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DAKAR, Senegal — The epicenter of jihadism in Africa has long been the Sahel, the region that skirts the southern fringe of the Sahara Desert. Islamist groups such as Boko Haram have used the vast and relatively empty area to hide, recruit and organize.

Now the threat is increasingly spilling over into nearby countries. Terrorist attacks struck Ivory Coast in 2016 and have occurred in Burkina Faso repeatedly since then. Multiple suspected terrorists have been arrested recently in the West African nations of Guinea, Guinea-Bissau and Senegal. The latter, historically one of West Africa's most stable nations, is now holding its largest-ever terrorism trial, with 29 people accused of trying to create an Islamic State-style caliphate in the region.

Al-Qaeda affiliates in the area have also issued a new wave of threats against Western interests in West Africa, with one group identifying Senegal and Guinea, which have soldiers in a U.N. peacekeeping mission in neighboring Mali, as priority targets.

“Since the terror attacks in Burkina Faso and Ivory Coast, it has been clear that no country is completely immune. Anywhere there are embassies, international organizations, multinationals — and especially Westerners — there are targets,” said Vincent Foucher, a research fellow at France’s National Center for Scientific Research who focuses on the Sahel.

The presence of terrorist groups nearby has helped stoke the threat. Some of the suspected terrorists on trial in Senegal were trained in Nigeria by Boko Haram — and some even met and received money from the group's leader, Abubakar Shekau, according to testimony given to investigators. Others had ties to extremist groups in Libya and northern Mali, according to court documents obtained by The Washington Post. And a late-2015 intelligence report obtained by The Post said instability made Guinea-Bissau a refuge for “international terrorists” from groups such as al-Qaeda and Boko Haram.

As the trial in Senegal has illustrated, militants are returning from fighting with such groups in places like Libya, Mali and northern Nigeria, bringing ideologies, contacts and sometimes thousands of dollars home to start new cells. The investigations that led to the trial started in July 2015 thanks to a Facebook post showing Senegalese fighters who allegedly died while in combat alongside Islamist groups in Libya.

Would-be terrorists also enjoy easy movement between West African countries. The 15-member Economic Community of West African States, or ECOWAS, allows citizens of those countries to travel around the region without visas, and border areas are often poorly controlled. Governments, meanwhile, are often unable to track suspicious people as they move.

“Because of its [political] fragility, [Guinea-Bissau] is easy to penetrate. People can stay unnoticed for a long time,” a senior Bissau-Guinean intelligence official told The Post. People suspected of having links with terrorist groups should be followed once they enter the country, he said, but the country’s intelligence services do not have so much as a car available to conduct surveillance operations.

“The state should have a prevention strategy. But the state is weak,” said Aristides Gomes, Guinea-Bissau's newly appointed head of government, to The Post in an interview.

Even ramped-up military operations in the Sahel may not solve the problem. U.S. and European troops are on the ground there with a regional force made up of troops from Mauritania, Mali, Burkina Faso, Niger and Chad and backed by millions of dollars in international funding. But the presence of soldiers could lead to a scattering of the terror threat in the region, according to Pierre Lapaque, who heads the United Nations’ Office on Drugs and Crime in West Africa.

The explosion of militant groups that has plagued Mali since 2012 is still unlikely in the rest of the region. “Rather than networks controlled by the jihadist groups fighting elsewhere, there is a web of members and ex-members, sympathizers that jihadist groups can call on,” said Foucher, the researcher.

But there are worries that West Africans are underestimating the threat, while politicians are nervous talking about radical Islamists as they woo Muslim voters. “[Senegal] neglected the fight against violent extremism” to avoid alarming tourists and foreign investors, said Bakary Sambe, the director of the Dakar-based Timbuktu Institute and a coordinator for the Observatory on Religious Radicalism and Conflicts in Africa.

The current trial could lead to a shift in Senegal's approach to counterterrorism, with harsh sentences used as a show of force designed to deter potential followers. But experts say a fair trial will be instrumental in preventing others from joining them.

“Often, state repression, especially torture and extrajudicial killings, are factors pushing people towards jihadism,” Foucher said. “From this point of view, the fact that Senegal is granting an official trial to suspected jihadists is to be encouraged.”

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Militant threat emerges in Egyptian desert, opening new front in terrorism fight

How to understand Boko Haram

 

Pour une approche humaniste du dialogue interreligieux

« Je me découvre un jour dans le monde et

 je me reconnais un seul droit : celui d’exiger

 de l’autre un comportement humain. »

Frantz Fanon

Les manifestations et publications scientifiques sur le dialogue interreligieux ne cessent de se multiplier. Le besoin d’une connaissance mutuelle pour une coexistence pacifique entre peuples et individus de cultures et de croyances différentes est de plus en plus palpable, donnant ainsi toute leur importance aux manifestations appelant au dialogue.

Les points de départ du dialogue interreligieux peuvent diverger.  La divinité de Jésus, la prophétie de Muhammad, la différence entre la halaqa hébraïque, le droit canonique et la charia islamique ne sont que quelques exemples classiques à partir desquels le dialogue interreligieux est souvent mené.

Cependant, pertinents que ces points puissent paraître, des groupes non appartenant aux trois religions monothéistes sont souvent les oubliés du dialogue interreligieux. En effet, un athée qui n’accorde aucune place à Dieu risque d’être lassé par des cycles de débats sur la divinité de Jésus ou sur la différence entre la charia et la halaqa. Aussi les militants du dialogue interreligieux doivent-ils mener leurs réflexions en partant d’autres bases plus fédérateurs et qui n’excluraient personne, y compris l’athée le plus convaincu ou l’animiste le plus attaché à sa tradition. C’est pour contribuer à l’élargissement du champ conceptuel du dialogue interreligieux que nous proposons de réfléchir dans les prochaines lignes sur la manière dont l’humanisme pourrait être un nouveau point de départ pour un nouveau dialogue.

Pourquoi l’humanisme ?

Parce que le dialogue interreligieux a pour vocation de créer du lien entre des personnes de religions différentes, avoir une approche humaniste dudit dialogue est un moyen d’inclure tous les enfants de la terre y compris ceux qui ne croient pas en l’existence de Dieu. S’il y a un point sur lequel tout le monde, croyant ou non, pourrait se retrouver, c’est le suivant : « la finalité de toute activité humaine devrait être le bonheur de l’homme ». Et voilà les bases même de l’humanisme.

Ainsi, essayer de réfléchir sur la manière dont les textes religieux, ou tout autre texte, pensent l’homme et sa dignité, sa gloire et peut-être sa félicité, est aujourd’hui et plus que jamais une nécessité pour la survie même du règne humain.

 

Des mille et une façons d’être humaniste

Nous dira-t-on que l’humanisme, dans certains cas, peut être utilisé comme idéologie visant à exclure Dieu du monde en plaçant l’homme au centre de toutes les préoccupations. À cette objection, nous répondrons qu’il y a mille et une façons d’être humaniste. En revanche, quelle que soit la vision que l’on pourrait avoir de l’humanisme, le bonheur de l’homme et la prévention de sa dignité doivent être les fils conducteurs. Ci-dessous, nous nous proposons d’aborder deux manières de penser l’humanisme et qui pourraient servir de bases pour une approche humaniste du dialogue interreligieux.

L’humanisme anthropocentré

L’une des manières de penser l’humanisme est celle qualifiée d’anthropocentré. Avoir une approche anthrocentrique reviendrait, si nous nous référons au Grand Robert, à considérer « l'homme, l'humanité comme l'élément central (essentiel ou final) de l'univers ». Ainsi l’humanisme ici qualifié d’antrhocopcentré consistera à penser l’homme par l’homme et pour l’homme sans référence aucune à une quelconque transcendance divine.

C’est de cet humanisme que parlait Sartre qui voyait que l’existence précédait l’essence dans son célèbre L’existentialisme est un humanisme. Le fond de sa pensée pourrait se résumer ainsi : « l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il fait [1]», et que « même si Dieu existait, ça ne changerait rien »[2].

Cet humanisme, bien que pouvant respecter tous les croyants, peut être athée ou agnostique. Dans une approche humaniste du dialogue interreligieux, cette façon de penser l’homme, par un non croyant, pourrait être appuyée par une autre vision de l’humanisme animée par la foi.

 

L’humanisme théocentré

Le second humanisme est celui dit théocentré. Ce dernier consiste à penser l’homme par l’homme à la lumière de Dieu.  Il ne s’agira pas d’exclure Dieu ni de diviniser l’homme mais tout simplement de penser l’homme en partant du don de l’esprit et de la parole qui lui est offert par Dieu.

À ce propos, le livre de la Genèse révèle la chose suivante en narrant le processus de la création de  l’Univers : « Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance […] Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme »[3].  Au sujet d’Adam, la Genèse raconte : « Voici le livre de la postérité d'Adam. Lorsque Dieu créa l'homme, il le fit à la ressemblance de Dieu »[4]. La septième béatitude ne dit-elle pas que ceux qui répandront la paix seront appelés « fils de Dieu » ?

Pour ce qui est du discours coranique, un passage, assez proche du récit de l’Ancien Testament, affirme qu’en voulant créer Adam, Dieu dit aux anges : « Lorsque Je l’aurai façonné et que J’y aurai insufflé de Mon esprit, alors prosternez-vous devant lui » [5]. Depuis Mali, Tierno Bokar Tal commente le verset disant que cela  « implique que chaque descendant d’Adam est dépositaire d’une parcelle de l’Esprit de Dieu », après quoi il a posé la question suivante : « comment donc oserions-nous mépriser un réceptacle qui contient une parcelle de l’Esprit de Dieu ? » [6]

Cette même idée est portée par la vieille mythologie peule selon laquelle « synthèse de tous les éléments de l’univers, les supérieurs comme les inférieurs, réceptacle par excellence de la Force suprême en même temps que confluent de toutes les forces existantes, bonnes ou mauvaises, Neddo, l’Homme primordial, reçut en héritage une parcelle de la puissance créatrice divine, le don de l’Esprit de la Parole » [7].  

Aussi avoir une approche humaniste du dialogue interreligieux reviendrait-il à repenser l’homme, non pas sans Dieu comme le dirait Sartre mais en tant que réceptacle du souffle créateur,  héritier du logos primordial, détenteur du don de la parole et en tant que seul, dans l’existence, à avoir été créé à l’image de Dieu. Ainsi, même si la manière dont le croyant pense l’homme peut différer de la façon dont l’athée pourrait le penser, ils seront tous les deux d’accord pour dire que la dignité et la noblesse de l’homme ne doivent jamais être sacrifiées. Cette noblesse a été chantée par le Dieu coranique : « Oui, nous avons ennobli les fils d’Adam, Nous les avons transportés dans la terre comme dans la mer et nous les pourvoyons de bonnes choses, par conséquent, Nous les avons privilégiés sur beaucoup de nos créatures »[8].

Pour le bonheur de l’homme, du vivre ensemble au faire ensemble

Que faire des acquis d’une approche humaniste du dialogue interreligieux ? Pour répondre à cette question, rappelons-nous l’un des points déjà soulevés et sur lequel croyants et non croyants pourraient s’entendre : le bonheur de l’homme doit être la finalité de toute activité humaine. Que cette finalité soit dans la quête d’une satisfaction de Dieu ou non importe peu. Partant de là, les acquis du dialogue interreligieux dans son approche humaniste doivent accompagner le passage du vivre ensemble au faire ensemble pour que la dignité humaine soit à jamais préservée. Il ne s’agira plus de se contenter de la cohabitation passive et pacifique. La coexistence active doit être la règle du jeu.

Pour ce faire, les aspirants à une approche humaniste du dialogue doivent s’accorder sur des actions concrètes pouvant fédérer tout le monde. Dons du sang, actions de solidarité envers les orphelins et les plus démunis ne sont que quelques exemples.  S’enfermer dans les débats d’ordre théologique sans une planification d’actions de préservation de la dignité humaine est le piège à éviter dans un dialogue interreligieux basé sur une approche humaniste.

En ce sens, nous pensons que la crise écologique pourrait être le prétexte pour une bonne concrétisation active des acquis du dialogue. Comme nous l’avons souligné ailleurs, « à l’heure de la pollution, du réchauffement climatique, face à l’urgence d’une transition énergétique et d’un changement radical de notre mode de consommation,  spéculer sur des questions juridico-théologiques n’est pas la chose la plus pressante. S’enfermer constamment dans la raison religieuse, peut, dans certains cas, participer au désordre cosmique lequel n’épargnera aucun vivant si rien n’est fait »[9].

Que l’humanisme soit la base d’un bon dialogue interreligieux pouvant aboutir à des actions de collaboration pour que le bonheur de l’homme ne soit, pour aucune raison, sacrifiée.

 

Seydi Diamil Niane,

Docteur en études arabes et chercheur à Timbuktu Institute

Auteur de Moi, musulman, je n’ai pas à me justifier -  Manifeste pour un islam retrouvé, Paris, Eyrolles, 2017.

 

 

 

 

 

[1] Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme, Gallimard, 1996, p.30.

[2] Ibid., p.77.

[3] Genèse 1 : 26-27.

[4] Genèse 5 : 1.

[5] Coran, 38/72.

[6] Amadou Hampaté Bà, Vie et enseignement de Tierno Bokar : Le Sage de Bandiagara, Seuil, 1980, p.148.

[7] Amadou Hampaté Bà, Contes initiatiques peuls, Stock, 1994, p. 20.

[8] Coran, 17/70.

[9] Seydi Diamil Niane, Moi, musulman, je n’ai pas à me justifier, Paris, Eyrolles, 2017, p.117.

PARIS - Days before French President Emmanuel Macron visited West and Central African leaders this week to talk security, Islamist fighters sent a defiant message -- a suicide attack on the headquarters of a five-nation force that is supposed to take the lead in fighting terrorism in the region.

Last year Burkina Faso, Chad, Mali, Mauritania and Niger agreed to set up the 5,000-member force dubbed the "G5 Sahel", urged along by pledges of training and support from France.

The countries have been hit by jihadist attacks that have steadily worsened in the past two years, claiming hundreds of lives and displacing hundreds of thousands of people -- prompting many to seek refuge in Europe.

Headquarters of G5 Sahel anti-terror force attacked in Mali

Macron's trip was aimed at bolstering the fledgling multinational effort in order to reduce the role played by French troops in fighting jihadists and criminal smuggling groups in the vast and arid Sahel region.

Around 4,000 French troops, known as the Barkhane deployment, have been pursuing insurgents since 2014 across the desert expanse, an area half the size of the United States.

The G5 Sahel force is also expected to eventually replace the UN's MINSUMA peacekeeping mission in Mali, which has deployed 15,000 military personnel and police since 2013.

Although French officials avoid any mention of a quagmire, analysts say the increase of deadly and more elaborate strikes has cooled any hopes of a quick return for the French soldiers.

"It's a reconstruction effort of their armies, but getting there is going to take a long time, at a time when the security situation is getting worse," said Alain Antil, head of the African Studies Centre at the French Institute for International Relations (IFRI).

But the few missions carried out by the G5 Sahel so far have not been encouraging, not least because of real-time communication problems between the multiple forces.

Its full operational launch has also suffered several delays due to financial problems: little of the nearly 420 million euros (R665-bln) of promised funding has been received.

Militants in UN disguise explode car bombs, rockets at Mali bases

In the meantime, the French troops based mainly in Mali carry out relatively short operations from bases which regularly come under attack, their convoys at risk of landmines hidden along their routes.

Despite successes in neutralising small groups of jihadists and taking back control of some areas, they have so far been unable to curtail the threat of Islamist violence.

And French officials are well aware that the longer their soldiers stay in the countries, the risk that locals will begin to resent their presence will grow.

"The United States tried this all-security approach in Afghanistan, and the Taliban are now stronger than ever," said Bakary Sambe, a researcher at the Timbuktu Institute in Dakar.

"The French are doing the same in northern Mali, and the jihadists have not disappeared but are multiplying," he said.

'Hardly satisfactory'

G5 Sahal leaders have vowed to press ahead after last Friday's attack on the force's base in Sevare, central Mali, where a suicide bomber used a vehicle painted in UN colours to strike the building's entrance, killing three including two soldiers.G5 Sahel launches military operation in African scrublands

It was one of five separate attacks in Mali and neighbouring Niger which have killed 25 people in a week, as Macron was meeting with the leaders of the G5 nations in Nouakchott, Mauritania, on the sidelines of an African Union summit.

"They don't have the capabilities to take control of territory, but they are able to inflict damage," Antil said of the jihadists.

The French army's chief of staff, Francois Lecointre, had already warned in February that it would require at least 10 to 15 years to rebuild the Malian army alone.

"The situation developing in Mali is hardly satisfactory and we won't be leaving tomorrow, though that doesn't mean we're in a quagmire," he said.

Yet without sustained funding, even G5 leaders say the force will struggle to become an effective element in ridding the region of jihadists as well as the violent gangs of drugs and people-smugglers.

Sahel security failings leaves AU leaders worried

Major contributions have been pledged by the European Union and Saudi Arabia (100 million euros each), the United States ($60 million) and the United Arab Emirates (30 million euros).

The G5 countries themselves are paying 10 million euros each.

Over the past year, its soldiers have carried out just three missions with heavy logistical support from France, which some critics have derided as media operations.

The force may also struggle to win over the hearts and minds of locals -- last week the UN said Malian soldiers in the force "summarily" executed 12 civilians at a cattle market in central Mali in May in retaliation for the death of a soldier.

"The G5 force was seen by some as a possibility for France to disengage from the region, but I don't see it happening," said Sambe.

AFP

« Qu’avez-vous fait encore ? ». C’est cette petite phrase à la forte résonance, prononcée en novembre 2015, au lendemain des attentats qui ont lourdement endeuillé Paris, qui a poussé Seydi Diamil Niane, docteur en islamologie, à prendre sa plume pour écrire «  Moi musulman, je n’ai pas à me justifier ». Prônant un « islam retrouvé », il explique sur Oumma sa conception d’un « islam humaniste et purement spirituel ».

Source : www.oumma.com

Pour lire la vidéo cliquer sur : https://www.youtube.com/watch?v=VAw0h48duuY&feature=share

Même si le mot "enlisement" reste tabou à Paris, la position de la France au Sahel, où se multiplient les attaques jihadistes contre son contingent et les forces internationales, n'incite pas à l'optimisme, estiment des experts.

"Je ne pense pas qu'il soit possible de régler le problème au Mali en moins de dix à quinze ans, si tant est que nous le puissions", avait admis fin février le général François Lecointre, chef d'état-major des armées françaises. "L'évolution de la situation au Mali n'est guère satisfaisante et nous n'en partirons pas demain, sans qu'il s'agisse pour autant d'un enlisement, avait-il ajouté.

Enfermés dans des bases régulièrement attaquées, victimes de mines cachées sur leurs itinéraires (deux spahis ont été tués en février, quatre soldats ont été blessés à Gao dimanche) les militaires français mènent régulièrement des opérations au Mali, à grand renfort de colonnes blindées, d'avions et d'hélicoptères, "neutralisent des groupes armés terroristes", mais ne parviennent pas à faire reculer durablement la menace jihadiste.

"Pas du tout satisfaits"

"Mali : la guerre sans fin" titrait en avril le quotidien Libération. 

"Les Américains ont tenté cette approche tout sécuritaire en Afghanistan: résultat, les talibans y sont plus forts que jamais" confie à l'AFP Bakary Sambe, directeur du groupe de réflexion Timbuktu Institute à Dakar. "Les Français font de même dans le nord du Mali: non seulement les jihadistes n'ont pas disparu mais ils se sont multipliés. Comble du comble, le jihadisme a contaminé le Burkina-Faso, le Niger et la Mauritanie".

"Barkhane est désormais enlisée", estime-t-il. "La force G5 Sahel a été vue par certains comme une possibilité de désengagement de la France dans la région, mais je n'y crois pas. Cette force est nécessaire pour combattre le terrorisme dans la région, mais elle a du mal à devenir opérationnelle".

La "Lettre du continent", publication spécialisée sur l'Afrique, a indiqué la semaine dernière que "la force de lutte antiterroriste G5 Sahel, censée être opérationnelle depuis mars, est au point mort".

Sur les plus de 400 millions d'euros promis pour financer cette force régionale, seulement 500.000 euros versés par le Rwanda ont été réceptionnés, assure la Lettre. "Le fonds fiduciaire devant gérer les contributions au G5 Sahel reste une coquille vide".

"Nous ne sommes pas du tout satisfaits de la compréhension et de l'aide que nous recevons" a déclaré à ce sujet le président mauritanien Ould Abdel Aziz. "Nous pensons aussi qu'au niveau des Nations unies des portes nous sont fermées".

Le quartier général de la Force du G5 Sahel, à Sévaré (Mali) a été pris pour cible le 29 juin par un kamikaze à bord d'une voiture piégée, faisant trois morts dont deux militaires.

Censée "gagner la confiance des populations", selon les termes de son secrétaire général, la force a été dénoncée par des associations de défense des droits de l'Homme pour la participation de ses soldats à des exactions ou des massacres.

Ainsi la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a conclu que le 19 mai des éléments du bataillon malien de la force avaient exécuté sommairement douze civils dans un marché au bétail d'un village du centre du pays, après qu'un des leurs y eut été tué.

En un an la force conjointe a mené, avec l'appui direct et logistique de la France, trois opérations, dont la dernière s'est achevée début juin, sans résultat plus tangible que les précédentes.

La Salle des délibérations de la Mairie de Mbour va accueillir ce lundi 2 juillet à 15h la Cérémonie du lancement national du Projet « OSC et associations sportives du Sénégal pour une culture de la paix et contre la violence » en présence des autorités, des élus et des représentants de la Société civile et des Associations sportives et culturelles (ASC) et de l’Ambassade de France. 

Cette initiative entre dans le cadre du dispositif  PISCCA (Projet Innovant des Sociétés Civiles et Coalitions d’Acteurs), un nouveau programme initié par l’Ambassade de France, ayant pour ambition, entre autres, de promouvoir les initiatives citoyennes au Sénégal et en Gambie. 

Timbuktu Institute- African Center for Peace Studies avait présenté un projet qui a été sélectionné et jugé « innovant » en faisant collaborer les organisations sportives (ASC) et de la société civile qui mobilisent leurs Cités dans le domaine de la lutte contre la violence des jeunes et la promotion des valeurs citoyennes dans plusieurs région du Sénégal notamment à Mbour, Saint-Louis, Thiès et Kaolack. 

Pour Dr. Bakary Sambe, Directeur de Timbuktu Institute et professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui rappelle que « l’objectif général du PISCCA est d’accompagner, le développement des principes de recevabilité et de transparence dans l’action publique, de promotion des droits humains et de plaidoyer pour le climat, l’Institut était déjà sur ce terrain de la promotion des valeurs citoyennes et l’appui de l’Ambassade de France vient en son heure afin d’élargir son rayon d’action et atteindre plus de jeunes à travers le pays ». 

 De plus, avec ce projet qui a été sélectionné, Timbuktu Institute pourra « mieux se déployer notamment dans la sensibilisation des jeunes à la culture citoyenne tout en renforçant les capacités de la société civile et des médias locaux sur les thématiques des Droits humains et des actions de prévention contre la violence ». 

Ce qui, pour Mme Yague S. Hanne, chargée du Pôle « Dialogue politique et résolution des conflits » au sein de Timbuktu Institute « entre en droite ligne dans la logique des composantes 2 et 3 du PISCCA qui est un dispositif innovant et participatif dans le sens de la pleine implication des jeunes eux-mêmes dans le processus ainsi que leur autonomisation et la pérennité des actions implantées ».

On June 25th 2018, an agreement was signed between the Rosa Luxembourg Stiftung and the Timbuktu Institute- African Center for Peace Studies focused in youth and religious problematics based in Dakar.

The Rosa Luxembourd Stiftung, represented by Mrs Maimouna Ndao, on behalf of Dr ; Armin Osmanovic and the African center for peace studies- Timbuktu Institute, directed by Dr. Bakary Sambe agreed on the project entitled « Youth, Political Parties and Political participation. »

Indeed, firstly presented by the Timbuktu Institute, this project is based on research work mainly focused on the role of youth and its involvment in politics.

The project has 2 (two) specific objectives :

  • to provide scientific-based answers to better understand and document disaffection of young people (between 15 and 35) towards political parties in a constructive way ;
  • to mobilize young people regarding both political and electoral participation aspects for them to better express their concerns in a peaceful and constructive way. In other words, the goal is also to develop young people’s critical mind.

 

The agreement between the two institutions relies on a roadmap to include programs and activities which will be conducted within the Timbuktu Institute. It should be implemented from June 1st and will be conducted with different sensitizing activities until next December 31th.

 

With the coming elections to be held in Senegal in February 2019, this partnership is also a way to shed a  light on the political aspirations of the youth and their expectations from the political leaders and parties in the next ten years. A promising experience !

 

By Thaïs Matton, Trainee, (Summer 2018)

Interview with Dr. Bakary Sambe

On December 13th 2017, Saudi Arabia and the United Arab Emirates announced respective disbursements of 100 and 30 million dollars in Saint-Cloud (France) to support the implementation of a multinational force of the G5 Sahel (a coalition of 5 Sahel countries to counter terrorism). What are these monarchies seeking with such a gesture? Is the Sahelien burden suddenly too much for French president Emmanuel Macron to bare?

 

In this exclusive interview granted to Ouestafnews, Dr. Bakary Sambe, Director of the Timbuktu Institute and professor at l’Universite Gaston Berger de Saint Louis (Senegal), and specialist of the Muslim world and transnational Sahel networks, analyses the insertion of Saudi Arabia and the UAE into the realm of the Sahel.

 

Ouestafnews: Why have the monarchies of the gulf just decided to finance military forces in the Sahel at this moment?

 

Bakary Sambe: It’s a sign of the profound mutation of diplomatic coupling and contemporary international relations. The logic of influence has undeniably substituted that of power.  But Donald Trump’s visit to Saudi Arabia and the apparent palatial revolution in Riyadh were not for nothing. That the Saudis are so actively engaging in the war on terror signals a strong will to demonstrate a change in attitude in order to no longer fulfill the idea that Saudi Arabia is a country that exports radical ideologies.

 

The fact that this is occurring in the relative minefield that is the Sahel, also the locale of a geostrategic competition between Western powers in which France promotes the G5 Sahel while the US are well positioned in Agadez and maintain the strength of AFRICOM, reveal a truly calculated move on the part of the Saudis.

 

Above all, it indicates a position that is far from timid, especially when considered within the context of rivalries between Saudi Arabia, Iran and Qatar.

 

O: What are they hoping to gain from this financial contribution?

 

B.S. : In addition to the aforementioned change of image for these countries, these monarchies do not want to miss the opportunity to put themselves on an important playing field and in a competition for control of resources and strategic positions.

 

We already knew about these countries’ interest in viable land for agriculture due to a food crisis that would put both at risk. But they are worried also about diversifying partnerships in an uncertain world, to put their oil dollars to good use in the vast space of investment opportunities far from Western countries that could freeze their assets and investments on the grounds of counterterrorism, like after September 11th.

 

Nevertheless, an important element of this is also the rivalry between these countries that dates back to the Iranian revolution, in which Saudi Arabia hopes to limit and contain the spread and power of Shiism. This concern has been shared by Morocco, a transitory country and intermediary for financial redistribution with its numerous banking institutions in Sub-Saharan Africa.

 

The recent developments between Qatar and Saudi Arabia also indicate that we have not truly left behind a checkbook diplomacy backed by a frenzied quest for influence that is heavily dependent on religious bias.  In this context, a moderate, equidistant position is most prudent for our country.

 

O: Is this a way for Saudi Arabia to try and rid themselves of the image of “promoters of Salafism” that they can’t seem to shake?

 

B.S.: It’s true that Riyadh is in the midst of a campaign to charm and indicate goodwill towards efforts to counter terrorism after years of ambiguity in regard to its religious influence and exportation and promotion of Wahhabism. This gesture towards the G5 countries and Western powers they hope will be sufficient to not only reassure these partners but rally them to Riyadh’s cause against Qatar. 

 

But the bigger question facing Saudi Arabia is more complex: how do the al-Saoud conciliate the will to reform as envisioned by Mohamed Ben Salmane with the imperative of the religious wing, the al-Shaykh, who’s power is derived from the tenants of Wahhabism.

 

All of this depends on this objective alliance and the ingenuity of Ben Salmane to reconcile concern for socio-religious modernization in terms of both politics and appearance. That’s what the near future holds.

 

O: How can we analyze France’s attitude and decision to “share” its sphere of influence with actors from the gulf?

 

B.S.: The clear and explicit allusion to Saudi Arabia as a new partner in the war on terror in Macron’s speech at Ouagadougou insinuates a Franco-Saudi entente without precedent, circumstances notwithstanding. However, France also finds herself confronted with the same dilemma to defend and promote its democratic values, the foundation of its counter-terrorism efforts in the Sahel, and managing a new ally that does not share these same values or even the same suspected economic motivations. 

 

The other question is to determine whether the war on terror should only be limited to military options that the international partners of the Sahelien countries seem to favor.

 

O: Is there another way besides using weapons?

 

B.S.: Maybe at the next Dakar Forum on Education will pose a debate on diversifying and complementing these approaches, and that will tackle this issue of education and radicalization head on.

We know also that it’s in the universities of those who are injecting billions of dollars into military bidding that these radical ideologies which plague the Sahel are conveyed. Moreover, this last question seemed to be at the heart of Donald Trump’s requests during his fruitful visit to the gulf.

Nul n'ignore le contexte du déclenchement de la rébellion qui ébranla le Nord-Mali, fin 2012, ni la manière dont des Touaregs de la région de Kidal, puis des groupes extrémistes violents et partisans d'un islam rigoriste (Ansar Eddine d'abord, Al-Qaïda au Maghreb islamique et, plus récemment, le Front de libération du Macina) firent trembler Bamako. Nul n'ignore non plus que des régions de Kidal, Tombouctou et Gao ont sombré dans le chaos avant que l'opération Serval conduite par l'armée française à partir de janvier 2013 ne rétablisse un semblant de stabilité et d'accalmie au Mali.

 

Mais bien avant cette intervention, il existait des éléments factuels de nature à alimenter des inquiétudes. On peut citer notamment la présence des narcotrafiquants qui agissaient très souvent avec la complicité de la chefferie locale et d'une certaine hiérarchie militaire. Le septentrion malien constituait depuis longtemps déjà un terreau favorable à la constitution et au développement des groupes terroristes et des bandits armés. Ils y régnaient en maître, mettant en difficulté un Etat par ailleurs miné par la corruption et qui, de ce fait, rencontrait d’énormes difficultés à assurer aux populations locales les services sociaux de base.

 

Mais la présence des armées étrangères sur le territoire malien ne suffit pas à résoudre le problème sécuritaire que pose les groupes armés dans le nord et maintenant le centre du pays. Ceux-ci demeurent très actifs et multiplient les attaques contre les civils et les forces de sécurité. Les milliers d'hommes déployés sous la bannière de Barkhane (qui a pris la suite de Serval en 2014), de la Minusma (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali) et de la force conjointe du G5 Sahel n'y ont rien fait, ou presque. Aujourd'hui, les populations locales sont désemparées, déboussolées et apeurées, et l'on peut légitimement s'interroger sur la finalité des actions militaires entreprises au Mali aussi bien que sur l'utilité de la présence de toutes ces forces d'intervention qui, de par leur nombre, peuvent donner l’impression d’un chaos généralisé.

 

La communauté internationale mise beaucoup sur la force du G5 Sahel. La France, pour ne citer qu'elle, espère qu'elle lui permettra de se désengager de la sous-région, de contrôler les routes clandestines pour stopper le flux de migrants vers l’Europe et de sécuriser ses intérêts économiques à moindre coût tout en se prémunissant contre de possibles attaques terroristes commanditées depuis les confins du Sahara. Cette force conjointe a déjà mené deux missions expérimentales dans les zones situées à la frontière du Burkina et du Niger : les opérations Hawbi (la « Vache noire » en Songhoï) en novembre 2017, et Pagnali (« le Tonnerre » en Peul), en janvier dernier. Cette dernière a réuni 350 soldats burkinabés, 200 Nigériens, 200 Maliens et 180 éléments de la force Barkhane. 

 

Mais, happé par cette frénésie militaire, on oublie de rappeler que l’insécurité est d'abord nourrie et entretenue par la corruption des élites au pouvoir. C'était le cas avant 2012 et ça l'est encore aujourd'hui. Dans un rapport daté d'octobre 2014 qui avait fait grand bruit, le Bureau du vérificateur général questionnait déjà les modalités d'achat d'un aéronef et de matériel militaire. Trois ans plus tard, il écrit encore que « les défis restent énormes face à la délinquance économique et financière », citant le non-respect des textes législatifs, l'attribution irrégulière de marchés, des dépenses non autorisées, des dépassements budgétaires, l’utilisation irrégulière des ressources financières, etc.

 

L'outil sécuritaire doit se doubler d'une bonne gouvernance et d'une distribution équitable des services sociaux de base. Ajoutons aussi qu'il est inefficace de mettre sous tutelle les forces de défense et de sécurité du Mali : on ne vient pas en aide à une armée souveraine en la laissant sur la touche. Il faut donc renforcer la coopération militaire entre les forces en présence (car qui dit force conjointe ne dit pas réelle coopération) et prendre davantage en compte l’ingénierie locale dans l’élaboration des stratégies militaires, tant il est vrai que, par endroits, hiérarchie sociale et logique militaire sont antinomiques. Ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra instaurer une paix durable au Mali.

Par Dr. Aly Tounkara

Dans le cadre l’étude perception menée par Timbuktu Institute dans les zones frontalières du Sénégal et de la Mauritanie un fait essentiel a été le rejet des prêches « virulents » mais aussi l’attachement au système laïc. Ce dernier point semble très important car il dénote un certain hiatus, une véritable rupture entre les orientations du débat intellectuel et la perception des jeunes.

Extraits du rapport (données et graphiques) :

Face à un prêche « virulent » ou « extrémiste » d’un Imam, les avis des jeunes de Rosso divergent. En cas d’un prêche jugé « violent » ou « extrémiste » de son Imam, plus d’un tiers, 33,7% ne diraient rien tandis que 33,4% préfèrent en parler à des amis ou à des autorités au moment où 6,4% jugeraient que l’autorité religieuse a forcément raison.

Cette résistance à des sermons extrémistes peut être vue, à priori, comme une attitude positive. Mais, il est aussi important de noter une certaine réticence à combattre et dénoncer plus activement ces narratives extrémistes, en particulier quand elles viennent d’une figure religieuse comme l’imam.

Graphique 10 : Attitude face à un prêche virulent

 

Attachement à la religion et à la laïcité : des jeunes en quête de modèles ?

 

La question de la laïcité est d’une grande importance dans le contexte des débats entretenus par des franges intellectuelles parmi l’élite du pays aussi bien dans les cercles académiques qu’au sein de la société civile. Il y a un paradoxe qui a fait que la question a toujours été débattue sous l’angle de la contestation de l’héritage institutionnel façonné par la colonisation.

 

Il y a eu, ainsi, deux positions l’une aussi floue que l’autre : celle des intellectuels pensant que la laïcité notamment « à la française » serait inadaptée à une société fortement religieuse et l’autre – notamment défendue par les organisations islamiques – prônant une abrogation pure et simple d’une disposition entravant l’entrée de la religion en politique. S’y ajoute une autre couche : celles des activistes dont le rejet du modèle occidental et libéral dominant a poussé vers une position « réservée » par rapport au principe laïc au point de trouver, dans le cadre d’une alliance « objective » contre le « système », des accointances avec les militants de l’islam politique.

 

Mais, contrairement à la perception des chercheurs et intellectuels débattant du sujet, il s’est révélé, aussi bien dans l’enquête menée en 2016 en banlieue dakaroise que lors de cette étude à Rosso, que les jeunes interrogés tiennent à la laïcité de l’Etat et n’en ont pas la même compréhension négative véhiculée par les élites politiques, intellectuelles et religieuses.

Pour la grande majorité des jeunes de Rosso (71,4%), la laïcité demeure une « très bonne chose » ; seule une toute petite minorité, 10.7%, estime que c’est « une donnée à changer ».

 

L’écrasante majorité (87,2%), s’est prononcée favorablement pour la conservation du système laïc sénégalais.

Graphique 11 : attitudes face à la laïcité

 

Cependant, il serait aussi important d’essayer de comprendre ce que le concept de laïcité peut réellement signifier pour ces jeunes, afin de mieux évaluer les incidences d’une telle opinion dans un contexte de risque de radicalisation et de menace terroriste au niveau régional.

 

Une telle étude serait nécessaire pour mieux cerner cette perception dominante aussi bien dans l’enquête menée dans la banlieue dakaroise que dans les zones frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Pour rappel cette étude a été menée grâce au soutien du Bureau de Dakar Fondation Rosa Luxembourg.

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