Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026

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Depuis plusieurs semaines, le murmure d’un possible nouveau report des élections législatives et municipales ne cesse de courir. Porté par des cadres du parti au pouvoir, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), il se pourrait que ce souhait se concrétise. C’est en tous les cas, l’une des interprétations possibles des propos tenus par le président Paul Biya, à l’occasion de son traditionnel discours à l'occasion de la fête de la jeunesse, le 10 février. En effet, le chef de l’Etat a annoncé un « léger réajustement » du calendrier électoral « au vu de certaines contraintes impérieuses ». Alors que ces scrutins étaient attendus l’an dernier, ils avaient alors fait l’objet d’un premier report pour 2026. Et c’est dans ce cadre que la convocation du corps électoral était prévue ce mois de février.

De plus, le caractère flou et évasif des raisons évoquées par le chef de l’Etat ne sont pas de nature à dissiper toute inquiétude. Alors que Biya n’a toujours pas nommé un gouvernement plus de deux mois après sa réélection, cette nouvelle décision maintient le Cameroun dans une configuration institutionnelle préoccupante. Le report et l’ajustement du calendrier font émerger de fait, de nombreuses interrogations sur la gouvernance du pays, notamment sur la capacité des institutions à organiser des scrutins crédibles et inclusifs dans un contexte où les critiques envers la légitimité du processus électoral restent vives.

Le dirigeant séparatiste Lucas C. Ayaba accusé de crimes de guerre

Arrêté et emprisonné en Norvège en septembre 2024, le dirigeant séparatiste ambazonien Lucas Cho Ayaba, chef des Forces de défense de l’Ambazonie, est désormais soupçonné par la justice norvégienne de crimes de guerre, ont annoncé le 9 février son avocat et la police. Le service d’enquête criminelle de la police (Kripos) le soupçonne d’avoir un « rôle central dans le conflit armé en cours au Cameroun ». Dans la foulée, son avocat a déclaré que le Lucas C. Ayaba « rejette les accusations d’incitation à commettre des crimes contre l’humanité et d’incitation à des crimes de guerre ». Le séparatiste était initialement accusé d’incitation à commettre des crimes contre l’humanité au Cameroun. Alors que l’insurrection ambazonienne se poursuit au nord-est du Cameroun et faisant des milliers de victimes et déplacés, cette offensive judiciaire autour des accusations de crimes graves semble s’inscrire dans une stratégie plus large visant à neutraliser les réseaux armés et leurs soutiens.

Du reste, le gouverneur de la région de l’Est Grégoire Mvongo, a reçu le Haut‑Commissaire du Canada au Cameroun, Marie‑Claude Harvey, lors d’une audience officielle le 12 février, confirmant  les défis persistants dans cette partie du Cameroun. Au centre des échanges, le Canada a réaffirmé son engagement à soutenir le développement de la région par des projets concrets visant à améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment face aux défis liés à l’accès aux services sociaux de base. Le gouverneur a, quant à lui, rappelé les besoins importants de la région, soulignant l’importance d’un accompagnement durable pour renforcer le développement socio‑économique de l’Est. In fine, les défis les plus urgents du Cameroun continuent d’émerger à l’intersection mouvante des tensions politiques, du flou institutionnel et des défis sécuritaires et de développement à l’est du pays.

 Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026

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Pour rappel, le Mali fait face à une instabilité sécuritaire persistante depuis 2012, marquée par la progression de groupes armés dans plusieurs régions du pays, nécessitant une vigilance accrue des autorités et des forces de défense.

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené plusieurs opérations militaires d’envergure à l’ouest de Ségou, ayant conduit à la neutralisation de plus d’une trentaine de combattants armés, selon un communiqué de l’État-Major général des Armées.

Ces offensives ont notamment visé un premier groupe repéré alors qu’il tentait d’accoster sur la rive gauche du fleuve Niger. Une dizaine d’assaillants ont ainsi été interceptés. Une seconde intervention a ensuite permis de neutraliser un autre groupe circulant à moto dans la même zone.

Le Chef d’État-Major a annoncé la poursuite de ces opérations de lutte contre la menace terroriste sur l’ensemble du territoire malien.

JNIM : diviser pour mieux régner ?

Le JNIM est sur tous les fronts avec comme principale motivation : déstabiliser le pays sur tous les plans. Le pressing est plus intense, les activités du pays ralentissent de jour en jour et ce phénomène paralyse la population et atteint fortement l’économie locale.

Les zones stratégiques telles que Kayes sont ciblées en raison de son important stock d’or.

Insécurité routière quasi quotidienne

Les routes sont devenues particulièrement dangereuses en raison des attaques répétées contre les convois de ravitaillement. Des camions-citernes sont incendiés et plusieurs chauffeurs ont été tués, notamment lors d’une attaque récente dans la région de Kayes ayant causé la destruction de dizaines de véhicules et fait au moins 15 morts. Un chauffeur rescapé témoigne du risque extrême encouru, évoquant un transport de carburant « au prix du sang » et signalant de nombreux disparus parmi ses collègues. En novembre déjà, 27 chauffeurs avaient été tués.

Pénuries massives et économie fragilisée

Les villes encerclées subissent de graves pénuries alimentaires et de carburant, entraînant une flambée des prix et un ralentissement général du commerce. Plusieurs routes restent impraticables, aggravant l’isolement des populations. Cette crise a également poussé le gouvernement à suspendre les cours dans certaines écoles et universités, faute de carburant disponible pour assurer le fonctionnement normal des services.

Paralysie des routes vers le Sénégal après une attaque terroriste contre un convoi

Fin janvier 2026, un convoi de camions-citernes transportant du carburant a été attaqué par des groupes armés terroristes dans l’ouest du Mali, sur l’axe stratégique reliant le pays à la frontière sénégalaise. L’attaque, attribuée au groupe jihadiste JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), a causé au moins 15 morts parmi les chauffeurs routiers, et des dizaines de véhicules ont été incendiés ou détruits sur place.

Cette embuscade s’inscrit dans un contexte plus large de blocage progressif des routes commerciales et d’une offensive jihadiste visant à perturber l’approvisionnement du Mali en carburant et en biens essentiels, aggravant une crise déjà existante depuis plusieurs mois.

Grève et paralysie des corridors commerciaux

En réaction, le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) a décrété une grève sur le principal corridor routier vers le Sénégal. Les routiers exigent notamment le rapatriement des dépouilles de leurs collègues tués avant toute reprise du travail.

Cette paralysie des axes stratégiques a des conséquences économiques et logistiques importantes. Le transport de marchandises entre le Mali et ses voisins est arrêté ou fortement réduit, avec des risques de perturbation des chaînes d’approvisionnement régionales. Le blocage des routes ralentit par ailleurs le commerce et accroît les coûts de circulation des biens.

Contexte sécuritaire et économique

L’attaque survient dans un climat d’insécurité croissante où le JNIM applique des tactiques de blocus et de sabotage des routes principales pour étouffer l’économie malienne. Depuis 2025, ce groupe jihadiste a multiplié les attaques contre des convois de carburant venant des pays côtiers, cherchant à exploiter la dépendance du Mali à ces routes d’approvisionnement.

Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026

 

Another tragic accident occurred on 8 February 2026 in the Kédougou region (south-east Senegal) at an illegal gold mining site in Gamba-Gamba. According to local authorities, at least two people were killed after a sudden landslide buried part of the site while many gold miners were working in extremely precarious conditions. Three other individuals were slightly injured, all of whom were foreign nationals. The victims were evacuated to the Kédougou regional hospital, while the search had to be temporarily suspended due to the dangerous nature of the site.

This tragedy highlights the major human risks of illegal gold mining, which attracts many workers outside of secure channels, often without institutional supervision or compliance with safety standards. This illegal activity persists despite dismantling operations and efforts by the gendarmerie and army to secure the area.

Tensions at UCAD: anger after the death of a student

The Cheikh Anta Diop University in Dakar (UCAD) was rocked by violent clashes between students and law enforcement officers, amid discontent over poor living conditions on campus, including the closure of university restaurants and social difficulties.

During these clashes, Abdoulaye Ba, a second-year medical student, lost his life. His death has provoked strong emotions and deep anger among the student community, who denounce excessive repression and a lack of consideration on the part of the authorities.

The students express a feeling of abandonment, declaring themselves to be ‘hungry, betrayed and disappointed’. Their frustration is also directed at certain political figures, notably Ousmane Sonko, towards whom they say they feel a strong sense of disappointment, believing that the expectations placed on him have not been met in the face of this crisis.

The Centre des Oeuvres Universitaires de Dakar (COUD) has also closed the social campus, forcing many students to leave the premises, which further increases tension.

This crisis has reignited the debate on how to deal with student protests and the use of force on university campuses.

In the court case involving Mouhamadou Ngom, better known as Farba Ngom, the Indictment Division handed down an important decision on 12 February 2026. It upheld the provisional release previously granted to the deputy mayor of Agnam (Matam), despite opposition from the Financial Prosecutor's Office. This decision comes in a complex case involving financial, political and media allegations.

For several months, Farba Ngom has been at the centre of a closely followed legal proceeding, in which he faces charges of embezzlement of public funds, money laundering and other serious offences. Previous revelations by the Minister of Justice pointed to the illegal use of mobile phones in detention and intensive exchanges with political and media figures, which took the case beyond a simple criminal case.

The confirmation of his provisional release means that he will be able to leave detention under judicial supervision, unless the public prosecutor's office appeals to the Court of Cassation within the legal time limit. The decision reinforces the debate on justice, parliamentary immunity and the balance of powers in Senegal, and illustrates how legal proceedings are linked to political issues in the country.

Mass arrests linked to charges of homosexuality and related acts

In Senegal, several recent arrests have sparked heated controversy over charges related to ‘unnatural acts’. As part of investigations conducted by security forces, at least 12 people have been arrested, including two public figures—a television presenter and a singer—on charges including unnatural acts, wilful transmission of HIV, and ‘criminal conspiracy.’

Human rights organisations, such as Stop Homophobia, have expressed concern about these arrests, pointing out that consensual same-sex relations between adults remain criminalised in Senegal and expose LGBTQIA+ people to prosecution, arbitrary arrest and severe social stigma.

In this context, the controversy has been amplified by debates in the media and on social networks: some observers denounce the exploitation of cases related to homosexuality in a climate where Senegalese society is very conservative on these issues, while others insist on the need to enforce the law.

Arrests in a case involving a cross-border criminal network linked to sexual exploitation and HIV transmission

In parallel with the arrests for ‘unnatural acts’, the Senegalese authorities have arrested 14 people in a major case involving an alleged criminal network, involving much more serious offences, including organised paedophilia, pimping, rape of minors under the age of 15, filmed sexual acts, and deliberate transmission of HIV/AIDS.

This operation, carried out in coordination with French investigators, is believed to have dismantled a transnational group that had been active for several years and whose members are accused of forcing boys to perform sexual acts with men, often forcing them to have unprotected sex, according to official statements.

The suspects have been brought before a judge and face particularly serious charges. The authorities have also called on citizens to support the investigations by sharing relevant information via a toll-free telephone line made available to the public.

Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026

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Un nouvel accident tragique s’est produit le 8 février 2026 dans la région de Kédougou (sud-est du Sénégal), sur un site d’orpaillage illégal situé à Gamba-Gamba. Selon les autorités locales, au moins deux personnes ont trouvé la mort après qu’un éboulement soudain de terrain a enseveli une partie du site alors que de nombreux orpailleurs travaillaient dans des conditions extrêmement précaires. Trois autres individus ont été légèrement blessés, tous de nationalité étrangère. Les victimes ont été évacuées vers l’hôpital régional de Kédougou, tandis que les recherches ont dû être interrompues temporairement à cause de la dangerosité du lieu.
Ce drame met en lumière les risques humains majeurs de l’exploitation aurifère clandestine, qui attire de nombreux travailleurs en dehors des circuits sécurisés, souvent sans encadrement institutionnel, ni respect des normes de sécurité. Cette activité illégale persiste malgré les opérations de démantèlement et les efforts de la gendarmerie et de l’armée pour sécuriser la zone.

Tensions à l’UCAD : colère après la mort d’un étudiant

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a été secouée par de violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, dans un contexte de mécontentement lié aux mauvaises conditions de vie sur le campus, notamment la fermeture des restaurants universitaires et les difficultés sociales.

Lors de ces échauffourées, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, a perdu la vie. Ce décès a provoqué une vive émotion et une colère profonde au sein de la communauté estudiantine, qui dénonce une répression excessive et un manque de considération de la part des autorités.

Les étudiants expriment un sentiment d’abandon, déclarant être « affamés, trahis et déçus ». Leur frustration vise également certaines figures politiques, notamment Ousmane Sonko, envers qui ils disent ressentir une forte déception, estimant que les attentes placées en lui n’ont pas été satisfaites face à cette crise.

Le Centre des Oeuvres Universitaires de Dakar (COUD) a par ailleurs fermé le campus social, obligeant de nombreux étudiants à quitter les lieux, ce qui renforce davantage la tension.

Cette crise ravive le débat sur la gestion des revendications étudiantes et sur l’usage de la force dans les espaces universitaires.

Dans l’affaire judiciaire impliquant Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom Farba Ngom, la Chambre d’accusation a rendu une décision importante le 12 février 2026. Elle a confirmé la liberté provisoire accordée précédemment au député-maire d’Agnam (Matam), malgré l’opposition du Parquet financier. Cette décision intervient dans une affaire complexe mêlant des accusations financières, politiques et médiatiques.

Depuis plusieurs mois, Farba Ngom est au cœur d’une procédure judiciaire très suivie, où il est notamment visé par des accusations portant sur des détournements de fonds publics, blanchiment de capitaux et autres infractions graves. Des révélations antérieures de la ministre de la Justice ont pointé l’usage illégal de téléphones portables en détention et des échanges intensifs avec des personnalités politiques et médiatiques, ce qui a porté l’affaire au-delà d’un simple dossier pénal classique.

La confirmation de sa liberté provisoire signifie qu’il pourra sortir de détention sous contrôle judiciaire, sauf si le parquet se pourvoit en cassation dans les délais légaux. La décision renforce le débat sur la justice, l’immunité parlementaire et l’équilibre des pouvoirs au Sénégal, et illustre la manière dont les procédures judiciaires s’articulent avec les enjeux politiques dans le pays.

Arrestations massives liées à des accusations d’homosexualité et actes connexes

Au Sénégal, plusieurs arrestations récentes ont suscité une vive controverse autour de charges liées à des “actes contre nature”. Dans le cadre d’enquêtes menées par les forces de sécurité, au moins 12 personnes ont été interpellées, dont deux célébrités publiques un animateur de télévision et un chanteur pour des accusations comprenant actes contre nature, transmission volontaire du VIH et “conspiration criminelle”.

Les organisations de défense des droits humains, comme Stop Homophobia, ont exprimé leur préoccupation face à ces arrestations, rappelant que les relations consensuelles entre adultes de même sexe restent pénalement réprimées au Sénégal et exposent les personnes LGBTQIA+ à des poursuites, des arrestations arbitraires et une stigmatisation sociale forte.

Dans ce contexte, la controverse est amplifiée par des débats dans les médias et sur les réseaux sociaux : certains observateurs dénoncent une instrumentalisation des affaires liées à l’homosexualité dans un climat où la société sénégalaise est très conservatrice sur ces questions, tandis que d’autres insistent sur la nécessité de faire respecter la loi en vigueur.

Arrestations dans une affaire de réseau criminel transfrontalier lié à l’exploitation sexuelle et à la transmission du VIH

Parallèlement aux arrestations pour “actes contre nature”, les autorités sénégalaises ont interpellé 14 personnes dans un important dossier de réseau criminel présumé, impliquant des infractions bien plus graves, notamment pédophilie organisée, proxénétisme, viols sur mineurs de moins de 15 ans, actes sexuels filmés, et transmission volontaire du VIH/SIDA.

Cette opération, menée en coordination avec des enquêteurs français, aurait permis de démanteler un groupe transnational actif depuis plusieurs années et dont certains membres seraient accusés d’avoir forcé des garçons à des actes sexuels avec des hommes, souvent contraints à subir des relations non protégées, selon les déclarations officielles.

Les suspects ont été présentés devant un juge et doivent répondre de charges particulièrement lourdes. Les autorités ont également appelé les citoyens à soutenir les enquêtes en partageant des informations pertinentes via une ligne téléphonique gratuite mise à disposition du public.

Timbuktu Institute – Week 2 – February 2026

In the current conflicts in the Sahel and northern Nigeria, the use of drones has become a central element of the fighting. This technology, once reserved for regular armies, is now integrated into the combat strategies of terrorist groups, who use it to surveil, attack or sow fear. This development marks a transformation of terrorism in the region, where the military capabilities of insurgents are rapidly modernising. The widespread use of drones makes operations more complex, increases the risks for security forces and further exposes civilian populations.

The United States strengthens its strategic position in Nigeria

Nigeria is playing an increasingly important role in the United States' security strategy in West Africa. Washington has strengthened its cooperation with Abuja through limited military support, mainly focused on training, intelligence and strategic support in the face of jihadist threats such as Boko Haram and Islamic State in West Africa. This American presence is also part of a broader geopolitical competition, in which powers are seeking to consolidate their influence in a region marked by the decline of certain traditional actors and the rise of other international partners.

US pressure on Abuja over religious violence

In the United States, elected officials are seeking to hold the Nigerian government more accountable for the ongoing violence affecting certain religious communities. A bill aims to strengthen diplomatic control and consider targeted sanctions against officials deemed inactive or complicit. This initiative highlights growing concerns about the protection of minorities and respect for religious freedoms. Nigeria, for its part, disputes the idea of systematic persecution and insists that the current insecurity is primarily linked to complex armed and community conflicts.

Timbuktu Institute – Semaine 2 - Février 2026

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Dans les conflits actuels au Sahel et au nord du Nigeria, l’usage des drones est devenu un élément central des affrontements. Cette technologie, autrefois réservée aux armées régulières, est désormais intégrée dans les stratégies de combat des groupes terroristes, qui s’en servent pour surveiller, attaquer ou semer la peur. Cette évolution marque une transformation du terrorisme dans la région, où les capacités militaires des insurgés se modernisent rapidement. La généralisation des drones rend les opérations plus complexes, augmente les risques pour les forces de sécurité et expose davantage les populations civiles.

Les États-Unis renforcent leur position stratégique au Nigeria

Le Nigeria occupe une place de plus en plus importante dans la stratégie sécuritaire des États-Unis en Afrique de l’Ouest. Washington a renforcé sa coopération avec Abuja à travers un soutien militaire limité, principalement axé sur la formation, le renseignement et l’appui stratégique face aux menaces djihadistes comme Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Cette présence américaine s’inscrit aussi dans une compétition géopolitique plus large, où les puissances cherchent à consolider leur influence dans une région marquée par le recul de certains acteurs traditionnels et la montée d’autres partenaires internationaux.

Pressions américaines sur Abuja concernant les violences religieuses

Aux États-Unis, des élus cherchent à imposer davantage de responsabilité au gouvernement nigérian face aux violences persistantes touchant certaines communautés religieuses. Un projet de loi vise à renforcer le contrôle diplomatique et à envisager des sanctions ciblées contre des responsables jugés inactifs ou complices. Cette initiative met en lumière les préoccupations croissantes autour de la protection des minorités et du respect des libertés religieuses. Le Nigeria, de son côté, conteste l’idée de persécutions systématiques et insiste sur le fait que l’insécurité actuelle est avant tout liée à des conflits armés et communautaires complexes.