
Sacré-Coeur 3 – BP 15177 CP 10700 Dakar Fann – SENEGAL.
+221 33 827 34 91 / +221 77 637 73 15
contact@timbuktu-institute.org
Timbuktu Institute - Semaine 4 Septembre 2026
Le 23 septembre dernier, le Togo et le Mali ont posé un acte fort dans le cadre du renforcement de leur coopération en matière de protection des données personnelles. En effet, ce jour-là, l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP) du Togo et son homologue malien, l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), ont signé un protocole visant à encadrer leurs relations et à favoriser le partage d’expériences.
Togo-Mali : la souveraineté numérique au cœur de la coopération sécuritaire
Cet accord portera sur plusieurs domaines, notamment les transferts transfrontaliers de données, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique, afin de permettre une meilleure coopération dans le traitement des plaintes et les contrôles de conformité, ainsi que dans le renforcement des capacités des agents des deux institutions. Les deux pays semblent comprendre que la donnée occupe une place centrale dans la nouvelle forme de lutte contre le terrorisme, notamment dans le cyberespace. Leur rapprochement dans ce domaine s’inscrit dans le cadre d’une politique régionale en faveur du numérique.
Togo-AES : Lomé affirme son rôle de partenaire stratégique face à la menace terroriste
Parallèlement, sur le plan diplomatique, le Togo continue de se positionner comme « allié stratégique » des États du Sahel. Une fois de plus, cette démarche est soulignée par l'entretien avec le ministre togolais des Affaires étrangères qui appelle à soutenir les États de l'AES, « digue » sécuritaire des États d'Afrique de l'Ouest. Pour lui, « le choix du Togo est d'aider le Mali, le Burkina Faso et le Niger… La sécurité de ces pays dépend aussi de la nôtre. » Pour Lomé, la crise qui frappe le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne relève pas de la seule sphère extérieure, mais concerne également l'Afrique de l’Ouest. En effet, les frontières entre les pays ne permettent pas de contrer systématiquement la menace terroriste. Depuis plusieurs années, on note une avancée des groupes armés des pays sahéliens vers les pays côtiers. Bakary Sambe, président du Timbuktu Institute, estime que « des États comme le Bénin, le Togo et même le Ghana sont déjà conscients de l’ampleur grandissante du terrorisme qui a déjà franchi leurs frontières ». Rappelons que le nord du pays, notamment la région des Savanes, est directement exposé au risque terroriste. Lomé est déterminé à travailler avec les pays de l’AES afin de combattre ensemble ce phénomène.
Quand Lomé dément la présence de mercenaires russes et clarifie la coopération avec des formateurs étrangers
Toujours dans le même entretien, le chef de la diplomatie togolaise a profité de l’occasion pour apporter des précisions sur la présence d’éléments russes dans le pays. Il a tenu à démentir cette information largement diffusée par l'opposition en juillet dernier. Répondant à la question du journaliste, Robert Dussey a déclaré : « Nous n’avons pas de mercenaires russes. » Venu participer à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a reconnu la présence de « formateurs étrangers » sur le terrain pour entraîner les forces armées togolaises, notamment à l’utilisation des nouveaux équipements.
Timbuktu Institute - Week 4 September 2026
On 23 September, Togo and Mali took a significant step in strengthening their cooperation on personal data protection. That day, Togo’s Personal Data Protection Authority (IPDCP) and its Malian counterpart, the Personal Data Protection Authority (APDP), signed a protocol aimed at framing their relations and fostering the sharing of experience.
Togo–Mali: Digital Sovereignty at the Heart of Security Cooperation
The agreement will cover several areas, including cross-border data transfers, cybersecurity, artificial intelligence and digital sovereignty, in order to enable better cooperation in handling complaints and compliance checks, as well as in building the capacities of the staff of both institutions. The two countries seem to understand that data occupies a central place in the new form of the fight against terrorism, particularly in cyberspace. Their rapprochement in this area is part of a regional policy in favour of digital development.
Togo–AES: Lomé Asserts Its Role as a Strategic Partner in the Face of the Terrorist Threat
At the same time, on the diplomatic front, Togo continues to position itself as a “strategic ally” of the Sahel states. Once again, this approach was underlined in an interview with the Togolese Minister of Foreign Affairs, who calls for support for the AES states, the security “dyke” of West African states. In his view, “Togo’s choice is to help Mali, Burkina Faso and Niger… The security of these countries also depends on ours.” For Lomé, the crisis affecting Burkina Faso, Mali and Niger is not a purely external matter, but also concerns West Africa as a whole. Borders between countries do not systematically make it possible to counter the terrorist threat. For several years, armed groups from Sahelian countries have been advancing towards coastal countries. Bakary Sambe, president of the Timbuktu Institute, believes that “states such as Benin, Togo and even Ghana are already aware of the growing scale of terrorism, which has already crossed their borders”. It should be recalled that the north of the country, notably the Savanes region, is directly exposed to the terrorist risk. Lomé is determined to work with the AES countries to combat this phenomenon together.
When Lomé Denies the Presence of Russian Mercenaries and Clarifies Cooperation with Foreign Trainers
In the same interview, the head of Togolese diplomacy took the opportunity to clarify the presence of Russian elements in the country. He was keen to deny this information, widely circulated by the opposition last July. Answering the journalist’s question, Robert Dussey stated: “We do not have Russian mercenaries.” In New York to attend the UN General Assembly, he acknowledged the presence of “foreign trainers” on the ground to train the Togolese armed forces, notably in the use of new equipment.