays où les crises politiques ont à plusieurs reprises sapé la dynamique unitaire et occasionné de nombreuses pertes. Pour rappel, le 18 juin dernier, Simone Ehivet Gbagbo avait proposé la création d'un « Haut Conseil électoral » indépendant, excluant le gouvernement et les partis politiques. De son côté, le gouvernement propose une architecture électorale scindée en trois organes distincts : « un pour l'organisation matérielle, un pour le recensement des votes et un dernier dévolu à la supervision générale du processus ». Le débat qui se pose est donc celui d'un manque de confiance de la part de l’opposition quant à l’organisation de prochaines élections libres et transparentes.
Partenariat Côte d'ivoire - Xinyi Glass : un enjeu d'intégration dans les chaînes de valeur mondiales
Pendant ce temps, l’État ivoirien œuvre à renforcer son attractivité économique. En effet, des discussions sont en cours pour nouer un partenariat stratégique avec le groupe chinois Xinyi Glass afin de « diversifier le tissu industriel du pays et favoriser son intégration dans les chaînes de valeur mondiales ». Il s’agit d’un important projet d’implantation d’une usine représentant un investissement estimé à 150 millions de dollars, qui permettra d’accroître le nombre d’emplois et d'élargir les opportunités économiques. Le pays poursuit sa marche vers la modernisation et l’industrialisation de son économie afin de la rendre plus résiliente et de préserver la stabilité du pays.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
In Côte d'Ivoire, the political system's ability to prevent and manage electoral conflicts remains one of its greatest challenges. Since the dissolution of the Independent Electoral Commission (CEI), this issue has been at the heart of the country's news. In this national debate, the opposition is seeking to speak with one voice to better safeguard its interests. Pascal Affi N'Guessan's FPI, Simone Ehivet Gbagbo's MGC, Assalé Tiémoko's ADCI, Charles Blé's COJEP and Laurent Gbagbo's PPA-CI thus held talks to unify their positions on electoral governance.
Electoral reform in Côte d'Ivoire: the opposition seeks a unified front against the government
Through this unified framework, these political leaders aim to submit their demands to the government in a single document, in order to harmonize their positions and be more effective. They met on 1 September at PPA-CI headquarters to agree on a common stance regarding the shape of the next electoral architecture. This institutional void, created by the dissolution of the CEI on 6 May, raises concerns in a country where political crises have repeatedly undermined unity and caused heavy losses. As a reminder, on 18 June, Simone Ehivet Gbagbo proposed the creation of an independent “High Electoral Council,” excluding the government and political parties. The government, for its part, proposes an electoral architecture split into three separate bodies: “one for material organization, one for vote counting, and a third dedicated to overall oversight of the process.” At stake, therefore, is the opposition's lack of confidence regarding the organization of free and transparent future elections.
Côte d'Ivoire-Xinyi Glass partnership: a stake in integration into global value chains
Meanwhile, the Ivorian state is working to strengthen its economic appeal. Discussions are underway to establish a strategic partnership with the Chinese group Xinyi Glass to “diversify the country's industrial fabric and promote its integration into global value chains.” This involves a major plant-construction project representing an estimated investment of $150 million, which will boost employment and expand economic opportunities. The country is continuing its drive toward modernizing and industrializing its economy in order to make it more resilient and preserve the country's stability.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
L’actualité au Burkina Faso est fortement marquée par la présence de groupes armés et leur capacité à déstabiliser le pays et son économie. En effet, les zones minières deviennent de plus en plus leur cible, car offrant de nombreuses opportunités. Les communautés proches de ces sites sont ainsi prises d’assaut par ces groupes qui cherchent à trouver des revenus et des hommes pour mener à bien leurs exactions.
Zones minières et corridors économiques : les nouveaux défis de la lutte antiterroriste au Burkina Faso
Les groupes terroristes souhaitent disposer de plus de moyens logistiques pour renforcer leurs effectifs et leurs capacités militaires. Les données d’ACLED sont alarmantes : trois quarts des événements violents se produisent au Burkina Faso, et une part importante d'entre eux se déroule à proximité de zones minières. Selon Lucia Bird Ruiz Benitez de Lugo, Directrice de l’Observatoire d’Afrique de l’Ouest à la GI-TOC, « la façon dont le GSIM et l’EIGS profitent du secteur minier est indirecte. Les gens doivent d’abord extraire. » Il est à noter que la mine n’est pas seulement un lieu stratégique susceptible d’être attaqué. Elle est surtout une importante source de financement des activités des groupes armés. Ces sites constituent également un lieu de rencontre pour divers acteurs économiques qui méritent d’être protégés. Il convient dès lors de souligner l'impérieuse nécessité de sécuriser les populations des zones riveraines de ces sites ainsi que les corridors économiques pour une meilleure lutte contre le terrorisme.
Burkina Faso : le placement sous mandat de dépôt de Lionel Bilgo et les enjeux de la transition
Dans un autre registre, le placement sous mandat de dépôt de Lionel Bilgo, ancien ministre de la Communication sous Damiba, a marqué l’actualité de ces derniers jours à Ouagadougou. Cet acte survient dans un contexte où une « chasse aux sorcières » visant les anciens dirigeants serait à l’ordre du jour. En effet, d’anciens ministres, hauts cadres de l’administration et dirigeants de grandes institutions sont poursuivis par la justice du pays pour diverses infractions liées à leur gestion. Outre le fait qu'il s'agit d'un signal fort de reddition des comptes, ces initiatives constituent une manière pour le régime actuel de mieux consolider son pouvoir aux yeux des populations. Pour rappel, l’État est engagé dans une lutte acharnée contre les groupes armés et la reconquête du territoire.
Le Burkina Faso est donc à la croisée des chemins et les autorités se trouvent entre le marteau des groupes armés et l'enclume de la reddition des comptes, qui occupe une place centrale dans la démarche des nouveaux dirigeants.