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Succès Masra, un ancien opposant au régime en place, a été nommé Premier ministre par le président de transition Mahamat Idriss Déby Itno. Cette nomination marque un tournant dans la politique tchadienne, remplaçant Saleh Kebzabo, un opposant historique à l’ancien président Idriss Déby Itno. Succès Masra, chef du parti Les Transformateurs, était connu pour sa forte opposition au régime militaire dirigé par le fils d’Idriss Déby Itno, ce qui l’avait conduit à s’exiler après la répression violente des manifestations en octobre 2022. Son retour au Tchad en novembre 2023, suite à un accord de réconciliation avec le gouvernement de transition, a marqué un nouveau chapitre dans la politique du pays. Dans son premier entretien international, il a exprimé sa confiance en la transition en cours et a évoqué la préparation des élections promises pour fin 2024.

Par ailleurs, le Mouvement Patriotique du Salut a désigné Mahamat Idriss Déby Itno, l’actuel chef de la junte, comme son candidat. C’est une décision contestée par la plateforme d’opposition et de la société civile Wakit Tamma. La composition du nouveau gouvernement de transition, dirigé par Succès Masra, comprend 41 membres, dont 5 ministres d’État et 11 secrétaires d’État. Certains ministres ont conservé leurs postes, tandis que de nouvelles nominations ont été effectuées, reflétant une volonté de renouvellement dans l’exécutif. Des débats ont lieu sur la mise en place d’une Agence nationale de gestion des élections (Ange), critiquée pour son manque d’indépendance. Cette agence, si elle est mise en place, aura pour tâche d’organiser toutes les opérations électorales dans le pays, mais sa composition et ses pouvoirs suscitent des inquiétudes quant à sa capacité à garantir des élections libres et équitables.

Pendant ce temps, des initiatives éducatives ont lieu, comme l’intégration des écoles coraniques au programme officiel national. Cette initiative vise à assurer l’éducation dans le pays en offrant un enseignement plus diversifié aux élèves des écoles coraniques, tout en les protégeant des influences néfastes de groupes extrémistes, notamment Boko Haram.

Parallèlement, près de 900 combattants du groupe rebelle tchadien UFDD sont rentrés au pays pour intégrer le processus de désarmement, conformément à un accord signé en 2022. Cette initiative vise à réintégrer les anciens combattants dans la société et à promouvoir la stabilité dans le pays, bien que des défis subsistent quant à la réintégration réussie de ces combattants dans la vie civile. Toutefois, des tensions persistent dans le pays, notamment en ce qui concerne les discussions supposées sur l’accueil de réfugiés palestiniens, que le gouvernement tchadien a formellement rejetées. Cette controverse souligne les enjeux politiques et humanitaires auxquels le Tchad est confronté, notamment en matière de politique étrangère et de gestion des réfugiés.

Enfin, le président de transition Mahamat Idriss Déby Itno a également entrepris une visite officielle en Russie, cherchant à renforcer les relations bilatérales dans divers domaines, notamment l’agriculture et le secteur minier.

Dans son analyse, le directeur régional du Timbuktu Institute, Dr. Bakary Sambe, estime que « la semaine à venir risque d’être décisive quant à la sortie de crise au Sénégal, non seulement dans les landernaux politiques, mais aussi au niveau des États-majors du camp présidentiel et de l’opposition. » Toutefois poursuit- il, « certaines voix s’élèvent pour rappeler que nous pouvons toujours compter sur l’intelligence politique de la classe politique sénégalaise qui sait s’appuyer sur les ressorts pour sortir de la crise, et le dialogue constitue justement un de ces ressorts ».

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« Enjeux de la désinformation et défis de la cohésion sociale et de la démocratie au Sahel ». Tel était le thème du séminaire organisé le mardi 27 février 2024 par le Timbuktu Institute - African Center for Peace Studies - en collaboration avec Meta. L’occasion de se pencher sur  un nouveau « désordre de l’information », qui fait désormais émerger des nouveaux défis et dynamiques sur le phénomène de la désinformation.

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On the political front, the National Assembly's Law Commission has rejected a special amnesty bill for Reckya Madougou, Joël Aïvo and other opposition figures in exile. This rejection, which took place on January 3, 2024, drew criticism from the proposal's initiators, who denounced a logic aligned with that of President Patrice Talon, who is vehemently opposed to this demand. Despite this rejection, the proposal will be submitted to the plenary session, leaving some doubt as to its subsequent fate.

Meanwhile, on the security front, Benin has stepped up its fight against terrorism in the north of the country. As part of Operation Mirador, the Beninese army has deployed 3,500 freshly-trained recruits to counter the terrorist threat. These efforts have already borne fruit, with the neutralization of two bombers who had been wanted for several months. These actions are part of a wider strategy to strengthen the military's capacity to deal with the jihadist threat in the country. The Beninese government also plans to recruit an additional 1,500 soldiers in the coming months, to reach the initial target of 5,000 recruits announced in April 2023.

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Sur le plan politique, la commission des lois de l’Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi spéciale d’amnistie au profit de Reckya Madougou, Joël Aïvo et d’autres personnalités de l’opposition en exil. Ce rejet, survenu le 3 janvier 2024, a suscité des critiques de la part des initiateurs de la proposition, qui ont dénoncé une logique alignée sur celle du président Patrice Talon, farouchement opposé à cette revendication. Malgré ce rejet, la proposition sera introduite en plénière, ce qui laisse planer un doute sur son sort ultérieur.

Parallèlement, sur le front sécuritaire, le Bénin a intensifié sa lutte contre le terrorisme dans le nord du pays. Dans le cadre de l’opération Mirador, l’armée béninoise a déployé 3500 nouvelles recrues fraîchement formées pour contrer la menace terroriste. Ces efforts ont déjà porté leurs fruits, avec la neutralisation de deux poseurs d’engins explosifs recherchés depuis plusieurs mois. Ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer les effectifs militaires pour faire face à la menace djihadiste dans le pays. Le gouvernement béninois prévoit également de recruter 1500 soldats supplémentaires dans les mois à venir pour atteindre l’objectif initial de 5000 recrues annoncé en avril 2023.

Selon le directeur régional de Timbuktu Institute, lors d’un séminaire ce mardi sur « les conséquences de la désinformation dans le Sahel », a rappelé que le Sénégal, qui est aussi victime de ce fléau particulièrement en période électorale, doit prêter attention et développer des mécanismes pour faire pour l’éradiquer.

« Notre pays doit être vigilant sur le développement des plateformes mais aussi du contrôle de l’information. D’ailleurs, il doit montrer une résilience par rapport à la désinformation et ses conséquences sur la jeunesse qui est plus que jamais connectée. Nous sommes consommateurs d’informations mais aussi, émetteurs d’informations »

rappelle-t-il.

Source : www.dakaractu.com

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