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Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026
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Dans les conflits actuels au Sahel et au nord du Nigeria, l’usage des drones est devenu un élément central des affrontements. Cette technologie, autrefois réservée aux armées régulières, est désormais intégrée dans les stratégies de combat des groupes terroristes, qui s’en servent pour surveiller, attaquer ou semer la peur. Cette évolution marque une transformation du terrorisme dans la région, où les capacités militaires des insurgés se modernisent rapidement. La généralisation des drones rend les opérations plus complexes, augmente les risques pour les forces de sécurité et expose davantage les populations civiles.
Les États-Unis renforcent leur position stratégique au Nigeria
Le Nigeria occupe une place de plus en plus importante dans la stratégie sécuritaire des États-Unis en Afrique de l’Ouest. Washington a renforcé sa coopération avec Abuja à travers un soutien militaire limité, principalement axé sur la formation, le renseignement et l’appui stratégique face aux menaces djihadistes comme Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Cette présence américaine s’inscrit aussi dans une compétition géopolitique plus large, où les puissances cherchent à consolider leur influence dans une région marquée par le recul de certains acteurs traditionnels et la montée d’autres partenaires internationaux.
Pressions américaines sur Abuja concernant les violences religieuses
Aux États-Unis, des élus cherchent à imposer davantage de responsabilité au gouvernement nigérian face aux violences persistantes touchant certaines communautés religieuses. Un projet de loi vise à renforcer le contrôle diplomatique et à envisager des sanctions ciblées contre des responsables jugés inactifs ou complices. Cette initiative met en lumière les préoccupations croissantes autour de la protection des minorités et du respect des libertés religieuses. Le Nigeria, de son côté, conteste l’idée de persécutions systématiques et insiste sur le fait que l’insécurité actuelle est avant tout liée à des conflits armés et communautaires complexes.
Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026
Benin can congratulate itself on a major diplomatic success. As the 48th session of the Executive Council of the African Union (AU) for 2026-2028 opened on 11 February in Addis Ababa, Ethiopia, Benin was elected a member of the AU Peace and Security Council. In a statement, Cotonou welcomed this as a "sign of confidence and recognition of Benin's ongoing commitment to peace, security, stability and conflict prevention on the African continent. Of the ten seats on the Council up for election, Benin is one of six new members, along with Lesotho, Gabon, Morocco, Somalia and South Africa.
Domestically, following the general election, the 10th legislature in the country's history elected the leader of the main presidential majority party, Joseph Djogbénou, as its head on 8 February. The former Minister of Justice and former President of the Constitutional Court was the only candidate for the position. It was therefore no surprise that he was unanimously elected by a Parliament made up entirely of the two parties of the ruling majority, the Progressive Union-Renewal (UP-R) (his party) and the Republican Bloc (BR). In his speech, Joseph Djogbénou emphasised institutional continuity, stressing that the change in leadership should not jeopardise the functioning of the institution in line with his predecessor, Louis Gbèhounou Vlavonou.
Reopening of the Tsamiya-Kamba corridor
The Tsamiya-Kamba corridor, which allows passage from Benin to Niger via Nigeria, has been open again since 9 February, after being closed for several months. This cross-border road link between the three countries is of great importance for the transit of goods from the port of Cotonou (Benin) to Niger through Nigerian territory. The reopening was authorised by Nigerian President Bola Tinubu ‘as part of efforts to ease trade restrictions while preserving national security’. The reopening of this transit route has cleared the way for more than 1,600 lorries loaded with goods bound for Niamey, which had been stuck in Cotonou.
The Nigeria-Niger border had been closed since 2019 to combat smuggling. And the Niger-Benin border had been kept closed due to diplomatic tensions between Cotonou and Niamey since 2023. This situation hampered road convoys, which were forced to take a long detour via Togo and Burkina Faso. Beyond simply resuming traffic, this reopening reflects a political desire for gradual détente between the states concerned, even if it is more in line with a pragmatic approach to managing regional tensions. It therefore appears that sub-regional dialogue is far from broken and that economic imperatives, particularly for landlocked Niger, are important in shaping diplomatic decisions in the sub-region. In this sense, this consensual measure between Abuja, Niamey and Cotonou is likely to stimulate sub-regional cooperation and, at the same time, highlight the strategic role of the port of Cotonou in Niger's economy and in West African trade.
Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026
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Le Bénin peut se féliciter d’avoir enregistré une belle réussite diplomatique. Alors que les travaux de la 48ème session du Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) pour 2026-2028 se sont ouverts le 11 février à Addis-Abeba en Ethiopie, le Bénin a été élu membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Dans un communiqué, Cotonou s’est félicité d’une « marque de confiance et de reconnaissance de l'engagement constant du Bénin en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la prévention des conflits sur le continent africain. » Sur les dix sièges du Conseil soumis au vote, le Bénin fait donc partie des six nouveaux élus avec le Lesotho, le Gabon, le Maroc, la Somalie et l’Afrique du Sud.
Sur le plan interne, après les législatives, la 10ème législature de l’histoire du pays a élu à sa tête le 8 février le leader du principal parti de la majorité présidentielle, Joseph Djogbénou. L’ex-ministre de la Justice et ancien président de la Cour constitutionnelle était le seul candidat pour ce poste. C’est donc sans surprise qu’il a été élu à l’unanimité par un Parlement intégralement constitué par les deux partis de la majorité au pouvoir, l’Union progressiste-Le renouveau (UP-R) (son parti) et du Bloc républicain (BR). Dans son allocution, Joseph Djogbénou a insisté sur la continuité institutionnelle, soulignant que le changement de leadership ne devait pas remettre en cause le fonctionnement de l’institution dans la lignée de son prédécesseur, Louis Gbèhounou Vlavonou.
Réouverture du corridor de Tsamiya-Kamba
Le corridor de Tsamiya-Kamba permettant le passage du Bénin au Niger via le Nigeria, est de nouveau ouvert depuis le 9 février, après avoir été fermé durant plusieurs mois. Cet axe routier transfrontalier entre les trois pays est d’une grande importance dans le transit des marchandises provenant du port de Cotonou (Bénin) vers le Niger à travers le territoire nigérian. Une ouverture autorisée par le président nigérian Bola Tinubu « dans le cadre des efforts visant à assouplir les restrictions commerciales tout en préservant la sécurité nationale ». Ainsi, la remise en circulation de ce transit débloque le passage pour plus de 1600 camions chargés de marchandises en direction de Niamey et alors immobilisés sur Cotonou.
La frontière Nigeria-Niger était fermée depuis 2019 pour lutter contre la contrebande. Et celle du Niger-Bénin, maintenue close en raison des tensions diplomatiques entre Cotonou et Niamey depuis 2023. Une situation qui handicapait les convois routiers qui se retrouvaient avec l’alternative du long détour par le Togo et le Burkina Faso. Au-delà de la simple reprise du trafic, cette réouverture traduit une volonté politique de décrispation progressive entre les États concernés, quand bien même elle s’inscrit mieux dans une logique de pragmatisme dans la gestion des tensions régionales. Il apparaît dès lors que le dialogue sous-régional est loin d’être rompu et que les impératifs économiques, notamment pour le Niger enclavé, sont d’importance dans la teneur des décisions diplomatiques dans la sous-région. En ce sens, cette mesure consensuelle entre Abuja, Niamey et Cotonou est de nature à stimuler la coopération sous-régionale et souligner par la même occasion, le rôle stratégique du port de Cotonou dans l’économie du Niger et dans les échanges commerciaux ouest-africains.
Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026
Chad continues to intensify its diplomatic activity, which began at the start of the year. After strengthening its sub-regional cooperation with Niger and Burkina Faso in early February, alongside reconciliation with Paris, N'Djamena is keen to diversify its partners. On 12 February, the Secretary General of the Ministry of Foreign Affairs, African Integration and Chadians Abroad, Djangbeye G. Évariste, granted an audience to the chargé d'affaires of the Chinese Embassy in Chad, Qi Xianming. At the end of the meeting, both parties welcomed a strong strategic partnership and renewed their commitment to consolidating mutually beneficial cooperation.
In the same vein, the expansion of partnerships that N'Djamena considers essential for its stability and economic development has been formalised through the approval of a new loan agreement with the Abu Dhabi Fund for Development (ADDF). The Chadian Senate adopted the ADDF's $250 million loan agreement, which is intended to support the national budget and assist in the implementation of the ‘Chad Connection 2030’ National Development Plan.
Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026
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Le Tchad continue sur sa lancée d’intensification de son activité diplomatique entamée depuis le début de l’année. Après avoir renforcé, début février, sa coopération sous-régionale avec le Niger et le Burkina Faso, parallèlement à la réconciliation avec Paris, N’Djamena ne manque pas de diversifier ses partenaires. C’est ainsi que, le 12 février, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger Djangbeye G. Évariste a, accordé une audience au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Tchad Qi Xianming. Au terme de cette entrevue, les deux parties ont salué un partenariat stratégique solide et renouvelé leur volonté de consolider une coopération mutuellement bénéfique.
Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026
In Togo, recent events highlight two distinct but complementary dynamics: on the one hand, a security issue linked to document fraud and the protection of civil status for citizens; on the other hand, a political debate on the vitality of pluralism and the evolution of civil liberties. Between the imperative of sovereignty and questions about the quality of democratic debate, these developments call for a cross-analysis of the country's contemporary challenges, both security-related and institutional.
Identity fraud and cross-border threats: heightened vigilance in Lomé
Last week, the Togolese national police announced the dismantling of a network involved in the forgery of national identity cards in the capital. This operation follows the arrest of two individuals suspected of involvement in this trafficking in the Avépozo Tropicana neighbourhood, east of Lomé. The two men, Atangana from Cameroon and Edmond from Togo, are currently in police custody.
Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026
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Au Togo, l'actualité récente met en lumière deux dynamiques distinctes, mais complémentaires : d'une part, un enjeu sécuritaire lié à la fraude documentaire et à la protection de l'état civil pour les citoyens; d'autre part, un débat politique sur la vitalité du pluralisme et l'évolution des libertés publiques. Entre un impératif de souveraineté et un questionnement sur la qualité du débat démocratique, ces développements invitent à une analyse croisée des enjeux contemporains du pays, à la fois sécuritaires et institutionnels.
Falsification d'identités et menaces transfrontalières : la vigilance est accrue à Lomé
La semaine dernière, la police nationale togolaise a annoncé le démantèlement d'un réseau de falsification de cartes nationales d'identité dans la capitale. Cette opération fait suite à l'arrestation de deux individus présumés impliqués dans ce trafic, dans le quartier Avépozo Tropicana, à l'est de Lomé. Il s'agit du Camerounais Atangana et du Togolais Edmond, actuellement entre les mains de la police. Au-delà du fait divers, l’enjeu est stratégique : la sécurisation des documents d’identité est essentielle pour contrôler les flux migratoires, lutter contre la criminalité transfrontalière et prévenir les infiltrations. Dans un contexte régional instable, la sécurisation de l'état civil demeure un pilier central de la souveraineté et de la stabilité nationale. Ainsi, la consolidation des systèmes d’état civil et la modernisation des dispositifs d’identification apparaissent comme des priorités stratégiques, à la croisée de la sécurité intérieure, de la gouvernance et de la souveraineté nationale.
Affaiblissement des partis et restriction des libertés : une lecture critique
Pendant ce temps, dans une tribune remarquée, Gerry Taama, ancien président du Nouvel Engagement Togolais, a évoqué un affaiblissement progressif des partis politiques et une restriction des libertés publiques. Selon lui, la stabilité institutionnelle du Togo est apparente, mais le débat public semble se contracter, ce qui pourrait entraîner un désengagement civique à moyen terme. Revenant sur sa carrière politique, il estime que les partis politiques ont été systématiquement affaiblis, les syndicats décapités et presque toutes les libertés publiques restreintes. Selon l'ancien lieutenant d'Edem Kodjo, le Togo est devenu « un pays des ombres, où les consciences se sont atrophiées et les identités effacées ». En d'autres termes, il critique une politique sévère, évoquant un déficit de transparence et un affaiblissement du débat public. Et avec les péripéties de l'affaire Damiba ces derniers jours, les critiques relatives à l'affaiblissement du débat public soulignent l'importance d'un espace civique dynamique pour garantir la légitimité et la résilience institutionnelles. À terme, l'équilibre entre sécurité, gouvernance et pluralisme restera déterminant pour assurer la stabilité nationale à long terme.
Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026
The week in Burkina Faso was marked by a major acceleration in the institutional restructuring that began in September 2022. Since coming to power, the military authorities had banned all political activities throughout the country. Three years later, this decision has been formalised by the country's institutions.
The dissolution of political parties: a major break in Burkina Faso's institutional trajectory ?
On 9 February 2026, the Transitional Legislative Assembly unanimously passed a law dissolving political parties, thereby repealing the 2001 charter and the 2009 law on their funding and the status of the opposition. The government justified this decision by citing the need to adapt the institutional framework to current security, political and social challenges, and stated its intention to lay the foundations for a new political system that is ‘more coherent and rooted in national realities.’ The regime led by Captain Ibrahim Traoré is now explicitly undertaking a political overhaul outside the traditional pluralist framework, justified by the need for national unity in the face of security challenges. This is no longer a transitional measure, but a complete legal dismantling of the party system. This development marks a further step in the consolidation of executive power. It considerably reduces the institutional space for dissent and raises the question of the political model that the authorities envisage for the future.
From ‘diplomatic lobbying’ to internal consolidation: analysis of a strategic repatriation
In the same spirit of consolidation, Damiba's transfer from Lomé to Ouagadougou, obtained from the Togolese authorities, would demonstrate a desire to neutralise any political alternatives. This move demonstrates the Burkinabe government's ability to mobilise diplomatic channels, despite a controversial political context. According to Africa Intelligence, this transfer is the result of sustained lobbying by Ouagadougou with the Togolese authorities. The transfer of the former Burkinabe leader to Ouagadougou is therefore part of a strategy to neutralise a potential political alternative in order to reduce the risks of internal restructuring.
Between political pressure and multilateral partnerships: Burkina Faso's balancing strategy
As part of its economic partnerships, Burkina Faso continues to seek funds to finance its development through a variety of collaborations. On 6 February 2026, Ouagadougou signed a financing agreement worth 850.2 billion CFA francs with the United Nations System for the period 2025-2030. This partnership targets three key areas: sustainable food systems, the humanitarian-development-peace nexus, and the stabilisation of fragile areas. These areas are part of the RELANCE 2026-2030 plan, mentioned in the previous issue of Météo Sahel. With this in mind, as the political arena closes, the socio-economic arena is opening up to an ambitious multilateral partnership aimed at food sovereignty and territorial resilience, while Burkina Faso faces international pressure on the issue of political freedoms.
Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026
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La semaine a été marquée au Burkina Faso par une accélération majeure de la recomposition institutionnelle engagée depuis septembre 2022. En effet, depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités militaires avaient interdit toutes activités politiques sur l'ensemble du territoire. Trois ans après, cette décision est formalisée par les institutions du pays.
La dissolution des partis politiques : rupture majeure dans la trajectoire institutionnelle du Burkina Faso ?
Le 9 février 2026, l’Assemblée législative de transition a adopté à l’unanimité une loi dissolvant les partis politiques, abrogeant ainsi la charte de 2001 et la loi de 2009 sur leur financement et le statut de l’opposition. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité d'adapter le cadre institutionnel aux défis sécuritaires, politiques et sociaux actuels, et affirme vouloir poser les bases d'un nouveau système politique « plus cohérent et ancré dans les réalités nationales ». Le régime dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré assume désormais explicitement une refondation politique en dehors du cadre pluraliste classique, justifiée par la nécessité d'unité nationale face aux défis sécuritaires. Il ne s'agit plus d'une mesure transitoire, mais d'un démantèlement juridique complet du système partisan. Cette évolution marque une étape supplémentaire dans la consolidation du pouvoir exécutif. Elle réduit considérablement les espaces institutionnels de contestation et soulève la question du modèle politique que les autorités envisagent pour l'avenir.
Du “lobbying diplomatique” à la consolidation interne : analyse d'un rapatriement stratégique
Dans le même élan de consolidation, le transfert de Damiba de Lomé vers Ouagadougou, obtenu auprès des autorités togolaises, témoignerait d'une volonté de neutraliser toute alternative politique. Ce geste démontre la capacité du pouvoir burkinabè à mobiliser des relais diplomatiques, malgré un contexte politique controversé. Selon Africa Intelligence, ce transfert résulterait d'un lobbying soutenu mené par Ouagadougou auprès des autorités togolaises. Le transfert de l'ex-dirigeant burkinabè à Ouagadougou s'inscrit donc dans une logique de neutralisation d'une potentielle alternative politique afin de réduire les risques de recomposition interne.
Entre pressions politiques et partenariats multilatéraux : la stratégie d'équilibrage du Burkina Faso
Dans le cadre de ses partenariats économiques, le Burkina Faso poursuit la recherche de fonds pour financer son développement à travers des collaborations diversifiées. Le 6 février 2026, Ouagadougou a ainsi signé un accord de financement de 850,2 milliards de francs CFA avec le Système des Nations unies pour la période 2025-2030. Ce partenariat cible trois axes structurants : les systèmes alimentaires durables, le nexus humanitaire-développement-paix, et la stabilisation des zones fragiles. Ces axes s'inscrivent dans le cadre du plan RELANCE 2026-2030, évoqué dans le précédent numéro de Météo Sahel. Dans cette perspective, alors que le champ politique se ferme, le champ socio-économique s'ouvre à un partenariat multilatéral ambitieux visant la souveraineté alimentaire et la résilience territoriale, alors que le Burkina Faso fait face à des pressions internationales sur la question des libertés politiques.
Timbuktu Institute – Week 1 - February 2026
While the Sahel region is undergoing geopolitical change, Nigeria is facing a dramatic increase in insecurity on its own soil. The events of February 2026 reveal a country grappling with hybrid violence, combining terrorism, mass banditry, and the impotence of law enforcement.
The massacre in the Center-West: A descent into horror
February 3, 2026 marked a bloody turning point with the massacre of at least 162 people in the Center-West region. This attack, on a scale rarely seen before, demonstrates the logistical organization of the attackers, who were capable of razing entire communities in record time. This massacre is no longer just part of the usual land conflicts, but resembles a coordinated strategy of purging or terror, aimed at destabilizing the very heart of the Nigerian federation.
The North under the yoke of mass kidnappings
In the north of the country, psychosis is fueled by the industrial practice of kidnapping. A coordinated attack on four villages resulted in the abduction of 51 people and the deaths of three residents. These increasingly frequent raids target the most vulnerable rural populations. For armed groups (often referred to as “bandits”), these hostages serve as bargaining chips and leverage against a federal government that is struggling to secure remote areas.
The desacralization of authority and places of worship
Insecurity no longer stops at the gates of institutions or sanctuaries. On February 2, 2026, armed men carried out a daring double attack on a police station and a church. By simultaneously targeting the symbols of public order and faith, the attackers sent a message of total defiance to state authority and social cohesion. The kidnapping of five residents during the assault shows that even places of refuge are no longer safe.
The Tinubu government's security impasse
Faced with this proliferation of fronts, the response of Bola Tinubu's government seems to be running out of steam. The army, already deployed on multiple theaters of operations against Boko Haram and ISWAP, is struggling to respond to this new form of mobile and ultra-violent crime. The inability to prevent large-scale attacks, such as the one in the Central West, is fueling a deep crisis of confidence between the population and the Nigerian security apparatus.
In the first quarter of 2026, Nigeria is facing an existential threat. While neighboring Niger is using the security crisis to assert a new political doctrine, Nigeria seems to be suffering an erosion of its internal sovereignty. Between mass killings and daily kidnappings, the challenge is no longer just to defeat terrorist groups, but to restore the integrity of the territory and the fundamental protection of citizens. The stability of the West African giant hangs by a thread in the face of this wave of gratuitous violence.