Migration et sécurité humaine dans l’Est du Sénégal : dépasser le prisme sécuritaire Spécial

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Timbuktu Institute, novembre 2026

À Goudiry, dans la région de Tambacounda, la question migratoire s'impose avec une acuité particulière, au croisement des fragilités économiques, des dynamiques sociales et des préoccupations sécuritaires. Le 29 octobre 2026, le Timbuktu Institute, en partenariat avec la Fondation Rosa Luxemburg, y a organisé la restitution des résultats de son étude « Migration, résilience et sécurité humaine », consacrée aux départements de Goudiry et de Bakel. Réunissant des élus locaux, le préfet, des représentants de la société civile, des jeunes, des migrants de retour ainsi que des forces de défense et de sécurité (FDS), la rencontre a permis de mettre en discussion la conviction centrale selon laquelle la migration ne saurait être réduite à une question de sécurité ou de criminalité. Plutôt, elle doit également être appréhendée à travers ses dimensions économiques et sociales notamment son rôle dans les mécanismes de résilience des communautés.

L’atelier de restitution s'inscrit dans une réflexion plus large sur les liens entre migration, résilience économique et sécurité humaine dans l'Est du Sénégal. Situés dans la région de Tambacounda, à environ 650 kilomètres de Dakar, les départements de Goudiry et de Bakel comptent parmi les plus anciens bassins migratoires d'Afrique de l'Ouest. Ils se trouvent également en première ligne face aux répercussions de la crise sécuritaire qui affecte la région malienne de Kayes, de l'autre côté de la frontière. Dans ces territoires, les mobilités humaines, les solidarités transfrontalières et les vulnérabilités économiques entretiennent des rapports étroits, que les seules grilles de lecture sécuritaires ne permettent pas toujours de saisir. C'est dans cette perspective que le Timbuktu Institute et la Fondation Rosa Luxemburg ont organisé cet atelier de restitution, ouvert par le Dr Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute, et Marie Nguettia, chargée de programme, en présence d'Alséyni Bangoura, préfet du département. Représentant le directeur régional de la Fondation Rosa Luxemburg, le Dr Armin Osmanovic, la représentante de la Fondation Rosa Luxemburg a rappelé l'ambition de la démarche, celle de confronter les conclusions de l'étude aux réalités vécues par les acteurs du territoire, afin d'aboutir à un document final qui prenne en compte les aspirations et les recommandations des communautés locales .

Migration, chômage et résilience : ce que révèle l'enquête de terrain

Menée du 9 au 30 juin 2026 dans les départements de Goudiry et de Bakel, l'étude repose sur un dispositif de collecte combinant 180 questionnaires auprès des ménages, 30 entretiens, 7 observations et 7 récits de vie. Les investigations ont associé des profils diversifiés : migrants de retour, familles, leaders religieux et communautaires, jeunes, autorités locales et membres des forces de défense et de sécurité. De ce travail de terrain ressortent trois enseignements principaux.

Le premier tient à la place centrale qu'occupe la migration dans l'organisation sociale et économique des communautés. Presque tous les ménages comptent au moins un membre établi à l'extérieur, au point qu'une formule revient dans les témoignages : « dans chaque maison, il y a au moins un migrant ». Les revenus issus de ces mobilités constituent un ressort essentiel de la résilience familiale, même si cette stratégie s'accompagne de drames humains, notamment sur les routes maritimes et désertiques. Ensuite, apparaît la problématique du chômage, qui se révèle le principal dénominateur des vulnérabilités locales. Pour 88 % des personnes interrogées, la recherche d'un emploi constitue le premier motif de départ. Plus significatif encore, 99 % estiment que le manque d'opportunités professionnelles expose les jeunes à la migration irrégulière. Le chômage figure également en tête des facteurs de risque de radicalisation cités par les répondants. Ces résultats soulignent combien les perspectives économiques conditionnent à la fois les choix migratoires et les perceptions de la sécurité. Enfin, un troisième constat met en évidence l'existence d'un capital de résilience territorial, encore largement informel. La médiation traditionnelle, la confiance accordée aux forces de défense et de sécurité et l'engagement de la diaspora constituent autant de ressources sur lesquelles les communautés peuvent s'appuyer. Ce socle demeure toutefois insuffisamment accompagné et se trouve fragilisé par les incompréhensions entre générations.

Néanmoins, les réalités observées révèlent des différences sensibles entre les deux départements. À Bakel, 87 % des ménages déclarent recevoir des transferts de la diaspora, contre 58 % à Goudiry. La perception de la menace sécuritaire y est également plus prononcée : 60 % des personnes interrogées à Bakel considèrent cette menace comme une réalité à prendre en compte, contre 29 % à Goudiry. À l'inverse, le manque d'opportunités économiques pour les jeunes est davantage ressenti à Goudiry, où 89 % des habitants interrogés le soulignent, contre 68 % à Bakel. Riverain du fleuve Sénégal et frontalier du Mali et de la Mauritanie, Bakel apparaît ainsi plus étroitement dépendant des transferts migratoires et davantage exposé aux préoccupations sécuritaires. Goudiry, territoire plus rural et enclavé, reste pour sa part particulièrement confronté à l'insuffisance des débouchés économiques. Deux configurations qui, malgré leurs différences, renvoient à une même nécessité : replacer les conditions de vie des populations au cœur des politiques de prévention et de développement.

Comprendre les ressorts de la migration

Lors de la présentation des résultats, le Dr Bakary Sambe a tenu à rappeler le fil conducteur de la démarche : la migration constitue avant tout un phénomène social complexe, intimement lié à la sécurité humaine et aux stratégies de résilience économique des populations. L'assimiler à une simple manifestation de criminalité reviendrait à poser un diagnostic incomplet et, par conséquent, à privilégier des réponses inadaptées aux réalités du terrain. Cette lecture invite à prendre de la distance avec les approches exclusivement sécuritaires. Les données recueillies montrent en effet que les populations associent d'abord leur sentiment d'insécurité au chômage, au déficit d'infrastructures et à la fragilité de leurs moyens d'existence, plutôt qu'aux attaques armées signalées de l'autre côté de la frontière. Pour rendre compte de cette complexité, l'étude s'appuie sur quatre grilles d'analyse complémentaires : la sécurité humaine, la résilience territoriale, la gouvernance et la « nouvelle économie de la migration ».

Cette dernière permet notamment de comprendre pourquoi les départs se poursuivent malgré la connaissance des risques encourus. L'émigration ne relève pas uniquement d'une décision individuelle, elle s'inscrit souvent dans une stratégie familiale de diversification des revenus, conçue comme une forme d'assurance face aux difficultés économiques et aux aléas climatiques. La recherche d'un emploi se double également d'une quête de dignité. Partir, pour de nombreux jeunes, signifie aussi échapper à l'oisiveté, acquérir une autonomie et gagner la considération de leur entourage.

Par ailleurs, l’évolution historique des mobilités dans la zone éclaire cette dynamique. Trois grandes vagues migratoires se sont succédé. La première, jusqu'aux années 1970-1980, correspondait à une émigration de travail relativement régulière vers la France. La deuxième, dans les années 1990-2000, s'est caractérisée par une diversification des destinations vers l'Afrique centrale et le Maghreb. La troisième, qui marque la période actuelle, est dominée par les départs irréguliers vers l'Europe, dans un contexte de fermeture progressive des voies légales de migration. À chaque restriction des possibilités de circulation, de nouvelles routes ont ainsi émergé, souvent au prix de risques humains considérables. Pour Bakary Sambe, les politiques de dissuasion et de fermeture des itinéraires migratoires ne peuvent donc produire que des effets limités et temporaires lorsqu'elles ne s'accompagnent pas d'une amélioration des perspectives économiques dans les territoires de départ. La question migratoire appelle, en ce sens, une réponse qui s'attaque aux causes structurelles des mobilités plutôt qu'à leurs seules manifestations.

La diaspora, un pilier de la résilience familiale et des services sociaux

L'un des apports majeurs de l'étude réside dans la mise en évidence du rôle économique et social des transferts migratoires. Pour 92 % des personnes interrogées, la migration contribue à l'amélioration des conditions de vie, tandis que 73 % des ménages concernés déclarent recevoir régulièrement de l'argent de leurs proches établis à l'extérieur. À l'échelle nationale, ces transferts représentent environ 10 % du produit intérieur brut (PIB). Les départements étudiés figurent vraisemblablement parmi les territoires où leur concentration est particulièrement importante. L'utilisation de ces ressources renseigne sur leur fonction première dans l'économie des ménages. Les sommes reçues servent avant tout à satisfaire les besoins essentiels : 81 % des bénéficiaires les consacrent à l'alimentation, 70 % à la santé et 54 % à l'éducation. Dans des territoires éloignés des principaux centres de décision et où la couverture des services publics demeure limitée, la contribution de la diaspora vient ainsi compenser, au moins partiellement, les insuffisances de l'offre institutionnelle. À Bakel, un habitant résume cette réalité en affirmant que la diaspora « joue le rôle de l'État », notamment à travers le financement d'écoles, de postes de santé et de forages.

Cependant, aussi déterminante soit-elle pour la survie et la stabilité des ménages, cette contribution ne se traduit pas encore suffisamment en investissements productifs. Lors de la restitution, Bakary Sambe a insisté sur cette limite : en l'absence de mécanismes adaptés de crédit et d'assurance, les transferts permettent davantage de sécuriser les conditions d'existence que de soutenir des activités génératrices de revenus. Seuls 26 % des bénéficiaires mentionnent l'investissement parmi les usages de ces ressources. En un certain sens, l’enjeu ne consiste pas tant à décourager les mobilités, mais à mieux valoriser leurs retombées économiques au profit des territoires d'origine. Plusieurs pistes sont avancées dans l'étude à l’instar : 1) le développement de dispositifs d'épargne-projet, 2) le cofinancement d'initiatives entre la diaspora et les collectivités territoriales, 3) la mise en place de fonds villageois ainsi que le soutien à des filières porteuses, notamment dans le solaire et la transformation agroalimentaire.

Cette économie des transferts comporte néanmoins un coût humain et social qui ne saurait être relégué au second plan. Les routes du Sahara et de l'Atlantique ont déjà emporté des vies au sein des communautés concernées. Dans les familles, l'absence prolongée des hommes partis en migration transforme également les responsabilités domestiques. Les femmes restées au foyer deviennent souvent les gestionnaires de fait des ménages. Si cette évolution peut leur conférer une autonomie accrue, elle les expose aussi à une vulnérabilité particulière lorsque les transferts financiers se raréfient ou s'interrompent.

Une restitution nourrie par les réalités du territoire

Au-delà d’une simple restitution des conclusions de l’enquête, la rencontre de Goudiry s’est également conçue comme un exercice participatif. En ce sens, elle a réservé une place importante aux échanges et aux travaux collectifs, réunissant élus locaux, forces de défense et de sécurité, leaders religieux, jeunes, femmes, migrants de retour et représentants de la société civile. Il s'agissait de confronter les résultats de l'étude aux expériences des acteurs locaux et de faire émerger des recommandations susceptibles d'enrichir le document final. Quatre groupes mixtes ont ainsi été constitués autour de problématiques directement issues des réalités du territoire. Chaque groupe avait pour mission de faire ressortir un constat local insuffisamment pris en compte par l'enquête, d'identifier un acteur jusque-là oublié et de proposer une action réalisable dans un délai de six mois. Cette démarche visait à faire de la restitution un espace de production collective, dans lequel les connaissances issues de la recherche dialoguent avec les savoirs et les expériences des communautés.

Le premier groupe, consacré à la jeunesse et à l'économie, devait notamment identifier les filières capables d'offrir de véritables perspectives aux jeunes, tout en réfléchissant aux réponses à apporter aux « candidats déçus » de retour après une tentative migratoire infructueuse. Le deuxième groupe s'est intéressé aux relations entre la diaspora et l'investissement. Ses travaux ont porté sur les moyens de dépasser la solidarité familiale pour orienter davantage les transferts vers des activités productives, sans négliger la place des femmes dans la gestion de ces ressources. Le troisième atelier a abordé les enjeux de sécurité de proximité. Les participants ont été invités à réfléchir aux conditions d'un renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité qui préserve la confiance des populations, ainsi qu'aux modalités de prise en charge de la présence de déplacés venus du Mali. Enfin, le quatrième groupe s'est penché sur la médiation et les relations intergénérationnelles, avec une attention particulière portée à la participation effective des jeunes et des femmes aux mécanismes locaux de résolution des conflits.

Nuancer le tout-sécuritaire, repenser le dialogue avec l'Europe

Au terme des échanges, le message adressé aux décideurs s'articule autour de deux exigences. D'une part, le Dr Bakary Sambe, directeur scientifique de l'étude, a plaidé pour une approche de la migration qui ne fasse pas du contrôle sécuritaire son unique horizon. D'autre part, il a appelé à approfondir la réflexion entre l'Europe et les pays de départ, afin de mieux prendre en compte les ressorts économiques et sociaux des mobilités. Les priorités exprimées par les populations confortent cette orientation. Interrogées sur les leviers susceptibles d'améliorer leur sécurité, les personnes rencontrées placent très nettement le dialogue communautaire en tête de leurs attentes, avec 89 % à Goudiry et 87 % à Bakel. Viennent ensuite l'implication des jeunes dans les processus de décision et la gouvernance locale, le développement économique ainsi que la coopération transfrontalière pour la sécurisation des frontières avec le Mali. Le niveau de satisfaction à l'égard des politiques publiques demeure, quant à lui, particulièrement faible : seuls 27 % des répondants à Goudiry et 14 % à Bakel s'en déclarent satisfaits.

La confiance accordée aux forces de défense et de sécurité constitue néanmoins un acquis important. Elle concerne 92 % des personnes interrogées. Cette adhésion n'est toutefois pas inconditionnelle ; elle dépend des moyens mobilisés, mais également de la qualité des relations entretenues entre les forces de sécurité et les communautés. L'étude rappelle à cet égard que les perceptions d'abus commis par les représentants de l'État peuvent constituer un facteur précédant les processus de basculement vers la radicalisation. Dans ces conditions, un renforcement des effectifs qui ne s'accompagnerait pas d'une formation à l'approche communautaire risquerait de produire des effets contraires à ceux recherchés.

Il est notoire que la sécurité se joue également dans les conditions matérielles d'existence des populations. Le désenclavement apparaît comme la première priorité exprimée par les habitants, mais aussi comme la principale contrainte relevée par les forces de défense et de sécurité, particulièrement durant la saison des pluies. L'amélioration du réseau routier répond ainsi à une double nécessité : faciliter les échanges économiques et renforcer les capacités d'intervention et de présence des services de sécurité. L'étude résume cette logique dans sa théorie du changement : sur cette frontière, la sécurité passe d'abord par l'emploi, susceptible de retenir les jeunes, et par le développement des territoires.

La dimension européenne de la question migratoire mérite, elle aussi, d'être replacée au centre du débat. La troisième vague de départs irréguliers s'est notamment développée dans le sillage de la fermeture des voies légales d'accès à l'Europe. À cet égard, 55 % des ménages interrogés citent la France comme principale destination migratoire. Pour Bakary Sambe, une politique essentiellement fondée sur le contrôle des frontières ne fait que déplacer les itinéraires sans tarir les départs. Elle appelle plutôt à une réflexion concertée avec les pays d'origine, qui prenne en considération le rôle des transferts migratoires dans l'accès aux services sociaux de base et la nécessité de créer des perspectives économiques durables dans les territoires concernés. Cette problématique dépasse d'ailleurs les frontières sénégalaises. Les mêmes logiques économiques et migratoires se retrouvent dans un espace plus vaste, qui s'étend de Kayes, au Mali, jusqu'au Niger. Les réponses gagneraient dès lors à s'inscrire dans une approche transfrontalière, attentive aux interdépendances entre les territoires, plutôt que de demeurer enfermées dans des cadres strictement nationaux.

Prévenir les risques par la résilience locale

La restitution organisée à Goudiry aura ainsi permis de réaffirmer la conviction selon laquelle la prévention durable des risques sécuritaires dans les territoires frontaliers passe d'abord par un investissement dans leur résilience. Migration irrégulière et radicalisation apparaissent, dans les conclusions de l'étude, comme deux phénomènes susceptibles de trouver un terreau commun dans le déficit de perspectives économiques et sociales offert à la jeunesse. Leur prévention suppose donc une approche holistique, qui articule développement territorial, gouvernance locale, dialogue communautaire et sécurité humaine, plutôt qu'une réponse exclusivement centrée sur le contrôle.Dans cette perspective, l'étude identifie six axes d'intervention, dont quatre sont considérés comme hautement prioritaires. Le premier concerne la mise en place, à Bakel, d'un dispositif de veille communautaire sur les signaux faibles de rigorisme religieux. Cette veille, pensée comme une démarche de proximité et non comme un dispositif policier, devrait associer les forces de défense et de sécurité, les autorités religieuses et les représentants de l'État.

À court terme, l'étude recommande également à l'État et aux collectivités territoriales de consacrer des financements transparents et territorialisés au développement de l'auto-emploi des jeunes. Elle préconise, dans le même temps, de renforcer le maillage de proximité des forces de défense et de sécurité, en veillant à préserver la confiance que leur accordent les communautés. À moyen et long termes, l'amélioration des infrastructures routières à l'intérieur des terroirs, accompagnée d'un effort accru de l'État en matière d'approvisionnement énergétique, devra mobiliser les pouvoirs publics ainsi que les partenaires techniques et financiers. Deux autres orientations, directement mises en avant par les communautés, viennent compléter ce socle. La première consiste à reconnaître un statut à la médiation traditionnelle, sans pour autant chercher à l'instrumentaliser. La seconde vise à mieux orienter les contributions de la diaspora vers des investissements productifs, afin que les solidarités migratoires puissent également devenir un levier de transformation économique des territoires.

Plusieurs angles morts méritent toutefois d'être approfondis. L'étude souligne notamment la nécessité de mieux documenter les activités d'orpaillage le long de la Falémé, les retours forcés insuffisamment encadrés, la place encore trop peu reconnue de la voix des femmes ainsi que les conditions d'accueil des déplacés venus du Mali, contraints de quitter leurs localités sous l'effet de l'insécurité dans ce pays voisin. Autant de dimensions qui rappellent que les enjeux migratoires et sécuritaires de l'Est sénégalais ne peuvent être dissociés des réalités quotidiennes des populations. Les contributions recueillies auprès des participants à Goudiry ont vocation à nourrir le document final de l'étude, portée par le Timbuktu Institute avec l'appui de la Fondation Rosa Luxemburg. À travers cette démarche, l'ambition est de faire émerger des réponses ancrées dans les territoires, capables de reconnaître la migration dans toute sa complexité et de faire de la résilience communautaire un véritable levier de stabilité durable.

 

 

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Dernière modification le mercredi, 04 novembre 2026 18:42