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Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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Le Général Abdourahamane Tiani propose de restituer à la France sa part d'uranium (63,4 %) issue d'un stock de 156 000 tonnes accumulé à la mine de la Somaïr avant sa nationalisation en juin 2025. Cette annonce, perçue comme un geste de clarification dans le bras de fer diplomatique entre Niamey et Paris, fixe néanmoins une limite stricte : tout l'uranium produit après la prise de pouvoir de la junte reste la propriété exclusive du Niger, les autorités affirmant avoir investi 24 milliards de francs CFA pour maintenir l'exploitation après le désengagement d'Orano. Ce positionnement illustre l’élan souverainiste du Niger sur ses ressources naturelles, alors que le contentieux judiciaire pour « expropriation » et préjudices environnementaux continue de s'envenimer entre les deux pays.
Algérie–Niger : Une visite officielle pour sceller la réconciliation
La visite officielle du Général Abdourahamane Tiani à Alger consacre la fin d’une « période anormale de froideur » et amorce une « relance prudente du dialogue bilatéral » après des mois de vives crispations liées au coup d’État de juillet 2023 et à la gestion migratoire. Accueilli avec les honneurs par le Président Abdelmadjid Tebboune, le chef de la transition nigérienne, soutenu par une délégation ministérielle de haut rang (Défense, Énergie, Pétrole), cherche à transformer cet apaisement diplomatique en un partenariat opérationnel solide. Au-delà du retour symbolique des ambassadeurs, l'enjeu est de réactiver des projets structurants tels que le gazoduc transsaharien (TSGP), l'interconnexion par fibre optique et la coopération sécuritaire frontalière, tout en repositionnant l'Algérie comme un médiateur régional incontournable face à l'isolement du Niger. Ce sommet témoigne d'un volontarisme politique mutuel visant à stabiliser l'espace sahélo-saharien, bien que la concrétisation de ces ambitions reste tributaire de la capacité des deux États à surmonter les pesanteurs administratives et les fragilités politiques locales.
Force unifiée de l'AES : Une montée en puissance à 6 000 hommes
Face à la recrudescence des menaces djihadistes et à l'utilisation par les « mercenaires » de technologies de pointe, le Général Abdourahamane Tiani a annoncé que l'effectif de la Force unifiée de l'Alliance des États du Sahel (AES) serait porté de 5 000 à 6 000 soldats. Cette augmentation stratégique vise à renforcer la capacité opérationnelle du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour sécuriser l'espace sahélien, marqué par des attaques récentes comme celle contre l'aéroport de Niamey. Au-delà du simple accroissement des troupes, l'alliance mise sur une coordination accrue du renseignement, de la logistique et sur la sensibilisation des forces de défense à de nouveaux types de menaces asymétriques. Ce renforcement militaire s'accompagne d'une volonté d'intégration plus large, incluant la lutte contre la désinformation et la création d'institutions économiques communes, malgré des défis persistants liés au financement et à la mise en place d'un cadre supranational opérationnel.
Timbuktu Institute - Week 3 - February 2026
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This is a case that the shadow of silence managed to cover up for only a month. It concerns the imbroglio surrounding fifteen migrants of African origin, who were sent back from the United States and are currently under house arrest in Cameroon. In fact, there were two stages to the story. First, two Ghanaians, three Zimbabweans, one Sierra Leonean, two Ugandans and one Kenyan arrived in Yaoundé on 14 January 2026 from a detention centre in the state of Louisiana. These first nine were then joined on 16 February by eight others, bringing the total number of migrants deported under Donald Trump's new migration policy to 17.
The Cameroonian authorities have made it clear [to those deported] that they will only be allowed to leave to return to their country of origin. For some, this would be tantamount to signing their death warrant," according to their lawyer, contacted by Jeune Afrique. In any case, judging by appearances, the Cameroonian authorities seem at the very least embarrassed by this situation. Indeed, while attempting to contact those under house arrest, four journalists and a lawyer were arrested and then released on 18 February in Yaoundé. Faced with this situation, the main question that arises is this: has Cameroon concluded an agreement with Washington to take in migrants deemed undesirable, following the example of Ghana and Equatorial Guinea? For the time being, this question remains unanswered. However, the validity of this transfer operation is being debated within Cameroonian public opinion, in a context of uncertainty following the postponement of the upcoming legislative and municipal elections.
Ngarbuh massacre: an inadequate verdict?
After a six-year legal saga, on 19 February 2026, the military court in Yaoundé sentenced three Cameroonian soldiers to prison terms of between five and ten years for the massacre of 21 civilians in Ngarbuh (North-West region) on 14 February 2020. Ten years' imprisonment for the highest-ranking officer, Sergeant Baba Guida, eight years for Constable Sanding Sanding and five years for Private First Class Gilbert Haranga. The latter were found guilty of ‘murder, arson, violence against a pregnant woman and violation of orders’. In addition, former separatist Afa Fong, who did not attend the hearing because he is on the run, was found guilty of the same charges. However, the verdict is far from satisfactory for the families' lawyer. According to him, ‘these were extremely serious offences that could have led to a life sentence (...) This verdict does not do justice’. For the time being, neither the prosecution nor the defence has indicated any intention to appeal. Be that as it may, even if this case has come to a legal conclusion, it is far from being closed on a symbolic level. This is because the verdict, which some consider lenient, has reignited the debate on the fight against impunity and the ability of the Cameroonian justice system to respond appropriately to the violations committed in the context of the Anglophone crisis.
Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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Voilà une affaire que l’ombre du silence n’aura réussi à recouvrir que le temps d’un mois. Il s’agit de l’imbroglio au sujet de quinze migrants d’origine africaine, renvoyés des États-Unis et actuellement assignés à résidence au Cameroun. En effet, l’histoire a connu deux temps. C’est d’abord deux Ghanéens, trois Zimbabwéens, un Sierra-Léonais, deux Ougandais et un Kényan qui arrivent à Yaoundé le 14 janvier 2026 en provenance d’un centre de détention de l’État de la Louisiane. Par la suite, ces neuf premiers seront rejoints, le 16 février par huit autres, portant ainsi à 17 le nombre total de ces migrants expulsés dans le cadre de la nouvelle politique migratoire de Donald Trump.
Les autorités camerounaises ont clairement signifié [aux expulsés] qu’ils ne pourraient sortir de là que pour retourner dans leur pays d’origine. Ce qui reviendrait, pour certains, à signer leur arrêt de mort », à en croire leur avocat, contacté par Jeune Afrique. En tous les cas, à en juger, les autorités camerounaises paraissent pour le moins embarrassées par cette histoire. En effet, alors qu’ils tentaient d’entrer en contact avec les assignés à résidence, quatre journalistes et un avocat ont été arrêtés puis libérés, le 18 février à Yaoundé. Face à cette situation, la question principale qui émerge est celle-ci : le Cameroun aurait-il conclu un accord avec Washington pour accueillir des migrants jugés indésirables, à l’instar du Ghana et de la Guinée équatoriale ? Pour l’heure, elle reste sans réponse. Toujours est-il que le bien fondé de cette opération de transfert fait débat au sein de l’opinion camerounaise, dans un contexte d’incertitude suite au report des prochaines législatives et municipales.
Massacre de Ngarbuh, un verdict insuffisant ?
Après un feuilleton judiciaire de six ans, le tribunal militaire de Yaoundé a condamné, le 19 février 2026, trois militaires camerounais à des peines de cinq à dix ans de prison pour le massacre de 21 civils à Ngarbuh (région du Nord-Ouest) survenu le 14 février 2020. Dix ans de prison ferme pour le plus gradé, le sergent Baba Guida, huit ans pour le gendarme Sanding Sanding et cinq ans pour le soldat de première classe Gilbert Haranga. Ces derniers ont été reconnus coupables de « meurtres, incendie, violence sur femme enceinte et violation de consignes ». Par ailleurs, l’ex-séparatiste Afa Fong – qui n’a pas assisté à l’audience car en cavale - a été reconnu coupable des mêmes faits. Cependant, le verdict est loin de satisfaire l’avocat des familles. D’après lui, « il s’agissait de faits extrêmement graves susceptibles de conduire à une condamnation à vie (…) Ce verdict ne rend pas justice ». Pour l’heure, l’accusation et la défense n’ont pour l’instant pas formulé l’intention d’interjeter appel. Quoiqu’en il soit, même si ce dossier arrive à son terme judiciaire, il n’en reste pas moins qu’il est loin d’être clos sur le plan symbolique. Ceci dans la mesure où ce verdict jugé clément par d’aucuns, ravive le débat sur la lutte contre l’impunité et la capacité de la justice camerounaise à apporter une réponse à la hauteur des violations commises dans le contexte de la crise anglophone.
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In Togo, current events reveal a country plagued by tensions between strategic assertiveness and institutional challenges. From threats against journalist Roger Amemavoh to the appeal trial of Félix Abalo Kadangha, via Faure Gnassingbé's goal of food sovereignty and his presidency of the Organisation for the Harmonisation of Business Law in Africa, this sequence illustrates the delicate balance between political ambition, governance requirements and the protection of freedoms.
Threats against Roger Amemavoh: a sign of the structural challenges to press freedom in Togo
The threats against journalist Roger Amemavoh reveal the challenges facing press freedom in Togo. The Observatoire Togolais des Médias (OTM) has denounced ‘a serious attack on freedom of expression and the media,’ calling on the authorities to guarantee the journalist's safety. For its part, the Union of Independent Journalists of Togo (SYNJIT) condemned these threats ‘in the strongest possible terms’ and referred to a ‘resurgence of attacks on press freedom’. The government, through the ministries responsible for communication and security, said it was ‘monitoring the situation closely’. This case has reignited the structural debate on the protection of journalists in Togo. While the official reaction marks institutional recognition of the problem, the challenge now lies in the ability to translate these statements into concrete protection measures and effective procedural guarantees.
Félix Abalo Kadangha's appeal trial: credibility of military justice and issues of state responsibility in Togo
Five years after the death of Colonel Toussaint Bitala Madjoulba, Félix Abalo Kadangha's appeal trial opened on 16 February 2026 before a military court. Sentenced in 2023 to 20 years' imprisonment for ‘conspiracy against state security’, ‘complicity in murder’ and ‘obstruction of justice’, the former chief of staff is contesting a decision that his lawyers consider to be marred by procedural flaws and a glaring lack of evidence. This trial is highly symbolic; it calls into question the credibility of the military justice system, the handling of sensitive cases involving the armed forces, and the transparency of accountability mechanisms at the highest levels of government. This event comes amid ongoing debate over Damiba's extradition and his various misadventures.
Faure Gnassingbé: Focus on food sovereignty and self-sufficiency in agricultural production in Togo
During his visit to the planned agricultural development zones (ZAAP) of Dankpen and Binah, he stated: "Beyond food security, it is imperative to achieve food sovereignty. ‘ The President of the Council stressed that ’the government does not have all the answers" and called for greater collaboration with producers. This statement marks a strategic shift towards a logic of autonomy in agricultural production. By distinguishing between food security and food sovereignty, he emphasises reducing dependence on imports and the joint responsibility of the state and producers. The challenge is not limited to agricultural production: it is about consolidating the country's economic resilience and structuring rural value chains in a sustainable manner. This approach is therefore part of a strategic self-sufficiency strategy aimed at reducing dependence on imports and consolidating national economic resilience. However, the success of this approach will depend on the effective professionalisation of agricultural and agri-food activity zones (ZAAPs) and access to finance, inputs and markets.
Harmonisation of business law in Africa: a diplomatic lever for Togo's strategic repositioning
The Organisation for the Harmonisation of Business Law in Africa (OHADA) is a diplomatic lever for Togo's strategic repositioning. This assumption of office gives Togo increased visibility in the African legal arena. This accession to the presidency of OHADA strengthens Togo's diplomatic position within the African legal architecture. It provides Lomé with a strategic platform to promote legal certainty, investment attractiveness and regional economic integration, while strengthening its image as an influential institutional player. The country is making progress on several fronts, but sustainable consolidation will depend on the ability of institutions to simultaneously guarantee security, civil liberties and inclusive governance.
Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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Au Togo, l’actualité révèle un pays en proie à des tensions entre affirmation stratégique et défis institutionnels. Des menaces visant le journaliste Roger Amemavoh au procès en appel de Félix Abalo Kadangha, en passant par l'objectif fixé par Faure Gnassingbé en matière de souveraineté alimentaire et par sa présidence de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, cette séquence illustre un équilibre délicat entre ambition politique, exigences de gouvernance et protection des libertés.
Menaces contre Roger Amemavoh : un révélateur des défis structurels de la liberté de la presse au Togo
Les menaces visant le journaliste Roger Amemavoh sont un révélateur des défis auxquels la liberté de la presse est confrontée au Togo. L’Observatoire togolais des médias (OTM) a en effet dénoncé « une atteinte grave à la liberté d’expression et des médias », appelant les autorités à garantir la sécurité du journaliste. De son côté, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a condamné « avec la plus grande fermeté » ces menaces et évoqué une « recrudescence des atteintes à la liberté de la presse ». Le gouvernement, par la voix des ministères en charge de la Communication et de la Sécurité, a indiqué « suivre la situation avec attention ». Cette affaire relance le débat structurel sur la protection des journalistes au Togo. Si la réaction officielle marque une reconnaissance institutionnelle du problème, l'enjeu réside désormais dans la capacité à traduire ces déclarations en mesures concrètes de protection et en garanties procédurales effectives.
Procès en appel de Félix Abalo Kadangha : crédibilité de la justice militaire et enjeux de la responsabilité de l’État au Togo
Cinq ans après la mort du colonel Toussaint Bitala Madjoulba, le procès en appel de Félix Abalo Kadangha s’est ouvert le 16 février 2026 devant la justice militaire. Condamné en 2023 à 20 ans de réclusion pour « complot contre la sûreté de l’État », « complicité d’assassinat » et « entrave à la justice », l’ancien chef d’état-major conteste une décision que ses avocats jugent entachée de vices de procédure et marquée par un manque criant de preuves. Ce procès est hautement symbolique ; il interroge la crédibilité de la justice militaire, la gestion des affaires sensibles impliquant les forces armées, ainsi que la transparence des mécanismes de responsabilité au sommet de l’État. Cet événement intervient dans un contexte où le débat porte sur l'extradition de Damiba et ses péripéties.
Faure Gnassingbé : cap sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie dans la production agricole au Togo
Lors de sa visite dans les zones d'aménagement agricole planifié (ZAAP) de Dankpen et de la Binah, il a déclaré : « Au-delà de la sécurité alimentaire, il est impératif d'atteindre la souveraineté alimentaire. » Le président du Conseil a souligné que « le gouvernement ne détient pas toutes les réponses » et a appelé à une collaboration renforcée avec les producteurs. Cette déclaration marque un tournant stratégique vers une logique d’une autonomie dans le cadre de la production agricole. En distinguant la sécurité alimentaire de la souveraineté alimentaire, il met l’accent sur la réduction de la dépendance aux importations et sur la responsabilisation conjointe de l’État et des producteurs. L’enjeu ne se limite pas à la production agricole : il s'agit de consolider la résilience économique du pays et de structurer durablement les chaînes de valeur rurales. Cette orientation s'inscrit donc dans une logique d'autosuffisance stratégique visant à réduire la dépendance aux importations et à consolider la résilience économique nationale. Toutefois, la réussite de cette démarche dépendra de la professionnalisation effective des zones d'activités agricoles et agroalimentaires (ZAAP) et de l'accès au financement, aux intrants et aux marchés.
L’harmonisation du droit des affaires en Afrique : un levier diplomatique pour le repositionnement stratégique du Togo
L'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) est un levier diplomatique pour le repositionnement stratégique du Togo. Cette prise de fonction confère au Togo une visibilité accrue dans l'espace juridique africain. Cette accession à la présidence de l'OHADA renforce le positionnement diplomatique du Togo au sein de l'architecture juridique africaine. Elle offre à Lomé une tribune stratégique pour promouvoir la sécurité juridique, l'attractivité des investissements et l'intégration économique régionale, tout en renforçant son image d'acteur institutionnel influent. Le pays progresse sur plusieurs fronts, mais la consolidation durable dépendra de la capacité des institutions à garantir simultanément la sécurité, les libertés publiques et une gouvernance inclusive.
Timbuktu Institute - Week 3 - February 2026
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This week, the news in Côte d'Ivoire is marked by the political consolidation of the Rally of Houphouëtists for Democracy and Peace (RHDP), significant judicial developments, the strengthening of the partnership with the United Nations Development Programme (UNDP) around the PND 2026-2030, and increased regulation of the media by the High Authority for Audiovisual Communication (HACA).
Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix in Massala: territorial consolidation and a logic of continuity
On 16 February 2026, a large delegation from the Rally of Houphouëtists for Democracy and Peace (RHDP), led by Bouaké Fofana and Adama Dosso, held a large rally in the No. 204 electoral district of Massala, ahead of the partial legislative elections. Party leaders called on voters to ‘make the right choice’ by voting for Mamadou Dosso, so that ‘Worodougou can continue its glorious march of development spearheaded by President Alassane Ouattara’. This mobilisation by the RHDP in Massala reflects a classic strategy of territorial consolidation by the ruling party in these partial legislative elections. By evoking the ‘glorious march of development’ driven by President Ouattara, the leaders are banking on the party's track record and continuity as levers of electoral legitimacy in this politically strategic constituency for Worodougou. The candidate says he is ‘very confident’, believing that ‘the ministers and officials of the region are supporting us, which is an additional assurance’. He has promised to continue with structural projects, particularly in terms of roads and access to water. The withdrawal of Metola Coulibaly, an independent candidate who stated, ‘I was independent, but I realised I had to come home,’ strengthens the RHDP's momentum in this constituency.
Prince Arthur Dalli: release under judicial supervision with measured political implications
On the legal front, the mayor of Lakota, Prince Arthur Dalli, who had been remanded in custody on 23 January, was released under judicial supervision by order of 16 February 2026. According to a statement from his political office, he ‘remains fully available for the remainder of the legal proceedings, in strict compliance with the obligations that have been notified to him.’ This release on bail marks a significant procedural development, without closing the case. It reaffirms the principle of the presumption of innocence and respect for judicial guarantees, while keeping the person concerned under legal constraint pending the outcome of the proceedings. The mayor reaffirmed his commitment to ‘peace, social cohesion and sustainable development in the department of Lakota’, calling for ‘dialogue, stability and national unity’. This decision illustrates how judicial mechanisms operate in a closely scrutinised political context.
The United Nations Development Programme (UNDP) and Côte d'Ivoire: a strengthened strategic partnership for the 2026-2030 National Development Plan
At the strategic level, UNDP has reaffirmed its commitment to Côte d'Ivoire for the implementation of the 2026-2030 National Development Plan (NDP). During a meeting with the Minister of Planning, Dr Souleymane Diarrassouba, the Resident Representative assured him that UNDP interventions would ‘align with the priorities of the NDP 2026-2030’. This renewed commitment by UNDP confirms the essential role of international partnership in Côte d'Ivoire's economic trajectory. This alignment demonstrates a commitment to strategic coherence between national planning and technical support, particularly with regard to reducing inequalities, governance and territorial resilience. For his part, the Minister welcomed the 2021-2025 cooperation programme (US$35 million) and the adoption of the new Country Cooperation Framework (CPD) 2026-2030 (US$99 million), highlighting its consistency with national priorities, particularly the reduction of inequalities and the digitalisation of PND monitoring.
High Authority for Audiovisual Communication: suspension of Radio-école BLM and challenges of audiovisual regulation
On another note, on 18 February 2026, the High Authority for Audiovisual Communication (HACA) announced the precautionary suspension of Radio-école BLM for non-compliance with its specifications. The regulatory body stated that it had acted following reports concerning an alleged authorisation to operate an Arabic-language radio service. This decision is part of the HACA's normal exercise of its regulatory powers and monitoring of compliance with its specifications. This suspension reflects the authorities' increased vigilance regarding content compliance and operating licences, in a context where control of the audiovisual space is a sensitive issue of governance and social cohesion. During their hearing, the managers acknowledged that they had broadcast music in Arabic two days a week, while denying any parallel online broadcasting.
Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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Cette semaine, l'actualité en Côte d'Ivoire est marquée par la consolidation politique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), des évolutions judiciaires sensibles, le renforcement du partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) autour du PND 2026-2030, ainsi qu'une régulation accrue de l'espace médiatique par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA).
Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix à Massala : consolidation territoriale et logique de continuité
Le 16 février 2026, une forte délégation du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), conduite par Bouaké Fofana et Adama Dosso, a animé un grand meeting dans la circonscription électorale No 204 de Massala, en vue des législatives partielles. Les responsables du parti ont appelé les électeurs à « faire le bon choix » en votant pour Mamadou Dosso, afin que « le Worodougou poursuive sa marche glorieuse de développement impulsée par le président Alassane Ouattara ». Cette mobilisation du RHDP à Massala traduit une stratégie classique de consolidation territoriale du parti au pouvoir à l'occasion de ces élections législatives partielles. En évoquant la « marche glorieuse du développement » impulsée par le président Ouattara, les responsables misent sur le bilan et la continuité comme leviers de légitimation électorale dans cette circonscription politiquement stratégique pour le Worodougou. Le candidat se dit « très confiant », estimant que « les ministres et cadres de la région nous accompagnent, ce qui constitue une assurance supplémentaire ». Il a promis la poursuite des projets structurants, notamment en matière de routes et d'accès à l'eau. Le retrait de Metola Coulibaly, un candidat indépendant qui a déclaré : « J’étais indépendant, mais j’ai compris qu’il fallait revenir à la maison », renforce la dynamique du RHDP dans cette circonscription.
Prince Arthur Dalli : une remise en liberté sous contrôle judiciaire aux implications politiques mesurées
Sur le plan judiciaire, le maire de Lakota, Prince Arthur Dalli, qui avait été placé sous mandat de dépôt le 23 janvier, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par ordonnance du 16 février 2026. Selon le communiqué de son cabinet politique, il « demeure pleinement disponible pour la suite de la procédure judiciaire, dans le strict respect des obligations qui lui ont été notifiées ». Cette remise en liberté sous contrôle judiciaire marque une évolution procédurale significative, sans pour autant clore le dossier. Elle réaffirme le principe de la présomption d'innocence et le respect des garanties judiciaires, tout en maintenant l'intéressé sous contrainte légale dans l'attente de la suite de la procédure. Le maire a réaffirmé son engagement en faveur de « la paix, de la cohésion sociale et du développement durable du département de Lakota », appelant au « dialogue, à la stabilité et à l'unité nationale ». Cette décision illustre le fonctionnement des mécanismes judiciaires dans un contexte politique attentivement scruté.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Côte d’Ivoire : un partenariat stratégique renforcé pour le PND 2026-2030
Au niveau stratégique, le PNUD a réaffirmé son engagement aux côtés de la Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Lors d'une rencontre avec le ministre du Plan, le Dr. Souleymane Diarrassouba, la Représentante résidente a assuré que les interventions du PNUD « s'aligneraient sur les priorités du PND 2026-2030 ». Ce réengagement du PNUD confirme le rôle essentiel du partenariat international dans la trajectoire économique ivoirienne. Cet alignement témoigne d'une volonté de cohérence stratégique entre la planification nationale et l'appui technique, notamment en ce qui concerne la réduction des inégalités, la gouvernance et la résilience territoriale. Le ministre a, pour sa part, salué le programme de coopération 2021-2025 (35 millions de dollars américains) ainsi que l'adoption du nouveau Cadre du Programme de Coopération Pays (CPD) 2026-2030 (99 millions de dollars américains), soulignant la cohérence avec les priorités nationales, notamment la réduction des inégalités et la digitalisation du suivi du PND.
Haute Autorité de la communication audiovisuelle : suspension de Radio-école BLM et enjeux de la régulation audiovisuelle
Dans un autre registre, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a annoncé, le 18 février 2026, la suspension conservatoire de Radio-école BLM pour non-respect de son cahier des charges. L’organe de régulation indique avoir agi à la suite de signalements concernant une prétendue autorisation d'exploitation d'un service radiophonique en langue arabe. Cette décision s'inscrit dans le cadre de l'exercice classique des prérogatives de régulation et de contrôle du respect des cahiers des charges de la HACA. Cette suspension témoigne de la vigilance accrue des autorités concernant la conformité des contenus et des autorisations d'exploitation, dans un contexte où la maîtrise de l'espace audiovisuel est un enjeu sensible de gouvernance et de cohésion sociale. Lors de leur audition, les responsables ont reconnu avoir diffusé de la musique en langue arabe deux jours par semaine, tout en réfutant toute exploitation parallèle en ligne.
Timbuktu Institute – Week 3 – February 2026
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Imam Mahmoud Dicko, a central figure in Malian socio-political life, now finds himself at the heart of an ‘ambiguous adventure’ marked by his transition from being an indispensable power broker to a vocal opponent in exile. After playing a decisive role in the fall of Ibrahim Boubacar Keïta in 2020, he gradually distanced himself from the military rulers, denouncing their failure to respect the transition timetable. Now a refugee in Algeria, Dicko is seeking to redefine his roleby positioning himself as a mediator for peace, while joining opposition coalitions abroad, such as the Coalition of Forces for the Republic (CFR). His rhetoric, which skilfully blends religious rigour, populism and criticism of the elites, continues to divide opinion: his supporters see him as an indispensable moral bulwark against an authoritarian junta, while his detractors are concerned about his theocratic influence and ultra-conservative positions, which they believe threaten the secular nature of the state. Despite the dissolution of his movement (CMAS) by the authorities in Bamako, the imam remains a key figure whose ability to mobilise support, even from a distance, continues to pose a major challenge to the colonels in power.
FAMa operation in Ségou: Terrorists neutralised and equipment seized
According to a statement issued by the army general staff on Monday 16 February 2026, the Malian Armed Forces (FAMa) carried out a major search operation on the previous Sunday in the Nampala area (Ségou region). The intervention, which targeted the areas around the villages of Toulé and Akoub, resulted in the neutralisation of several terrorists. In addition to the human toll, the army seized a significant amount of equipment, including weapons, ammunition and communications equipment. Through this operation, the military hierarchy reaffirms its determination to track down armed groups throughout the national territory to ensure the safety of the population.
The AES launches its roadmap for its second year
On 17 February 2026, the Malian government officially examined the roadmap for Year II of the Confederation of Sahel States (AES), which aims to consolidate the achievements of the first year and operationalise the commitments made by Mali, Burkina Faso and Niger. This step follows the recent ratification of four major protocols on defence, diplomacy, development and the creation of a confederal parliament. Under the rotating presidency of Captain Ibrahim Traoré, the confederation intends to transform these legal texts into concrete actions to meet the urgent needs of the population in terms of security, free movement and infrastructure. The authorities reaffirm the irreversible nature of this regional integration process, born out of the break with ECOWAS and the desire of the three states to build a sovereign and secure space.
Timbuktu Institute - Semaine 3 - Février 2026
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L’imam Mahmoud Dicko, figure centrale de la vie socio-politique malienne, se trouve aujourd'hui au cœur d'une « aventure ambiguë » marquée par son passage du statut de pivot incontournable du pouvoir à celui d'opposant frontal en exil. Après avoir joué un rôle déterminant dans la chute d'Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, il s'est progressivement distancé des militaires au pouvoir, dénonçant le non-respect du calendrier de transition. Désormais réfugié en Algérie, Dicko cherche à redéfinir son rôle en se positionnant comme un médiateur pour la paix, tout en intégrant des coalitions d'opposition à l'étranger, comme la Coalition des Forces pour la République (CFR). Son discours, qui mêle habilement rigueur religieuse, populisme et critique des élites, continue de diviser : ses partisans y voient un rempart moral indispensable face à une junte autoritaire, tandis que ses détracteurs s'inquiètent de son influence théocratique et de ses positions ultra-conservatrices qui menacent la laïcité de l'État. Malgré la dissolution de son mouvement (la CMAS) par les autorités de Bamako, l'imam reste une figure incontournable dont la capacité de mobilisation, même à distance, demeure un défi majeur pour les colonels au pouvoir.
Opération des FAMa à Ségou : Terroristes neutralisés et matériel saisi
Selon un communiqué de l'état-major général des armées du lundi 16 février 2026, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une importante opération de ratissage le dimanche précédent dans le secteur de Nampala (région de Ségou). L'intervention, qui a ciblé les zones des villages de Toulé et d'Akoub, s'est soldée par la neutralisation de plusieurs terroristes. En plus du bilan humain, l'armée a saisi une quantité significative d'équipements, incluant des armes, des munitions ainsi que du matériel de communication. À travers cette opération, la hiérarchie militaire réaffirme sa détermination à traquer les groupes armés sur l'ensemble du territoire national pour assurer la sécurité des populations.
L’AES lance la feuille de route de sa deuxième année
Le gouvernement malien a officiellement examiné, ce 17 février 2026, la feuille de route de l'An II de la Confédération des États du Sahel (AES), visant à consolider les acquis de la première année et à opérationnaliser les engagements pris par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette étape fait suite à la ratification récente de quatre protocoles majeurs portant sur la défense, la diplomatie, le développement et la création d'un parlement confédéral. Sous la présidence tournante du capitaine Ibrahim Traoré, la confédération entend transformer ces textes juridiques en actions concrètes pour répondre aux besoins urgents des populations en matière de sécurité, de libre circulation et d'infrastructures. Les autorités réaffirment le caractère irréversible de ce processus d'intégration régionale, né de la rupture avec la CEDEAO et de la volonté des trois États de bâtir un espace souverain et sécurisé.
Timbuktu Institute - Week 3 - February 2026
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At the end of January, Chadian President Mahamat Idriss Déby's visit to the Élysée Palace formalised the resumption of diplomatic relations between France and Chad, one year after French forces withdrew from the country. While both sides laconically welcomed a ‘revitalised partnership based on mutual respect and shared interests’, the meeting also provided an opportunity to lay the foundations for a new form of military cooperation. According to Le Monde, the cooperation projects underpinning this reconciliation include ‘a discreet military component’. Under the new arrangements, Paris could provide intelligence support and training to Chadian forces without deploying large numbers of soldiers, as was previously the case. This new formula seems to be adapted to the new realities of the sub-region, where the geopolitical situation remains fluid and complex. Chad, a strategic country in the Sahel belt, now faces worrying instability on its eastern border, marked by the conflict in neighbouring Sudan. From a broader perspective, Paris appears to be making a discreet but effective return to the sub-region via N'Djamena, which is likely to raise questions among observers of a sub-region whose geopolitical situation remains fluid and complex.
North under surveillance
The vast and rugged north of Chad remains the scene of persistent security concerns. In the province of Borkou, on the road linking Faya to Kouba Oulanga, an ambush attributed to suspected road bandits on the night of 17 to 18 February resulted in the death of a travel agency driver. The army was dispatched to the scene and intervened to repel the attackers. Unofficial reports indicate that four officers were killed, while three attackers were neutralised and another captured. Aware of these security challenges, the Chadian authorities are striving to address them. It was in this context that officials from the United States Drug Enforcement Administration (DEA) and the Chadian Ministry of Public Security and Immigration held a strategic meeting on 16 February on the fight against narcotics. Following the meeting, the US agency presented the Chadian ministry with the ‘Drug Identification Bible,’ a strategic document on the treatment and prevention of illicit drugs. N'Djamena hopes to consolidate its cooperation with the United States while improving its ability to identify criminal networks through an integrated approach to preventing crime and consolidating both national and regional stability.
Lake Chad Basin: a constant equation
In the Lake Chad Basin, the issue of human mobility lies at the intersection of security, environmental and socio-economic challenges. Faced with these interrelated issues, the International Organisation for Migration (IOM) and the Lake Chad Basin Commission (LCBC) signed a memorandum of understanding in N'Djamena on 19 February 2026 to strengthen their cooperation in community stabilisation efforts in the Lake Chad Basin region. This agreement institutionalises an existing partnership. But this time, it aligns with the Regional Stabilisation, Recovery and Resilience Strategy (SR-SRR 2.0) adopted in 2025. Given the complexity of the challenges, this example of institutional cooperation highlights the need for a coordinated approach at the sub-regional level, which continues to share vulnerability.