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In his address to the nation on December 31, 2025, President Bassirou Diomaye Faye took stock of the past year and made an enthusiastic appeal for unity, responsibility, and the banishment of violence in all its forms. The very next day, the Prime Minister addressed the people of Passy during the celebration of the 72 hours of Passy Cultural Days, which he presided over. It was an opportunity for Ousmane Sonko to denounce the injustices suffered by Senegal. "This country is not poor, but its wealth has been squandered," he said, before calling for national unity to ensure a better future for young people.
In legal circles, the reopening of the case between the Prime Minister and former minister Mame Mbaye Niang is causing debate. At least, that is what the Senegalese press is reporting, according to which the prosecutor's office has decided to reopen the Ousmane Sonko Mame Mbaye Niang trial. The conviction of Ousmane Sonko, currently Prime Minister, for defamation, which was upheld by the Supreme Court, is still the subject of debate. This is because new evidence, including the report by the General Inspectorate of Finance (IGF) on the management of PRODAC, has been added to the case file.
In the National Assembly, the acquisition of official vehicles for members of parliament announced by MP Thierno Alassane Sall is the subject of controversy. This information was not disclosed to members of parliament, even though it falls within the remit of the President of the National Assembly, El Hadji Malick Ndiaye. Today, questions are being raised about the details of the acquisition of these vehicles, such as the supplier.
In the north of the country, specifically in the Langue de Barbarie region, which is part of Senegalese territory, the Mauritanian police are conducting patrols that are causing great concern among the people of Gokhou Mbadj. Mauritania is reportedly planning to set up a police station not far from the gas platform. However, this could interfere with the fishing activities of the local population, especially if the police station in question is built on Senegalese territory, which would be a source of tension between the two countries.
Pour son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le Président Bassirou Diomaye Faye a dressé le bilan de l’année dernière et lancé un appel enthousiaste à l’unité, à la responsabilité et au bannissement de la violence quelle qu’elle soit. Dès le lendemain, le Premier ministre s’est à son tour adressé à la population de Passy lors de la célébration des 72 heures des journées culturelles de Passy qu’il présidait. C’était l’occasion pour Ousmane Sonko de dénoncer les injustices dont serait victime le Sénégal. “Ce pays n’est pas pauvre, mais ses richesses ont été dilapidées “, at-il déclaré avant de lancer un appel à l’unité nationale pour un meilleur épanouissement de la jeunesse.
Sous un régistre judiciaire, la réouverture du dossier opposant le Premier ministre à l'ancien ministre Mame Mbaye Niang, fait débat. C’est en tout cas ce que relaye la presse sénégalaise selon laquelle, le bureau du procureur aurait décidé d’ouvrir à nouveau le procès Ousmane Sonko Mame Mbaye Niang. Cette condamnation de Ousamne Sonko pour diffamation, actuellement Premier ministre, confirmé par la cour suprême, fait encore l’objet de débat. Et pour cause, d’autres nouvelles pièces dont le rapport de l’inspection générale des finances (IGF) sur la gestion du PRODAC se seraient ajoutées au dossier.
Du côté de l’Assemblée Nationale, l’acquisition de véhicules de fonction pour les députés annoncée par le député Thierno Alassane Sall fait l’objet de polémique. En effet cette information n’aurait pas été donnée aux députés alors que cela serait même du ressort du Président de l’Assemblée nationale El Hadji Malick Ndiaye. Aujourd'hui, des questionnements relatifs aux détails de l’acquisition de ces véhicules tels que le fournisseur, sont soulevés.
Dans le Nord du pays, précisément dans la langue de barbarie qui relève du territoire sénégalais, la police mauritanienne effectue des patrouilles qui inquiètent au plus haut point les populations de “Gokhou Mbadj”. En effet, la Mauritanie envisagerait d’implanter un poste de police pas loin de la plateforme gazière. Sauf que cela risquerait de gêner les activités de pêche des populations riveraines, surtout si le poste de police en question est construit en territoire sénégalais; ce qui serait source de tensions entre les deux pays.
Described as a "year of trial and truth" in light of recurring terrorist attacks and the recent fuel crisis, 2025 has not been an easy year for Malian President General Assimi Goïta. In his address to the nation on December 31, 2025, he paid tribute to the memory of the civilians and soldiers who had fallen, while praising the resilience shown so far by the Malian people and commending the efforts of the FAMA in the fight against terrorism. He also promised to adopt a Charter for Peace and National Reconciliation and to continue the DDRI (disarmament, demobilization, reintegration, and integration) program in line with the peace process.
"Sovereignty, the choice of partners, and the defense of Malian interests" are now the three constitutional foundations governing Malian diplomacy. This, at least, was the message conveyed by the President of the Malian transition during his meeting with Mali's new ambassador to Geneva. The latter, Mr. Sékou dit Gaoussou Cissé, was keen to stress the importance of good communication about the realities of the country in order to reassure bilateral and multilateral partners.
With this in mind, and following the visa restrictions announced by Washington on its nationals, Mali has decided to apply reciprocity by imposing visas on American nationals, with a few exceptions. The Trump administration justifies these restrictions on the grounds of security requirements and deficiencies in migration policy.
While the new year 2026 seems to herald a lull in relations between Algeria and Mali, President Tebboune's speech to both houses of Parliament seems to have reignited tensions and contributed to a deterioration in relations between the two countries. In his speech, Tebboune reportedly criticized the "ingratitude" of certain Malian leaders, notably the Malian Prime Minister and Foreign Minister, who allegedly deliberately omitted to mention in their respective CVs that they are graduates of the National School of Administration in Algiers. These latest diplomatic developments point to turmoil that will need to be monitored in the coming weeks.
Qualifiée d’“année de preuve et de vérité” au regard de la recurrence des attaques terroristes et de la récente crise du carburant, l’année 2025 n’aura pas été de tout repos pour le Président malien, le Général Assimi Goïta. En effet, dans son discours adressé à la Nation le 31 décembre 2025, il a tenu à s’incliner devant la mémoire des civiles et militaires tombés tout en saluant la résilience dont a fait preuve, jusqu’ici, le peuple malien et n’a pas manqué de saluer les efforts des FAMA dans le lutte contre le terrorisme. Il a par ailleurs promis l’adoption d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale ainsi que la poursuite du Programme DDRI (désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration) en cohérence avec le processus de paix.
“La souveraineté, le choix des partenaires et la défense des intérêts des maliens” sont désormais les trois fondements constitutionnels régissant la diplomatie malienne. C’est en tous cas le message que le Président de la transition malienne a lancé lors de sa rencontre avec le nouvel Ambassadeur du Mali à Genève. Ce dernier, en l’occurrence M. Sékou dit Gaoussou Cissé, n’a pas manqué d’insister sur l’importance d’une bonne communication sur les réalités du pays pour rassurer les partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Dans cette perspective, et suite aux restrictions des visas annoncées par Washington à l’égard de ses ressortissants, le Mali décide d’appliquer la réciprocité en imposant le visas aux ressortissants américains, assortie de quelques dérogations. En effet, l'administration Trump justifie ces limitations par des exigences sur le plan sécuritaire et une déficience en matière de politique migratoire.
Alors que la nouvelle année 2026 semble annoncer une accalmie dans les relations entre l’Algérie et le Mali, le discours du Président Tebboune devant les deux chambres du Parlement semble raviver les tensions et concourir à une dégradation des relations entre les deux pays. Dans ce discours, ce dernier aurait fustigé “l’ingratitude” de certains dirigeants maliens notamment le Premier ministre malien et celui des Affaires étrangères qui auraient omis, à dessein, de mentionner dans leurs Curriculums Vitae respectifs qu’ils sont diplômés de l’École nationale d’Administration d’Alger. Ces derniers développements sur le plan diplomatique augurent de remous qu’il faudra suivre dans les semaines à venir.
"Save Democracy in Chad" is the name of the new opposition coalition formed on January 10, 2026, in N'Djamena. Made up of seven political parties, the coalition condemns "a democratic deficit (...) marked by rigged elections" and a country where "human rights are violated." It is in light of this situation that the coalition intends to mobilize to "denounce irregularities and abuses of power; inform citizens about their rights and political issues," says the alliance's coordinator, Izadine Ahmat Tidjani. Meanwhile, the secretary-general of the opposition party Les Transformateurs, Tog-Yeum Nagorngar, is calling for an "amnesty" for his leader, former Prime Minister Succès Masra, who was sentenced in August 2025 to 20 years in prison for spreading hateful and xenophobic messages and complicity in murder.
New tensions with Libya
Nine Libyan truck drivers who were kidnapped on December 30 in northern Chad in retaliation for the arrest of Chadians in Libya have been released. Following a fight caused by an identity check that went wrong in the Libyan city of al-Kufra, around 60 Chadians were arrested. Chadian Foreign Minister Abdallaye Fadoul regretted an "unfortunate incident" that was part of a series of recent incidents between Chad and Libya, but which, he said, do not, however, reflect the nature of relations between the two brotherly peoples. January 9 marked the 1,000th day since the outbreak of war in neighboring Sudan. According to the office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) in Chad, more than 900,000 refugees have fled to Chad since 2023, accounting for one in three refugees in the eastern part of the country. "Chad cannot cope alone. The world cannot afford to look away," the organization pleaded.
« Sauver la démocratie au Tchad » : c’est le nom de la nouvelle coalition d'opposition née le 10 janvier 2026, à Ndjamena. Constituée de sept partis politiques, la coalition fustige « un déficit démocratique (…) marqué par des élections truquées » et un pays où « les droits de l’homme sont bafoués ». C’est fort de cette situation que la coalition entend se mobiliser pour « dénoncer les irrégularités et les abus du pouvoir ; informer les citoyens sur leurs droits et les enjeux politiques », informe le coordonnateur de l’alliance, Izadine Ahmat Tidjani. Par ailleurs, le secrétaire général du parti d’opposition Les Transformateurs Tog-Yeum Nagorngar, demande une « amnistie » pour son leader, l’ex-Premier ministre Succès Masra, condamné en août 2025 à 20 ans de prison pour diffusion de message à caractère haineux et xénophobe et complicité de meurtre.
Nouvelles tensions avec la Libye
Kidnappés le 30 décembre dans le nord du Tchad en représailles à l’arrestation de Tchadiens en Libye, neuf transporteurs libyens ont été libérés. Suite à une bagarre causée par un contrôle d’identité qui a mal tourné dans la ville libyenne d'al-Koufra, une soixantaine de Tchadiens avaient été arrêtés. Le ministre tchadien des Affaires étrangères Abdallaye Fadoul a regretté un « incident malheureux » s’inscrivant dans la continuité de récents incidents entre le Tchad et la Libye, mais qui ne reflètent pas, cependant, la nature des relations entre les deux peuples frères . La date du 9 janvier marquait le millième jour depuis le déclenchement de la guerre au Soudan voisin. Selon le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Tchad, plus de 900 000 réfugiés ont fui vers le Tchaddepuis 2023, pour 1 personne sur 3 réfugiée dans l’est du pays. « Le Tchad ne peut pas faire face seul. Le monde ne peut pas se permettre de détourner le regard », a plaidé l’organisation.
Two months after President Paul Biya was re-elected for an eighth term, the country still does not have a new government and Cameroonians remain in limbo. In his address to the nation on December 31, 2025, the head of state had suggested that this was a "priority" and that "sustained efforts" should be "made without delay." Since the beginning of his tenure in 1982, Biya has carried out 35 reshuffles, but none during his previous seven-year term. According to TV5 Monde, a form of "government of national unity" cannot be ruled out, mainly due to the significant 35% share of the vote obtained by opposition leader Issa Tchiroma Bakary, who is said to have declined the post of prime minister. Biya, for his part, sought to be diplomatic in his year-end speech on , calling for a strengthening of multilateralism at the international level.
No release for post-election detainees
On Tuesday, January 8, more than 140 detainees—who have been in prison for more than two months—from the October 2025 post-election crisis appeared before the military court in Yaoundé. They were tried for "spreading false news, unlawful assembly, group rebellion, and failure to carry identification" for participating in protests against the announced results of the last presidential election. The court rejected the request for provisional release filed by the group of lawyers.
Meanwhile, in the northwest of the country, the security situation remains volatile. The Cameroonian defense forces claimed to have neutralized eleven separatist fighters on January 6 during a military operation in the department of Bui, between the towns of Ntabah and Mbawrong. Since 2017, Cameroon's two English-speaking regions, the North-West and South-West, have been the scene of a war between the Cameroonian state and various separatist groups.
Deux mois après la réélection du président Paul Biya pour un huitième mandat, le pays ne dispose toujours pas d’un nouveau gouvernement et les Camerounais restent dans l’expectative. Dans son discours à la nation du 31 décembre 2025, le chef de l’État avait cependant laissé entendre que cela relevait d’une « priorité » et que des « efforts soutenus » devaient être « engagés sans délai ». Depuis le début de son magistère en 1982, Biya a effectué 35 remaniements mais aucun lors de son précédent mandat de sept ans. Selon des informations de TV5 Monde, une forme de « gouvernement d’union nationale » ne serait pas à écarter, principalement en raison de l’important score de 35% obtenu par l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui aurait décliné le poste de Premier ministre. Biya, lui, lors de son discours de fin d’année s’est voulu diplomate en plaidant pour un renforcement du multilatéralisme à l’échelle internationale.
Pas de libération pour les détenus post-électoraux
Mardi 8 janvier, plus de 140 détenus - en prison depuis plus de deux mois - de la crise post-électorale d’octobre 2025 ont comparu devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ils ont été jugés pour « propagation de fausses nouvelles, attroupement, rébellion en groupe et défaut de carte d’identité » pour avoir participé aux manifestations de contestations contre les résultats annoncés de la dernière présidentielle. La cour a rejeté la requête de libération provisoire introduite par le collectif d’avocats.
En parallèle, au nord-ouest du pays, la situation sécuritaire demeure délétère. Les forces de défense camerounaises ont affirmé avoir neutralisé onze combattants séparatistes, le 6 janvier au cours d’une opération militaire dans le département de Bui, entre les localités de Ntabah et de Mbawrong. Depuis 2017, les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont le théâtre d’une guerre opposant l’Etat camerounais à divers groupes séparatistes.
Relations between Benin and Niger are once again strained. While relations between the two neighboring countries have deteriorated steadily since General Abdourahmane Tiani came to power in 2023 following the overthrow of former President Mohamed Bazoum, the discord seemed to have calmed down somewhat in recent months. That is, until the beginning of this year, when the two countries mutually expelled diplomats. After Cotonou expelled two officials—a police officer and a Nigerien civil servant—from the Nigerien embassy on January, Niamey retaliated by declaring the Beninese chargé d'affaires persona non grata. The Beninese authorities have not officially commented on this decision. As a reminder, Cotonou recalled its ambassador in February 2025. This new friction between the two countries comes in the wake of the failed coup in Benin, where the government had also condemned the involvement of "nostalgic Beninese politicians" and foreign supporters. For his part, General Tiani has continued to accuse Benin of harboring a French base with the aim of destabilizing Niger.
The start of the election season
This year, Beninese citizens will be called to the polls for legislative, municipal, and presidential elections. On January 11, the legislative and municipal elections took place. Members of Parliament will now be elected for a seven-year term—instead of five years previously—since the revision of the Constitution in November 2025. Five parties are vying for the 109 seats: the Union Progressiste le Renouveau (UPR), the Bloc républicain (BR) and Moele Bénin. Then there is the opposition party Les Démocrates (LD) of former president Boni Yayi and the Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), a so-called "moderate" opposition party. However, only the URP, the BR, and the FCBE are participating in the municipal elections. The LD's candidate lists were deemed inadmissible by the Constitutional Court, meaning that the party will also not be participating in the presidential election, following its disqualification for lack of sponsorship.
Le torchon brûle à nouveau entre le Bénin et le Niger. Alors que les relations entre les deux pays voisins se sont dégradées crescendo depuis l’arrivée au pouvoir du général Abdourahmane Tiani en 2023, suite au renversement de l’ex-président Mohamed Bazoum, la discorde avait semblé faire montre d’une relative accalmie au cours de ces derniers mois. Ceci jusqu’au début de l’année où les deux pays ont mutuellement expulsé des diplomates. Après que Cotonou ait expulsé le 1er janvier deux fonctionnaires – un agent de police et un fonctionnaire des services nigériens - de l’ambassade nigérienne, Niamey a rendu la pareille en déclarant persona non grata le chargé d'affaires béninois. Les autorités béninoises n’ont pas officiellement communiqué sur cette décision. Pour rappel, Cotonou avait rappelé son ambassadeur en février 2025. Cette nouvelle friction entre les deux pays intervient dans le sillage du putsch manqué au Bénin, où le gouvernement avait, par ailleurs, fustigé l’implication de « politiciens béninois nostalgiques » et de soutiens étrangers. De son côté, le général Tiani n’a pas arrêté d’accuser le Bénin d’abriter une base française dans le but de déstabiliser le Niger.
Ouverture du chapitre électoral
Cette année, les Béninois seront appelés aux urnes pour les élections législatives, communales et la présidentielle. Le 11 janvier, les scrutins pour les législatives et communales ont eu lieu. Les députés seront désormais élus pour un mandat de 7 ans – au lieu de 5 ans précédemment – depuis la révision de la Constitution de novembre 2025. Cinq partis sont en lice pour les 109 sièges : l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), le Bloc républicain (BR) et Moele Bénin. Puis, on note le parti d’opposition Les Démocrates (LD) de l’ex-président Boni Yayi et les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), parti d’opposition dite « modérée ». Par contre, pour les communales, seuls l’URP, le BR et le FCBE participent. Les listes de candidature de LD ont été jugées irrecevables par la Cour constitutionnelle, sachant que le parti ne sera également pas de la partie à la présidentielle, suite à une disqualification pour défauts de parrainage.
Source : Météo Sahel Janvier 2026
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En ce début d'année, l'actualité au Togo a été marquée par la libération de Steeve Rouyar, de nationalité française, après huit mois de prison. Il est rentré chez lui le 1er janvier dernier, après avoir été accusé d'atteinte à la sûreté de l'État lors d'une grande manifestation à Lomé contre la hausse du prix de l'électricité, l'arrestation de voix critiques et la nouvelle Constitution supprimant la limitation des mandats présidentiels. Cette libération intervient alors que 1 511 détenus ont été graciés par les autorités togolaises. Le Quai d’Orsay, de son côté, n’a pas souhaité se prononcer sur le fond de l’affaire, la qualifiant d’« affaire judiciaire individuelle ». Dans le même temps, Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de l’actuel président du Conseil et ancien ministre de la Défense, a également été libéré de prison après 16 années de détention pour atteinte à la sûreté de l’État.
Ces détenus graciés s’inscrivent dans le cadre d’un processus d'apaisement social et de désengorgement des établissements pénitentiaires au Togo, et non dans celui de l'impunité, selon les autorités étatiques. Selon le président du Conseil, Faure Gnassingbé, « il ne s'agit ni d'impunité, ni de faiblesse face à des crimes graves. Il s'agit plutôt d'éviter que des erreurs ou des moments d'égarement ne deviennent des destins brisés. Il s'agit surtout de permettre à notre pays de regarder vers l'avenir ». Lors de son adresse traditionnelle à la nation en fin d’année, il a fixé trois priorités principales : « Protéger, rassembler, transformer ». Il a également profité de l’occasion pour revenir sur les réformes de la Ve République, qui visent à refonder durablement la gouvernance politique et institutionnelle du pays.
Source : Sahel weather January 2026
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At the beginning of this year, the news in Togo was marked by the release of Steeve Rouyar, a French national, after eight months in prison. He returned home on January 1, after being accused of threatening state security during a large demonstration in Lomé against rising electricity prices, the arrest of critics, and the new constitution removing presidential term limits. This release comes as 1,511 prisoners have been pardoned by the Togolese authorities. The French Foreign Ministry, for its part, declined to comment on the merits of the case, describing it as an "individual legal matter." At the same time, Kpatcha Gnassingbé, half-brother of the current president of the Council and former defense minister, was also released from prison after 16 years of detention for undermining state security.
According to state authorities, these pardoned prisoners are part of a process of social appeasement and prison decongestion in Togo, and not a process of impunity. According to the President of the Council, Faure Gnassingbé, "this is neither impunity nor weakness in the face of serious crimes. Rather, it is about preventing mistakes or moments of misjudgment from becoming broken destinies. Above all, it is about allowing our country to look to the future." In his traditional end-of-year address to the nation, he set out three main priorities: "Protect, unite, transform." He also took the opportunity to revisit the reforms of the Fifth Republic, which aim to sustainably rebuild the country's political and institutional governance.
Source : Météo Sahel Janvier 2026
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Lors de son discours du Nouvel An, le Président ivoirien a appelé à « la consolidation de la paix et de la sécurité, au renforcement de la cohésion nationale et à la poursuite résolue de notre marche vers le développement, dans un esprit de solidarité active envers les couches les plus vulnérables ». Ainsi, le Chef de l’État, réélu pour un quatrième mandat, réaffirme son engagement à poursuivre la construction du pays et invite les Ivoiriens à ce qu'il appelle le « nouveau contrat social » qui les lie. Dans un contexte régional instable, il a profité de ce moment solennel pour annoncer que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme serait intensifiée, afin que le pays demeure un modèle de transparence et de bonne gouvernance en Afrique. Lors de sa prestation de serment en décembre dernier, il avait dressé un tableau sombre de l'environnement régional, assez fragile. Selon lui, « les menaces terroristes persistent, se transforment, se numérisent. Le cyberterrorisme, en particulier, nous impose une vigilance de chaque instant. » La Côte d'Ivoire est confrontée, comme la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest, à des défis politico-sécuritaires de plus en plus complexes et exigeants.
Cette semaine a été marquée par la période post-électorale en Côte d’Ivoire, avec des législatives qui se sont soldées par une victoire écrasante du RHDP. Selon les résultats provisoires, le parti au pouvoir est largement en tête avec 197 sièges sur les 255 en jeu. Le contentieux électoral a ensuite été ouvert jusqu’au 5 janvier pour permettre aux formations politiques de déposer des recours en cas de désaccord. Le communiqué précise que « conformément à l'article 101 du code électoral, le Conseil constitutionnel informe les candidats qu'ils disposent d'un délai de cinq jours à compter de cette proclamation pour présenter leurs réclamations ou observations en dix exemplaires originaux ». Pour rappel, des informations font état de l'arrestation de 15 jeunes dans la région de Tonkpi, qui ont été acheminés vers le procureur de la République. Une procédure judiciaire a ensuite été ouverte pour détention de cartes d'électeurs ; onze d'entre eux ont été relaxés et les quatre autres comparaîtront devant le tribunal le 6 janvier. De son côté, l'opposition continue de mener le combat pour le renforcement de la démocratie et contre les dérives du pouvoir. Réunis le 3 janvier dernier dans leur siège, les membres du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (Ppa-Ci) ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la lutte contre le quatrième mandat et pour la libération des prisonniers d'opinion. Ils envisagent également de réorganiser leur parti afin de se préparer au mieux pour les prochaines échéances électorales.
Pendant ce temps, l’actualité politique ivoirienne a connu un rebondissement qui a fait couler beaucoup d’encre. Il s'agit de la démission du gouvernement, survenue après les deux grandes élections qui se sont déroulées en Côte d'Ivoire et qui ont vu la victoire éclatante du parti au pouvoir. Mercredi 7 janvier, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a démissionné avec l’ensemble de son gouvernement, qui assurera l’intérim jusqu’au prochain remaniement. Après deux ans à la tête de la primature, Robert quitte le gouvernement.
Source : Sahel weather January 2026
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In his New Year's speech, the Ivorian president called for "the consolidation of peace and security, the strengthening of national cohesion, and the resolute pursuit of our march toward development, in a spirit of active solidarity with the most vulnerable segments of society." The head of state, re-elected for a fourth term, thus reaffirmed his commitment to continuing to build the country and invited Ivorians to embrace what he called the "new social contract" that binds them together. In an unstable regional context, he took advantage of this solemn moment to announce that the fight against money laundering and terrorist financing would be intensified, so that the country remains a model of transparency and good governance in Africa. During his swearing-in ceremony last December, he painted a bleak picture of the fragile regional environment. According to him, "terrorist threats persist, transform, and become digital. Cyberterrorism, in particular, requires us to be vigilant at all times." Like most West African countries, Côte d'Ivoire faces increasingly complex and demanding political and security challenges.
This week was marked by the post-election period in Côte d'Ivoire, with legislative elections that resulted in a landslide victory for the RHDP. According to provisional results, the ruling party is well ahead with 197 of the 255 seats at stake. The electoral dispute was then opened until January 5 to allow political parties to file appeals in case of disagreement. The statement specifies that "in accordance with Article 101 of the Electoral Code, the Constitutional Council informs candidates that they have five days from the date of this announcement to submit their complaints or observations in ten original copies." As a reminder, reports indicate that 15 young people were arrested in the Tonkpi region and brought before the public prosecutor. Legal proceedings were then initiated for possession of voter cards; eleven of them were released and the other four will appear in court on January 6. For its part, the opposition continues to fight for the strengthening of democracy and against abuses of power. Meeting on January 3 at their headquarters, members of the African People's Party-Côte d'Ivoire (Ppa-Ci) reaffirmed their determination to continue the fight against a fourth term and for the release of prisoners of conscience. They also plan to reorganize their party in order to be better prepared for the upcoming elections.
Meanwhile, there has been a major development in Ivorian politics that has attracted a lot of attention. This is the resignation of the government, which came after two major elections in Côte d'Ivoire that saw a resounding victory for the ruling party. On Wednesday, January 7, Prime Minister Robert Beugré Mambé resigned along with his entire government, which will remain in office until the next reshuffle. After two years at the head of the prime minister's office, Robert is leaving the government.