Timbuktu Institute January 2026

 

Two months after President Paul Biya was re-elected for an eighth term, the country still does not have a new government and Cameroonians remain in limbo. In his address to the nation on December 31, 2025, the head of state had suggested that this was a "priority" and that "sustained efforts" should be "made without delay." Since the beginning of his tenure in 1982, Biya has carried out 35 reshuffles, but none during his previous seven-year term. According to TV5 Monde, a form of "government of national unity" cannot be ruled out, mainly due to the significant 35% share of the vote obtained by opposition leader Issa Tchiroma Bakary, who is said to have declined the post of prime minister. Biya, for his part, sought to be diplomatic in his year-end speech on , calling for a strengthening of multilateralism at the international level.

No release for post-election detainees

On Tuesday, January 8, more than 140 detainees—who have been in prison for more than two months—from the October 2025 post-election crisis appeared before the military court in Yaoundé. They were tried for "spreading false news, unlawful assembly, group rebellion, and failure to carry identification" for participating in protests against the announced results of the last presidential election. The court rejected the request for provisional release filed by the group of lawyers.

Meanwhile, in the northwest of the country, the security situation remains volatile. The Cameroonian defense forces claimed to have neutralized eleven separatist fighters on January 6 during a military operation in the department of Bui, between the towns of Ntabah and Mbawrong. Since 2017, Cameroon's two English-speaking regions, the North-West and South-West, have been the scene of a war between the Cameroonian state and various separatist groups.

Deux mois après la réélection du président Paul Biya pour un huitième mandat, le pays ne dispose toujours pas d’un nouveau gouvernement et les Camerounais restent dans l’expectative. Dans son discours à la nation du 31 décembre 2025, le chef de l’État avait cependant laissé entendre que cela relevait d’une « priorité » et que des « efforts soutenus » devaient être « engagés sans délai ». Depuis le début de son magistère en 1982, Biya a effectué 35 remaniements mais aucun lors de son précédent mandat de sept ans. Selon des informations de TV5 Monde, une forme de « gouvernement d’union nationale » ne serait pas à écarter, principalement en raison de l’important score de 35% obtenu par l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui aurait décliné le poste de Premier ministre. Biya, lui, lors de son discours de fin d’année s’est voulu diplomate en plaidant pour un renforcement du multilatéralisme à l’échelle internationale.

Pas de libération pour les détenus post-électoraux

Mardi 8 janvier, plus de 140 détenus - en prison depuis plus de deux mois - de la crise post-électorale d’octobre 2025 ont comparu devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ils ont été jugés pour « propagation de fausses nouvelles, attroupement, rébellion en groupe et défaut de carte d’identité » pour avoir participé aux manifestations de contestations contre les résultats annoncés de la dernière présidentielle. La cour a rejeté la requête de libération provisoire introduite par le collectif d’avocats.

En parallèle, au nord-ouest du pays, la situation sécuritaire demeure délétère. Les forces de défense camerounaises ont affirmé avoir neutralisé onze combattants séparatistes, le 6 janvier au cours d’une opération militaire dans le département de Bui, entre les localités de Ntabah et de Mbawrong. Depuis 2017, les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont le théâtre d’une guerre opposant l’Etat camerounais à divers groupes séparatistes.

Timbuktu Institute January 2026

 

Relations between Benin and Niger are once again strained. While relations between the two neighboring countries have deteriorated steadily since General Abdourahmane Tiani came to power in 2023 following the overthrow of former President Mohamed Bazoum, the discord seemed to have calmed down somewhat in recent months. That is, until the beginning of this year, when the two countries mutually expelled diplomats. After Cotonou expelled two officials—a police officer and a Nigerien civil servant—from the Nigerien embassy on January, Niamey retaliated by declaring the Beninese chargé d'affaires persona non grata. The Beninese authorities have not officially commented on this decision. As a reminder, Cotonou recalled its ambassador in February 2025. This new friction between the two countries comes in the wake of the failed coup in Benin, where the government had also condemned the involvement of "nostalgic Beninese politicians" and foreign supporters. For his part, General Tiani has continued to accuse Benin of harboring a French base with the aim of destabilizing Niger.

The start of the election season

This year, Beninese citizens will be called to the polls for legislative, municipal, and presidential elections. On January 11, the legislative and municipal elections took place. Members of Parliament will now be elected for a seven-year term—instead of five years previously—since the revision of the Constitution in November 2025. Five parties are vying for the 109 seats: the Union Progressiste le Renouveau (UPR), the Bloc républicain (BR) and Moele Bénin. Then there is the opposition party Les Démocrates (LD) of former president Boni Yayi and the Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), a so-called "moderate" opposition party. However, only the URP, the BR, and the FCBE are participating in the municipal elections. The LD's candidate lists were deemed inadmissible by the Constitutional Court, meaning that the party will also not be participating in the presidential election, following its disqualification for lack of sponsorship.

Le torchon brûle à nouveau entre le Bénin et le Niger. Alors que les relations entre les deux pays voisins se sont dégradées crescendo depuis l’arrivée au pouvoir du général Abdourahmane Tiani en 2023, suite au renversement de l’ex-président Mohamed Bazoum, la discorde avait semblé faire montre d’une relative accalmie au cours de ces derniers mois. Ceci jusqu’au début de l’année où les deux pays ont mutuellement expulsé des diplomates. Après que Cotonou ait expulsé le 1er janvier deux fonctionnaires – un agent de police et un fonctionnaire des services nigériens - de l’ambassade nigérienne, Niamey a rendu la pareille en déclarant persona non grata le chargé d'affaires béninois. Les autorités béninoises n’ont pas officiellement communiqué sur cette décision. Pour rappel, Cotonou avait rappelé son ambassadeur en février 2025. Cette nouvelle friction entre les deux pays intervient dans le sillage du putsch manqué au Bénin, où le gouvernement avait, par ailleurs, fustigé l’implication de « politiciens béninois nostalgiques » et de soutiens étrangers. De son côté, le général Tiani n’a pas arrêté d’accuser le Bénin d’abriter une base française dans le but de déstabiliser le Niger.

Ouverture du chapitre électoral

Cette année, les Béninois seront appelés aux urnes pour les élections législatives, communales et la présidentielle. Le 11 janvier, les scrutins pour les législatives et communales ont eu lieu. Les députés seront désormais élus pour un mandat de 7 ans – au lieu de 5 ans précédemment – depuis la révision de la Constitution de novembre 2025. Cinq partis sont en lice pour les 109 sièges : l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), le Bloc républicain (BR) et Moele Bénin. Puis, on note le parti d’opposition Les Démocrates (LD) de l’ex-président Boni Yayi et les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), parti d’opposition dite « modérée ». Par contre, pour les communales, seuls l’URP, le BR et le FCBE participent. Les listes de candidature de LD ont été jugées irrecevables par la Cour constitutionnelle, sachant que le parti ne sera également pas de la partie à la présidentielle, suite à une disqualification pour défauts de parrainage.

Source : Météo Sahel Janvier 2026 

Télécharger l'intégralité de la Météo Sahel

 

En ce début d'année, l'actualité au Togo a été marquée par la libération de Steeve Rouyar, de nationalité française, après huit mois de prison. Il est rentré chez lui le 1er janvier dernier, après avoir été accusé d'atteinte à la sûreté de l'État lors d'une grande manifestation à Lomé contre la hausse du prix de l'électricité, l'arrestation de voix critiques et la nouvelle Constitution supprimant la limitation des mandats présidentiels. Cette libération intervient alors que 1 511 détenus ont été graciés par les autorités togolaises. Le Quai d’Orsay, de son côté, n’a pas souhaité se prononcer sur le fond de l’affaire, la qualifiant d’« affaire judiciaire individuelle ». Dans le même temps, Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de l’actuel président du Conseil et ancien ministre de la Défense, a également été libéré de prison après 16 années de détention pour atteinte à la sûreté de l’État.

Ces détenus graciés s’inscrivent dans le cadre d’un processus d'apaisement social et de désengorgement des établissements pénitentiaires au Togo, et non dans celui de l'impunité, selon les autorités étatiques. Selon le président du Conseil, Faure Gnassingbé, « il ne s'agit ni d'impunité, ni de faiblesse face à des crimes graves. Il s'agit plutôt d'éviter que des erreurs ou des moments d'égarement ne deviennent des destins brisés. Il s'agit surtout de permettre à notre pays de regarder vers l'avenir ». Lors de son adresse traditionnelle à la nation en fin d’année, il a fixé trois priorités principales : « Protéger, rassembler, transformer ». Il a également profité de l’occasion pour revenir sur les réformes de la Ve République, qui visent à refonder durablement la gouvernance politique et institutionnelle du pays.

Timbuktu Institute January 2026

 

 

At the beginning of this year, the news in Togo was marked by the release of Steeve Rouyar, a French national, after eight months in prison. He returned home on January 1, after being accused of threatening state security during a large demonstration in Lomé against rising electricity prices, the arrest of critics, and the new constitution removing presidential term limits. This release comes as 1,511 prisoners have been pardoned by the Togolese authorities. The French Foreign Ministry, for its part, declined to comment on the merits of the case, describing it as an "individual legal matter." At the same time, Kpatcha Gnassingbé, half-brother of the current president of the Council and former defense minister, was also released from prison after 16 years of detention for undermining state security.

According to state authorities, these pardoned prisoners are part of a process of social appeasement and prison decongestion in Togo, and not a process of impunity. According to the President of the Council, Faure Gnassingbé, "this is neither impunity nor weakness in the face of serious crimes. Rather, it is about preventing mistakes or moments of misjudgment from becoming broken destinies. Above all, it is about allowing our country to look to the future." In his traditional end-of-year address to the nation, he set out three main priorities: "Protect, unite, transform." He also took the opportunity to revisit the reforms of the Fifth Republic, which aim to sustainably rebuild the country's political and institutional governance.

Source : Sahel weather January 2026

Download the full Sahel weather report