Source : Météo Sahel Novembre 2024

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Les législatives anticipées du 17 novembre se sont soldées par une large victoire du parti au pouvoir. Selon la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), le Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) a obtenu 54,97% des suffrages et remporté le vote dans 47 des 54 circonscriptions électorales du pays. De fait, la liste conduite par le Premier ministre Ousmane Sonko obtient 130 des 165 sièges du Parlement. En outre, la coalition Takku Wallu (« S’unir pour sauver ») dirigée par l’ancien président Macky Sall est arrivée en deuxième position avec 16 sièges.  La troisième marche du podium est revenue à la coalition Jamm Ak Njarign (« Paix et Prospérité ») de l’ex Premier ministre Amadou Ba, avec 7 députés. Avec cette nouvelle architecture de cette 15ème législature, El Malick Ndiaye, est élu nouveau président de l’Assemblée Nationale. Précédemment ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, il a donc dû démissionner pour occuper le perchoir du Parlement.

Dans des entretiens accordés le 28 novembre à l'Agence France Presse et France 2, le président Diomaye Faye a estimé que la présence militaire française était incompatible avec la souveraineté de son pays. « Le Sénégal est un pays indépendant, c'est un pays souverain et la souveraineté ne s'accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain », a-t-il déclaré. Toutefois, le chef de l’État a précisé que le Sénégal ne s’inscrit pas dans une démarche de « rupture » mais plutôt dans la recherche d’un « partenariat rénové » avec l’ex-puissance coloniale. Par ailleurs, il a par la même occasion, salué comme un « grand pas » la reconnaissance par la France, du massacre de Thiaroye en 1944, dans une lettre transmise par le président français Emmanuel Macron.

Dans ce contexte, la commémoration du massacre a fait l’objet d’une grande solennité au cimetière militaire de Thiaroye. A l’occasion du 80ème  anniversaire du « massacre », le président Diomaye Faye a pris cinq mesures phares pour « restaurer la mémoire et la dignité » des tirailleurs sénégalais. Au nombre de celles-ci : un mémorial à l’honneur des tirailleurs à Thiaroye, un centre de documentation et de recherche dédié « pour conserver la mémoire » de ces soldats africains, l’enseignement de cette histoire dans les curricula éducatifs, le baptême de rues et places aux noms des soldats disparus et la journée du tirailleur désormais fixée le 1er décembre.

En interne, l’actualité a été également rythmée par un mouvement d’humeur des étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor contre leurs conditions d’existence dans le campus. « Nous avons décidé (…) d’une grève illimitée avec un blocage total des cours pour réclamer l’achèvement des chantiers des amphithéâtres, à l’arrêt depuis 2015 », a déclaré le coordonnateur des étudiants, Khadim Diène. Selon lui, leur université « est la seule à n’avoir qu’un seul restaurant fonctionnel, en plus d’un pavillon de mille lits qui tarde à être livré depuis deux ans ». Lors d’une marche de protestation, trois véhicules du rectorat de l’université ont été incendiés, les étudiants ayant finalement été dispersés. D’ailleurs, une vidéo où l’on voit un véhicule des forces de l’ordre foncer sur les étudiants a fait le tour des réseaux sociaux. Par la suite, le Recteur de l’université a annoncé sa fermeture « jusqu’à nouvel ordre. » Réagissant à la situation, le Président Faye a demandé au gouvernement un « plan d’urgence (…) pour la livraison, selon un calendrier maîtrisé, de tous les chantiers relatifs aux amphithéâtres, salles de cours, restaurants et pavillons engagés par l’État dans les universités publiques », renseigne un communiqué du conseil des ministres.

Côté diplomatie, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine. Pendant cet échange, le président sénégalais a été invité en Russie, où il se rendra en début d’année prochaine. Une occasion d’échanger sur les relations bilatérales et les projets économiques communs entre les deux pays. En juillet dernier, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov avait d’ailleurs été reçu par le président sénégalais et la ministre des Affaires étrangères Yassine Fall.

En outre, les douanes de Koungheul ont, le 25 novembre, une nouvelle fois annoncé la saisie de 235 kilos de cocaïne « en provenance d'un pays limitrophe ». Ce dernier développement remet en lumière la problématique du Sénégal devenu plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l'Ouest. Dans le même temps, l’ancien parlementaire Moustapha Diakhaté a été condamné à deux mois ferme de prison suite à des déclarations jugées injurieuses contre les électeurs du parti au pouvoir, le Pastef.

 

Source : Sahel weather October 2024 

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Since 2021, northern Togo, which borders Burkina Faso, has faced recurrent incursions by terrorists affiliated to the Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) or the Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Despite the efforts of the defense and security forces to counter these attacks in the Savanes region, two terrorist attacks were recorded within two weeks of each other, resulting in loss of life and material damage. This situation is worrying the local population, as one resident of the Kpendjal-Ouest area told RFI: “Not a week goes by without an incident, it's impossible”. The recurrence of attacks in the north of the country has made this region the epicenter of irruptions by armed jihadist groups. These incidents are increasing the number of internally displaced persons (IDPs), leading to a humanitarian and socio-economic crisis for populations who have fled their villages. On the political front, the opposition platform Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) continues to demand that “light be shed” following the public meeting organized at the headquarters of the African Peoples' Democratic Convention, where Togolese and African political figures were injured.

 

Source : Météo Sahel Octobre 2024

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Depuis 2021 le nord du Togo, frontalier au Burkina Faso est confronté à des incursions récurrentes de terroristes affiliés au Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) ou encore à l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Malgré les efforts des forces de défense et de sécurité pour contrer ces attaques dans la région des Savanes, deux attaques terroristes ont été notées à deux semaines d’intervalle, faisant des pertes en vie humaines et des dégâts matériels. Cette situation préoccupe les populations comme en témoigne un habitant de la zone de Kpendjal-Ouest en ces termes au micro de RFI « il ne se passe pas une semaine sans incident, c’est impossible ». La récurrence des attaques dans le nord du pays fait de cette région l’épicentre des irruptions des groupes armés djihadistes. Ces incidents augmentent le nombre des déplacés internes et entraînent une crise humanitaire etsocio-économique entre autres pour les populations qui ont fui leurs villages. Sur le plan politique, la plateforme d’opposition Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) continue d’exiger que « la lumière soit faite » à la suite de la réunion publique organisée à la permanence de la Convention démocratique des peuples africains, où des personnalités politiques togolaises et africaines ont été blessées. 

Source : Sahel weather October 2024 

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Last month, Abidjan formally denied the Burkinabe authorities' accusations of a desire to destabilize their country. As a reminder, the military authorities had openly accused Côte d'Ivoire of participating in a campaign to destabilize their country. Following the Council of Ministers meeting at the end of September, government spokesman Amadou Coulibaly reassured the population: “Côte d'Ivoire is a land of hospitality, a land of welcome (...). It has no intention of doing so, since, in any case, it is here that all countries experiencing difficulties see their nationals come” (press release) The north of Côte d'Ivoire recently welcomed a number of refugees from Burkina Faso, notably the Peuls. There are more than 6,000 of them, and they have left their belongings and livestock behind to settle in accommodation sites. According to one of them, “(...) We have been well received, we feel good here”. This part of Côte d'Ivoire has become a “resettlement site” for migrants who left Burkina Faso for security reasons. This calls for greater vigilance, particularly in the fight against terrorism. As a reminder, the Chargé d'Affaires of the Côte d'Ivoire Embassy in Ouagadougou was recalled by the Director of Cabinet of the Minister of Foreign Affairs, without the Ivorian authorities being informed.

Gbagbo and the AES....

A number of political events also marked the news in Côte d'Ivoire during the month of October. The possibility of the outgoing President standing for re-election continues to cause controversy among observers and the political class. According to Laurent Gbagbo, the current President has blatantly violated the Constitution by seeking a fourth term. He called it a “horror”, given that the country's laws limit the number of terms to two. Despite his confused position on whether or not to participate, Gbagbo is still determined to play a certain role in the forthcoming presidential elections, by standing as a candidate like the others. Among other things, he promises to improve relations between Côte d'Ivoire and the ESA if he is promoted to the country's head of state. He is thus positioning himself as a candidate who supports the military in Ouagadougou, despite the accusations of destabilization levelled at Houphouët's country. Furthermore, one of his relatives has been kidnapped by unidentified individuals. According to a press release from the Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI), Charles Rodel Dosso was kidnapped from his home in front of his family. They accused the current regime of using “dictatorial drift” to muzzle the opposition since its accession to the supreme magistracy.

Many observers and members of civil society continue to call for peace and calm to ensure peaceful elections. Meanwhile, political parties are urging people to register en masse for the elections, to ensure a high turnout.  In Côte d'Ivoire in October, the figures for voter registration were worrying: 1 in 3 people were not registered, and 4 million people of voting age were not on the electoral roll. This is what prompted political players and members of civil society to call for an extension of the deadline. On the ground, however, there was no great rush, which prompted the authorities to extend the deadline to November 17. This measure is designed to encourage Ivorians to register en masse. 

Dialogue and suspicion...


At the same time, rivalries and internal upheavals are noted on both sides. On the side of the government, Alassane Dramane Ouattara (ADO) has instructed his high representative to initiate mediation within the party in the regions. The aim of this mission is to put an end to internal quarrels and maintain cohesion between militants. On the opposition side too, mediation missions have been launched to reconcile positions. Indeed, on October 3, elected representatives of the Parti Démocratique de Côte d'Ivoire organized a lunch for the two main protagonists - Tidjane Thiam and Jean-Louis Billon - to reconcile. The aim of the meeting was to convince the former Ivorian Trade Minister to abandon his bid to run in the next presidential election. At the same time, points of contention were raised between the opposition and the Independent Electoral Commission. The October 2 meeting on the revision of the electoral roll, attended by the political class and the opposition, led to heated debates. Many observers do not trust the Independent Electoral Commission to organize free and transparent elections.

Meanwhile, a problem that rocked the University caught the attention of the authorities during the month. On October 30, the government issued a decree to dissolve student union associations following the scuffles that took place on university premises, with all the attendant damage. In fact, a raid on the site resulted in the seizure of a large arsenal of edged weapons that had been stockpiled for the purpose of “committing crimes and spreading disorder” within the campus and even off-campus. This situation is worrying people in this pre-electoral period, where violence is increasingly noted.

 

 

 

 

 

Source : Météo Sahel Octobre 2024

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Le mois dernier, Abidjan a formellement démenti les accusations des autorités burkinabé de volonté de déstabilisation de leur pays. Pour rappel, les autorités militaires avaient ouvertement accusé la Côte d’Ivoire d’avoir participé à une campagne de déstabilisation de leur pays. A l’issue du conseil des ministres fin septembre, Amadou Coulibaly porte-parole du Gouvernement avait rassuré la population en ces termes : "La Côte d'Ivoire est une terre d'hospitalité, une terre d'accueil (…). Elle n'a pas l'intention de le faire, puisque, dans tous les cas, c'est ici que tous les pays qui ont quelques difficultés voient leurs ressortissants venir" (communiqué) Le nord de la Côte d’Ivoire a accueilli récemment plusieurs réfugiés venus du Burkina notamment des Peuls. Ils sont plus de 6000 et ont laissé derrière eux biens et bétails pour s’installer dans les sites d’hébergement. D’après un des leurs, “(...) On a été bien accueilli, on se sent bien ici”. Cette partie de la Côte d’Ivoire est devenue un “site de recasement” pour des migrants qui ont quitté le Burkina pour des raisons sécuritaires. Ce qui appelle à plus de vigilance notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Pour rappel, la chargée d’affaires de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou a été rappelée par le Directeur de cabinet du Ministre des affaires étrangères sans que les autorités ivoiriennes ne soient informées.

Gbagbo et l’AES….

Quelques événements politiques ont aussi marqué l’actualité de la Côte d’Ivoire de ce mois d’octobre. L’éventualité d’une candidature du Président sortant continue de semer la polémique chez observateurs et la classe politique. Selon Laurent Gbagbo, l’actuel Président aurait manifestement violé la Constitution en voulant solliciter un quatrième mandat. Il a traité d’horreur” ce mandat de trop puisque les textes du pays limitent à deux le nombre de mandats. Malgré sa situation confuse sur sa participation ou non, Gbagbo est toujours déterminé à jouer un certain rôle dans ces présidentielles à venir en étant candidat comme les autres. Il promet, entre autres, d’améliorer les relations entre la Côte d'Ivoire et l'AES s’il est promu à la tête du pays. Il se positionne ainsi comme un candidat qui soutient les militaires à Ouagadougou malgré les accusations de déstabilisation indexant le pays de Houphouët. Par ailleurs, un de ses proches a été enlevé par des individus non identifiés. D’après le communiqué du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Charles Rodel Dosso a été kidnappé à son domicile devant les membres de sa famille. Ils ont ainsi accusé le régime actuel de verser dans la “dérive dictatoriale” pour museler l’opposition depuis son accession à la magistrature suprême.

Beaucoup d’observateurs et membres de la société civile continuent d’appeler à la paix et au calme pour des élections apaisées. Pendant ce temps, des partis politiques incitent les populations à s'inscrire massivement sur les listes électorales pour une grande participation.  Rappelons qu’en Côte d’Ivoire, en octobre, les chiffres relatifs aux inscriptions sur les listes électorales sont inquiétants : 1 personne sur 3 n’est pas déclarée à l’état civil, 4 millions en âge de voter ne sont pas sur les listes électorales. C’est ce qui avait poussé d’ailleurs des acteurs politiques et des membres de la société civile à demander une prorogation de la date butoir. Il est à noter, sur le terrain, qu’il n’y a pas eu un grand rush, ce qui a poussé les autorités à repousser la date limite jusqu’au 17 novembre prochain. Cette mesure vise à inciter les ivoiriens à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Dialogue et soupçons …

Au même moment, des rivalités et des remous internes sont notés de part et d’autre. Du côté du pouvoir, Alassane Dramane Ouattara (ADO) a instruit son haut représentant d’enclencher des médiations dans le parti à l'intérieur des régions. Cette mission a pour objectif de mettre un terme aux querelles internes afin de maintenir la cohésion entre militants. Du côté de l’opposition également, des missions de médiation sont initiées pour rapprocher les positions. En effet, des élus du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire ont organisé, le 3 octobre dernier un déjeuner pour que les deux principaux protagonistes - Tidjane Thiam et Jean-Louis Billon - se réconcilient.  L’objectif de cette rencontre était de  convaincre l’ex-ministre ivoirien du Commerce de renoncer à se présenter à la prochaine présidentielle. Dans le même temps, des points de discorde ont été soulevés entre l’opposition et la Commission indépendante chargée d’organiser les joutes électorales. Des débats houleux ont eu lieu lors de la rencontre du 2 octobre au sujet de la révision de la liste électorale avec la participation de la classe politique et de l’opposition. Beaucoup d’observateurs n’ont pas confiance en la Commission Électorale Indépendante pour l’organisation d’élections libres et transparentes.

Pendant ce temps, un problème ayant secoué l’Université a retenu l’attention des autorités durant ce mois. Le 30 octobre dernier, le gouvernement a sorti un décret visant à dissoudre les associations syndicales d’étudiants suite aux échauffourées qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’université avec son lot de dégâts. En effet, une descente sur le terrain a permis de saisir un important arsenal d’armes blanches qui étaient stockées afin de “commettre des crimes et semer le désordre” au sein du campus et même hors du campus. Cette situation inquiète les populations en cette période pré-électorale où la violence est de plus en plus notée.

 

 

Source : Sahel weather October 2024 

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The historic relationship between Senegal and Mauritania has been strengthened by the discovery of gas on the maritime border in 2015. This marked a new page in the history of the two countries. Since then, the authorities of both countries have stepped up their meetings and exchanges, as demonstrated by the first Mauritanian-Senegalese Economic Forum (FESM) held in Dakar from September 30 to October 1. At this meeting, Mr. Mohamed Mohamed Maalamine Khaled, Minister of Energy and Petroleum, expressed his complete satisfaction with the significant progress made on the “Grand Ahmeyim” or “Tortue” joint gas project between Mauritania and Senegal, and made public the 95% progress rate, which should enable the first gas to be produced in 2025. Another reassuring aspect of this cooperation is the involvement of the Organization for the Development of the Senegal River (OMVS), which is responsible for the hydroelectric aspect.

In addition to joint economic opportunities, this gas project, signed six years ago, strengthens cooperation ties between the two neighboring countries. The Mauritanian-Senegalese Economic Forum (FESM), attended by Senegal's Minister of Energy, Oil and Mines and his Mauritanian counterpart, Mohamed Mohamed Maalainine Khaled, is part of this process.

As for domestic politics, past presidential elections have clearly demonstrated the weakness of the opposition due to its fragmentation in the face of a ruling party that has federated several political forces around itself. With a view to strategic reorganization, Biram Dah Abeid of the Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) and Mohamed Ould Maouloud of the Union des Forces de Progrès (UFP) expressed their desire to strengthen their political cooperation and the unity of the anti-system opposition. This common wish became a reality on October 10, when a UFP delegation led by Maouloud visited the headquarters of the “anti-system” coalition headed by abolitionist leader Dah. Following discussions behind closed doors, the two leaders organized a press conference to publicly demonstrate their good understanding, despite accusations from both sides during the media war that accompanied the presidential elections.

However, political issues aside, Mauritania, like its Senegalese neighbor, had to cope with a sudden rise in the river's water level, which led to flooding, directly impacting riverside communities by rendering them uninhabitable, and causing extensive material damage. The government's response was swift, as the Ministerial Committee responsible for monitoring implementation of the National Emergency Response Plan met under the chairmanship of Prime Minister Mokhtar Diay to provide an effective response to the scale of the disaster. As a result, the first action taken was to send a government delegation to the disaster site, bearing the President's message of solidarity, while assessing the extent of the damage. In addition to promises to distribute food and medical care, temporary shelters were set up to accommodate the displaced.
In order to avoid future flooding due to the rising river, the government is working to strengthen early warning systems and hydraulic infrastructures.