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En partenariat avec l’Association « Entente Féminine pour le Développement du Sénégal », Timbuktu Institute – African Center for Peace Studies (Observatoire des Radicalismes et Conflits Religieux en Afrique) de Dakar, organise dans le cadre du programme d’actions pour l’éducation à la paix et le renforcement de la cohésion sociale en appui aux efforts de l’Etat du Sénégal, «Educating for Peace» une conférence de sensibilisation autour du thème : « Contre l’extrémisme violent et pour la paix : Quels rôles pour les femmes leaders du Sénégal ? ».

Ce panel sera animé par Madame Ndèye Sagar TALL et Madame Kiné SOW, Islamologue avec la participation de Imam Pape SAMBE, accompagné de Chérif Ibou Seyni Laye Thiaw et de Cheikh Ahmadou BASS, Taalifkaat (poète en wolof). Ce programme d’éducation et de vulgarisation des messages de paix  en milieu scolaire  est soutenu par l’Ambassade de Etats-Unis à Dakar. 

La conférence aura lieu le Mercredi 19 avril 2017 à 15h à la Grande Place du Terminus Liberté V et sera modérée par Mme Yague  S. HANNE, en charge du Pôle Dialogue Politique et Résolution des Conflits de Timbuktu Institute avec la participation des chefs religieux et des associations féminines du Sénégal.

En collaboration avec l’Entente Féminine pour le Développement Sénégal et les responsables religieux, Timbuktu Institute a organisé la grande conférence des femmes leaders, intitulé : « Les femmes leaders du Sénégal s’engagent contre l’extrémisme violent », le mercredi 19 avril 2017 dans le cadre de son programme d’actions pour la paix et la cohésion sociale au Sénégal « Educating for Peace ».

En organisant cet événement populaire, Timbuktu Institute appelle toutes les femmes de tout âge, de toute catégorie socio-professionnelle, de toute religion à s’ériger en tant que remparts contre la radicalisation et l’extrémisme violent, en tant qu’éducatrices et protectrices des valeurs de cohésion sociale et de paix à défendre sans relâche pour le bien de notre monde, de notre pays, de nos communautés, de nos familles et de nos enfants la devise de Mothers for Peace, « Engagées, nous sommes les digues protectrices de la paix ». C’est donc plus qu’un simple concept mais il s’agit avant tout d’une invitation à l’engagement des mères, qui sont au cœur de la cellule familiale au Sénégal, contre les fléaux de la radicalisation des jeunes et de l’extrémisme violent.

Lors de cette manifestation publique, la communauté religieuse, issue des différentes confréries soufies, représentée par Chérif Ibou Seyni Laye Thiaw et Imam Pape Sambe se sont exprimés sur l’importance de la femme et l’éducation des enfants dans la tolérance et le respect. Ensuite, des poèmes  (en wolof et en arabe), mettant en valeur les femmes en tant qu’éducatrices et actrices de paix ont été prononcées. Selon Abdoulaye Ndiaye, jeune étudiant en arabe au Lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack, « la mère est en elle-même une patrie car elle est le professeur des professeurs. C’est elle qui a éduqué les professeurs. Elles sont en train de façonner notre monde sans qu’on le sache ».

Enfin, dans la volonté d’étendre cette initiative, Dakar constitue le point de départ de cette plateforme de femmes leaders. Selon Mme Yague Hanne, Responsable du Pôle Dialogue Politique et Gestion des Conflits, « cette initiative sera répétée dans d’autres régions du Sénégal et nous avons l’ambition de poursuivre en Afrique à la rencontre d’autres femmes pour les capaciter et promouvoir leur engagement contre la radicalisation et l’extrémisme violent sous toutes ses formes ».

« La grande question pour les Etats laïcs d’aujourd’hui est qu’ils sont, paradoxalement, contraints de gérer et d’interférer dans le religieux face à la montée de l’extrémisme violent et d’autres problématiques liées à ce domaine sensible  », remarque Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute- qui organise, jeudi prochain, à Mermoz (Dakar) dans les locaux d’OSIWA à 9h, ce séminaire en collaboration avec l’ISERL, l’Institut supérieur d’étude des religions et de la laïcité de l’Université Lumière Lyon 2 (France).
Ce séminaire verra la participation de chercheurs belges, français, et sénégalais, canadiens de divers horizons disciplinaires.
Seront traités, sous différents angles, les cas du Mali, du Burkina Faso, de la Belgique, de la France, du Canada et du Sénégal dans le cadre d’un débat visant à faciliter des échanges avec décideurs politiques mais aussi les partenaires internationaux.

Son attendus notamment, les Professeurs Philippe Martin et Jean-Pierre Chantin de France mais aussi l’intervention de spécialistes belges, sénégalais comme Pr. Babacar Samb, Dr. Selly Bâ, Dr.Bakary Sambe, Dr. Seydou Khouma, Dr. Serigne Bamba Gaye de même que des représentants de think tanks et de la société civile, tels que Cheikh Guèye d’Enda Tiers-monde, Yague Hanne.

Selon cette dernière,, chargée du Pôle « dialogue politique et de la résolution des conflits » chez Timbuktu Institute, « ce séminaire sera un cadre d’échanges sur les expériences des différents pays faisant face à ce paradoxe afin de dégager des pistes pour une réflexion plus approfondie et inclusive sur cette situation que vivent nos pays notamment dans l’espace francophone ».
La redaction

Timbuktu Institute- African Center for Peace Studies en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, a mené une étude préliminaire sur les femmes et la prévention de l’extrémisme violent dans le cadre d’un projet test de recherche-action confiné à Bamako et environs qu’il vise à élargir dans les autres régions du Mali. Présenté ce 23 mai l’étude fait ressortir les difficultés que vit cette « matrice faible et en lutte ». Elle met en exergue l’extrême vulnérabilité des femmes, leur engagement rarement mis en valeur dans la prévention, mais aussi le besoin de renforcement des capacités de la société civile de même que la situation alarmante des droits des femmes face à des institutions religieuses très influentes malgré la confiance des femmes vis femmes vis-à-vis de l’Etat. Ce dernier est même plébiscité devant les partenaires internationaux sur fond d’inquiétudes quant à la stabilisation du pays et rôle de la MINUSMA. L’enquête a été menée par deux chercheurs en janvier dernier par Mmes Yague Hanne et Yousra Hamdaoui sous la direction scientifique du Timbuktu Institute. Dr. Bakary Sambe, directeur de l’institut et coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, revient, dans cette interview, sur les grandes lignes de cette étude préliminaire et nous en donne un aperçu analytique dans cette interview.

Votre étude préliminaire s’est limitée à Bamako, où sont localisées le gros des organisations de femmes et femmes leaders.
Qu’est ce qui en ressort sur la perception des femmes du radicalisme et de l’extrémisme violent ?

Cette étude a surtout alerté sur la grande vulnérabilité socioéconomique des femmes. C’est une étude de perception qui s’est servie de la méthode CAP (connaissance, attitude et pratiques) pour mieux comprendre comment les acteurs eux-mêmes voient et analysent les phénomènes. Les femmes maliennes ainsi que les organisations féminines interrogées dans le cadre d’un questionnaire et de focus groupes à Bamako et Senou avec une présence importante de réfugiées, estiment que les deux facteurs les plus importantes de l’extrémisme violent restent la pauvreté (47%) et pour 40% ce serait le chômage. Cela prouve encore cette vulnérabilité qui nécessite des solutions urgentes aussi bien de la part de l’Etat que des partenaires internationaux du Mali.

Quel rôle les femmes peuvent-elles jouer contre le phénomène de l’extrémisme violent ?

Vous savez, les femmes ont une prédisposition dans la lutte contre l’extrémisme. Il est vrai qu’on les présente surtout comme les premières victimes de l’extrémisme violent mais on insiste rarement sur leur capacité à faire face à ce phénomène. Il faut rappeler que les femmes et les organisations féminines étaient presque seules à faire face à l’extrémisme religieux lorsqu’il menaçait leurs droits dans les années 1990s. Les hommes et surtout les hommes politiques ont attendu que le radicalisme devienne un enjeu sécuritaire pour le prendre au sérieux. Les femmes interrogées mettent à nu deux « grandes failles» dans les dispositifs nationaux et internationaux de lutte contre l’extrémisme : pour 63% d’entre-elles la société civile n’est pas assez outillée pour jouer pleinement son rôle contre ce phénomène, elles pensent aussi à 52% que les femmes ne sont pas assez impliquée dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. Pourtant différentes expériences montrent que les femmes sont capables de développer des formes de résilience communautaire méritant d’être prises en compte dans les différentes stratégies. Il suffit que leur rôle soit mieux valorisé notamment en ce qui est de la prévention auprès des plus jeunes.

En quelles institutions les femmes ont-elles confiance pour lutter efficacement contre l’extrémisme violent ?

Malgré des critiques assez sévères contre les institutions politiques, les femmes placent l’Etat en tête des acteurs capables de lutter contre l’extrémisme (28%). Viennent ensuite les Nations Unies (13%), puis la CEDEAO (12,5 %), la MINUSMA (11,5%) ou encore la France (8,5%). Il est intéressant de voir qu’elles dissocient les Nations Unies en général comme système de la MINUSMA en tant que mission de stabilisation dont la présence et l’action divisent les personnes interrogées dans le cadre de l’étude et qu’elles spécifient le rôle de la France avec un taux de confiance de 8.5% bien qu’elle soit est un acteur important de la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel.

Dans le projet test, il est aussi question des droits des femmes, un sujet qui divise au Mali.  Qu’en dit l’étude?

La situation des droits des femmes telle qu’analysée par les femmes et les organisations féminines maliennes n’est pas rassurante. Les femmes s’alarment de l’absence de « courage politique » mais aussi une forme d’inertie de la communauté internationale ou en tout cas l’absence de pression sur les autorités politiques. L’étude dénote ce grand paradoxe sur la position des femmes vis-à-vis de l’institution étatique. Cette percée de l’Etat comme acteur le mieux placé pour la lutte contre l’extrémisme dans un contexte où l’on assiste à un recul notoire des droits des femmes est très surprenante d’autant plus que pour beaucoup de femmes leaders, les autorités politiques n’ont jamais su tenir leurs positions face aux pressantes manifestations des associations religieuses contre la promulgation du fameux code de la famille et de la personne. Dans la perception de femmes et des organisations les représentant, la situation semble perdurer aujourd’hui, suite au « soutien décisif des associations islamiques à l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités issues des élections de 2012 ».

Nouvelle étude Timbuktu Institute au Mali : femmes, prévention et lutte contre l’extrémisme violent au mali

Etude préliminaire en vue d’un projet de recherche-action

SOUS LA DIRECTION SCIENTIFIQUE DE Dr. BAKARY SAMBE, Yague S. Hanne et  Yousra Hamdaoui

voir rapport à télécharger en pièce jointe Rapport Femme et extrémisme violent au Mali

APRÈS LA 1ERE CHAÎNE YOUTUBE D’ÉDUCATION À LA PAIX EN AFRIQUE (EDUCATING FOR PEACE), TIMBUKTU INSTITUTE, AVEC LE SOUTIEN DU BUREAU RÉGIONAL DE L’UNESCO, LANCE « SAHEL EDUCATION 2030 », UNE PLATEFORME RÉGIONALE D’ÉDUCATION AUX DROITS HUMAINS ET À LA NON-VIOLENCE DESTINÉE AUX JEUNES ÉLÈVES DU BURKINA FASO, DU MALI, DU NIGER ET DU SÉNÉGAL DANS LE CADRE DE SA STRATÉGIE PRÉVENTIVE.

La cérémonie de lancement aura lieu ce mercredi 21 juin 2017 à 10h au CEM Joseph-Félix Corréa de Guédiawaye avec la participation des autorités nationales, des représentants des pays concernés, du Bureau Régional de l’UNESCO et de la communauté éducative en partenariat avec la coordination des gouvernements scolaires regroupant les élèves du département de Pikine et Guédiawaye.

En présence de Dr. Bakary Sambe directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Monsieur Alioune Tine, Directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre animera une conférence sur « le rôle de l’éducation aux Droits humains et à la citoyenneté pour la paix au Sahel ».

La cérémonie sera clôturée par une distribution des prix aux meilleurs élèves dans le cadre de la promotion de la culture de l’excellence ainsi que la signature d’une convention pour l’installation d’un « Club de la Paix » au sein de l’établissement.

La télévision Chinoise CGT salue l’innovation sénégalaise en matière de prévention de l’extrémisme violent https://www.youtube.com/watch?v=QWJ0MBIU8eY&feature=youtu.be

En collaboration avec l’Organisation pour la Paix et l’Entente religieuse au Sénégal (ORPER) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Timbuktu Institute a organisé la première session du « débat participatif estudiantin » sur l’importance de la prévention de l’extrémisme, ce lundi 3 juillet 2017 à 18 H dans le Campus social de l’université. Plus de 400 participants étudiants et enseignants étaient présents et y ont pris part sous forme de discussion interactive. Plusieurs questions ont été soulevées notamment le rôle du Sénégal dans l’espace sahélien ainsi que son absence du G5 Sahel. Plusieurs interlocuteurs sont revenus sur la question éducative notamment l’enseignement coranique et la situation daaras mais aussi la terminologie stigmatisante souvent utilisée par les médias à propos des questions aussi sensibles que la religion.
Ce débat participatif, en plein air, a été animé par les représentants des différentes communautés et organisations religieuses du Campus de l’UGB, musulmanes et chrétiennes, confrériques et réformistes autour de la thématique « Prévention de l’extrémisme violent : quelle responsabilité pour les communautés religieuses ». Il a été introduit par le Dr. Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (ORCRA) également enseignant au centre d’Etude des Religions (CER) de l’Université Gaston Berger.
Cette activité du programme « Educating for Peace » entrait dans le cadre de l’appui aux efforts de l’Etat du Sénégal pour le renforcement de la cohésion sociale et la culture de la paix. Elle visait à mieux responsabiliser les communautés et les leaders religieux dans la prévention de l’extrémisme ainsi que le renforcement de leurs capacités dans la construction des résiliences communautaires.
« Educating for Peace » qui avait déjà mené plusieurs actions dans les établissements secondaires en collaboration avec la communauté éducative, est un programme de consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Sénégal soutenu par l’Ambassade des Etats Unis à Dakar.

La Fondation Konrad Adenauer en partenariat avec Timbuktu Institute, a initié une formation à l’intention des journalistes de la presse écrite au Sénégal pour mieux les outiller sur les enjeux de la prévention de l’extrémisme violent.

Il s’agissait à travers cette formation d’un renforcement de capacité des journalistes afin de traiter ce sujet très sensible avec la déontologie requise pour mieux édifier les populations.

Pour le directeur de Timbuktu Institute, le Docteur Bakary Sambe « Cette formation est destinée aux acteurs de la presse écrite, la Fondation Konrad Adenauer et Timbukutu Institute ont voulu accompagner les actions de la presse pour mieux les outiller sur les concepts qu’ils utilisent afin d’éviter la stigmatisation de certaines religions, l’utilisation abusive de certains termes qui peuvent prêter à confusion. Au regard de leur rôle comme faiseurs d’opinions qui influencent des opinions, ils ont une responsabilité énorme pour participer dans le travail de sensibilisation, et cela on recoupe totalement le rôle des médias qui est celui d’éduquer, de sensibiliser aussi bien que l’opinion, les décideurs, la société civile et les jeunes soient bien éclairer, accompagner et sensibiliser »

L’objectif de cette journée de formation étant  de Sensibiliser les journalistes aux différents concepts et aux enjeux de la prévention de l’extrémisme violent et le traitement des questions liées au terrorisme notamment l’utilisation d’une certaine terminologie parfois confuse mais aussi les transmettre des pratiques, des grilles d’analyse pour mieux édifier les populations ; les participants ont ainsi bénéficié d’excellentes communications sur les modules comme « Aspects méthodologiques, approche de la question de l’extrémisme violent, concepts et précautions terminologiques et déontologiques », la « Crise sahélienne et l’extrémisme violent : approche critique des stratégies de lutte et enjeux de la prévention » ainsi que les « Stratégies de prévention de l’extrémisme et les bonnes pratiques dans le Sahel » ont été les différentes thématiques présentées par le Dr Bakary Sambe quant au volet « traitement de l’information sensible : éthique et professionnalisme face au phénomène du terrorisme », il a été présenté par Monsieur Moumouni CAMARA.

« C’est très important pour nous journalistes de bénéficier de ce genre de formation surtout avec le phénomène de l’extrémisme violent qui ne cesse de gagner du terrain en Afrique, avec tout ce qu’on a appris et su aujourd’hui, nous savons désormais comment mieux traiter ce sujet très sensible avec beaucoup de précaution sans pour autant vexer ou tomber dans des pièges de manipulation encore moins remettre en cause notre vivre ensemble dans tous ces états, nous remercions beaucoup la Fondation et l’Institut Timbuktu pour cette belle initiative et nous espérons que ce ne serait pas la dernière » nous confie un participant.

Après une séance de travaux en groupe avec les participants suivi de la restitution desdits travaux en plénière, Dr Bakary Sambe (Directeur de Timbuktu Institute) et Mme Ute Bocande chargé des programme de la Fondation Konrad Adenauer ont remercié les participant avant de se donner au revoir sur un cocktail bien garni.

« Le journalisme, c’est voir, savoir, savoir-faire et faire-savoir » disait Gaston Leroux, Ceci étant, il a été évoqué la nécessité de regrouper les participants de cette formation à un réseau de journalistes intervenants dans la prévention de l’extrémisme violent dans notre pays.

« L’absence du Sénégal du G5 Sahel ne signifie point un désengagement sur la question de la lutte contre le terrorisme et les réseaux criminels dans le Sahel », estime le coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Dr. Bakary Sambe, par ailleurs, directeur de Timbuktu Institute.

Selon Bakary Sambe, « Le Sénégal dont les soldats sont déjà assez présents dans le Centre du Mali, va bientôt renforcer son contingent qui pourrait atteindre 1300 à 1400 hommes ; cela est, déjà, la preuve d’une solidarité agissante envers le Mali, pays frère, et d’un engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Cependant, le spécialiste des réseaux transnationaux et de l’extrémisme violent pense que « le Sénégal, déjà engagé dans le cadre du processus de Nouakchott, lancé par la Commission de l’Union africaine en mars 2013 et qui rassemble 11 pays, est tellement concerné par les défis qui interpellent les pays du G5 Sahel qu’il y avait largement sa place pour une coopération plus étroite avec une mutualisation des forces et des expériences ». Car « les attentats de Ouagadougou ont signé la fin des exceptions en Afrique de l’Ouest de même que l’attaque de Grand Bassam inaugure l’ère de l’absurdité de prévision », soutient le chercheur selon qui « tous nos pays partagent les mêmes vulnérabilités car la porosité des frontières maliennes ne sont plus seulement un problème pour le Mali mais pour tous ses voisins. Il est révolu le temps où l’on construisait des résiliences nationales dans un environnement régional instable ».

Interrogé sur l’implication marquée de la France lors du dernier sommet de Bamako avec la présence du Président Macron, le 2 juillet dernier, le directeur de Timbuktu Institute insiste sur « la nécessité de prendre de plus en plus en compte les perceptions des populations locales afin que la nouvelle force du G5 Sahel ne soit pas assimilable à un prolongement régional de la présence militaire étrangère ».

Pour lui, « ce sera dommageable aussi bien pour la précieuse coopération que pour la cause commune de la lutte contre le terrorisme dans laquelle les pays de la sous-région ont besoin de l’appui de la France dont l’intervention avait, tout de même, prémuni d’une expansion régionale djihadiste en janvier 2013 ».