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Dr Bakary Samb de Timbuktu institute analyse les nouveaux défis sécuritaires dans le Sahel au lendemain de la mort du président tchadien Idriss Déby. Dans un entretien au quotidien national Le Soleil, le chercheur décrypte les enjeux au plan géopolitique avec une nouvelle redistribution des cartes dans les jours qui viennent.
 
« Inévitablement on s’achemine vers une nouvelle ère. Déby bénéficiait du soutien des partenaires internationaux, au regard de son rôle dans la lutte contre le terrorisme où l’engagement des forces tchadiennes constituent une garantie de sécurité pour certains pays. Je pense particulièrement au Mali, au Niger et au Burkina. Il y aura certainement une redistribution des cartes sur le plan géopolitique. Le Niger vient de sortir d’une transition politique douce mais avec des menaces et des vulnérabilités. Le Mali est dans une situation de transition où la junte, arrivée au pouvoir, était constituée, pour l’essentiel, de forces spéciales qui étaient destinées à combattre le terrorisme et qui sont maintenant dans le fauteuil douet du palais de Koulouba. Ceci laisse présager un abandon de points stratégiques et essentiels sur lesquels on avait besoin de la présence du Tchad et de son leadership sur le plan militaire. Autre chose, sur le plan militaire, le Tchad préside le G5 Sahel », analyse Bakary Samb dans les colonnes du journal.
 
Une situation qui selon lui pourrait avoir des répercussions sur la sécurité dans des pays comme le Mali et le Sénégal.
 
« D’ailleurs, explique-t-il, le Président Macky Sall avait été invité au Sommet de N’Djamena. Ce, après une longue absence dans ce cadre régional de concertation. Les liens entre le Sénégal et le G5 Sahel commençaient à connaitre une avancée significative, notamment avec le geste du Président Macky Sall qui a offert la somme d’un milliard de FCfa pour la lutte contre le terrorisme ; ce qui pousse à réfléchir au renforcement de cadres sous-régionaux œuvrant dans ce sens, sachant que cela bouge dans l’ouest du Mali. Donc, dans l’est du Sénégal. Je crois que c’est un moment crucial où les cartes se redessinent et où on va véritablement vers une nouvelle géopolitique du Sahel eu égard aux circonstances aussi bien régionales que celles liées aux partenaires internationaux, dont la France en premier lieu qui s’achemine vers une présidentielle cruciale, surtout concernant la présence des forces française au Sahel ».
 
Idriss Déby, rappelle Bakary Samb, « C’était un allié très important, un pivot capital dans la stratégie de Paris et de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Paris aussi était dans une forme de statisme par rapport à l’évolution au Tchad parce que Deby était un allié à ne pas lâcher. Maintenant quel sera son positionnement sur la transition qui, à mon avis, reste assez fragile si l’on sait que les autres tribus et composantes vont commencer à remettre en question la légitimité du fils de Déby et que les Zagawas sont restés 30 ans au pouvoir, sans partage ? Dans ce bloc ethnico-culturel qu’on appelle les Zagawas, on commence à avoir des déchirures, sachant que lorsque cette rébellion du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) était à l’approche de la région du Kanem, certains éléments zagawas commençaient à se désolidariser. C’est une situation assez trouble, où il n’y a pas encore une lecture claire et qui mérite, véritablement, d’être surveillée de près ».

De manière globale, les habitants du Sahel ont favorablement accueilli l’arrivée des vaccins anti-Covid dans leurs pays. Toutefois, les discussions se font beaucoup plus entendre dans la zone francophone. 

 

D’après une étude réalisée au Sahel sur les langues dans lesquelles s’effectuent les discussions autour du vaccin anti-Covid, il y a une prépondérance écrasante des réactions sur la toile en langue française. Seuls 10% des discussions se font dans une langue différente du français, à savoir l’arabe ou l’anglais. Sur la toile sahélienne, les sources qui suscitent le plus d’interactions sur la thématique des vaccins se trouvent être, une fois de plus, sénégalaises. C’est le cas par exemple des sites d’informations Senego et Senenews, qui ont produit des articles générant près de deux millions de réactions (liens article) Le président Macky Sall lui-même a déployé d’importants moyens de communication  sur la thématique du vaccin. S’il s’est d’abord appuyé sur les autorités religieuses pour sensibiliser les populations, il s’est ensuite énormément exprimé sur le sujet par le biais de différents réseaux sociaux et, enfin, a fait de la réception du vaccin Sinopharm un événement retransmis à la télévision nationale RTS1 le 18 février dernier. 

Des craintes sur la réussite de la campagne de vaccination

La tendance globale penche sur un accueil largement favorable à l’arrivée des vaccins, à savoir AstraZeneca, Pfizer, Moderna, Sinopharm, etc. Selon les résultats d’une mesure algorithmique sur une période de trente jours (du 1er février au 3 mars), la proportion des internautes qui s’exprime favorablement à l’arrivée des vaccins est deux fois supérieure à celle des internautes qui expriment différentes réserves par rapport à ces vaccins. Ces réserves sont généralement d’ordre complotistes, ou concernent les craintes liées à la réussite des campagnes de vaccination, dans un contexte manifestement difficile pour les différents gouvernements. Le manque de logistique est notamment un paramètre non négligeable dans nombre de pays sahéliens. Au Burkina Faso par exemple, le ministre burkinabé de la santé Charlemagne Ouédraogo a annoncé que le vaccin sera volontaire, et non obligatoire.

 

L’arrivée du vaccin fait chauffer la toile sénégalaise

Sur la même période de trente jours, deux-tiers des débats sahéliens sur le vaccin se concentrent au Sénégal. Au cours de cette période, les débats se sont intensifiés à partir du 17 février, à la veille de l’arrivée des premières doses de vaccin au Sénégal. Sur les blogs, les sites d’information et le réseau social Twitter, ils ont pour la plupart non seulement évoqué le démarrage des campagnes de vaccination dans les pays, mais aussi annoncé les différentes stratégies mises en place pour amener les populations à se faire vacciner. Par la suite, un pic a été atteint au lendemain, le 18 février, date à laquelle le Président Macky Sall est allé réceptionner à l’aéroport Blaise Diagne 200 mille premières doses du vaccin chinois Sinopharm.

 

Le vaccin AstraZeneca en cours d’approvisionnement

Plus généralement, c’est un sprint dans lequel sont engagés ces pays sahéliens qui misent sur une arrivée rapide du vaccin pour tenter d’enrayer la seconde vague de la pandémie, qui se trouve être au beau fixe. Les livraisons promises par COVAX, permises par le dispositif d’aide internationale aux pays en développement, devraient s’étaler de mars 2021 à décembre 2022. 600 millions de doses ont été prévues par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le Sénégal, qui est censé recevoir en tout 1,296 million de doses d’AstraZeneca, devrait recevoir le reste de son lot durant le deuxième trimestre de l’année. Le Mali, avec ses 19 millions d’habitants, attend 1,572 million de doses du même vaccin, sur la période allant de la fin du premier trimestre au deuxième trimestre de 2021. Le Burkina-Faso, qui compte plus de 19 millions d’habitants, attend lui aussi sur la même période, 1,620 million de doses d’AstraZeneca.

Cela dit, malgré les avis favorables de l’OMS quant à l’utilisation de l’AstraZeneca, le Danemark devient le premier pays d’Europe à renoncer définitivement à ce vaccin anti-Covid. De plus, l'Union européenne a annoncé le lundi 26 avril 2021, avoir attaqué en justice le laboratoire AstraZeneca pour ne pas avoir tenu ses engagements quant aux livraisons de son vaccin anti-Covid. Une procédure que le groupe suédo-britannique a aussitôt jugée sans "fondement".

Kensio Akpo

 

Le Timbuktu Institute, le CESTI et Sayara International ont mis en place une veille de l'opinion publique digitale concernant la pandémie de la COVID-19. Grâce à notre plateforme de veille, nous analysons des milliers de publications qui émanent des réseaux sociaux, des sites d'information et des blogs, et qui, chaque jour, sont diffusées dans 8 pays du Sahel (Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Cameroun, Tchad, Soudan).

 

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« Investir aujourd’hui au Sahel pour l’Afrique de demain », cette devise de l’Alliance Sahel serait-t-elle une solution pour combattre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest ? Comme beaucoup d’autres organisations internationales et projets régionaux qui interviennent dans la région, l’on s’aperçoit que la solution sécuritaire ne serait pas uniquement militaire.

 

En effet, il aura fallu attendre 2017 pour que les partenaires européens du Sahel, par cette initiative, prennent en compte la dimension d’aide publique au développement pour combattre le terrorisme dans la région. Initiée principalement par la France et l’Allemagne, cette aide financière et de coordination de la coopération internationale fait aujourd’hui débat auprès des communautés locales qui souhaitent le retrait de ces partenaires.

 

Depuis 2012, l’espace sahélien est en proie à d’extrêmes violences en raison de la sanctuarisation d’Al-Qaïda puis de l’Etat islamique. Pour lutter efficacement contre ce fléau, une première organisation africaine fut créée en 2014 afin d’apporter une réponse en matière de sécurité et de stabilité sociale grâce au développement et au financement de certains projets, le G5 Sahel. Composé des cinq pays du Sahel les plus touchés par le terrorisme que sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Elle sera appuyée en 2017 par la mise en place d’une Force conjointe à travers la résolution n°2359 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour répondre de manière opérationnelle sur le terrain. Mais ladite Force conjointe n’est pas la seule au Sahel puisque la France est présente depuis 2013 avec l’opération Serval puis Barkhane, tandis que l’Union européenne participe avec l’EUTM Mali - Mission de formation et de conseil stratégique - en plus des Nations Unies avec la MINUSMA. Dès lors, le terrain sahélien est submergé d’acteurs militaires rendant la situation complexe. Dr Bakary SAMBE, directeur du Timbuktu Institute dit d’ailleurs que : « Le Mali ressemble à un malade autour duquel il ya tellement de médecins, que personne nest daccord sur le diagnostic. » Ainsi, la situation au Sahel continue de s’enliser malgré l’intervention et l’appui de nombreux partenaires internationaux en raison du manque de coordination.

 

Désormais, il faudra repenser la stratégie et répondre à cette crise sécuritaire qui n’est pas uniquement militaire, mais qui est aussi alimentaire et humanitaire. Pour beaucoup d’experts, répondre à la crise multidimensionnelle sahélienne, c’est faire face aux menaces qui entravent la paix et le développement de la région, notamment en adoptant des réponses sociales à travers des projets d’actions de lutte contre la pauvreté. Avec le contexte de la pandémie mondiale de la Covid-19, le renforcement des services de santé publique et la relance de l’économie sahélienne deviennent une priorité pour les États mais aussi pour les partenaires internationaux. Dès lors, l’Alliance Sahel joue un rôle primordial dans l’accompagnement à la stabilisation et au développement global de la région.

 

Cette plateforme de coordination de la coopération internationale s’appuie sur six secteurs prioritaires que sont : l’éducation et l’emploi des jeunes ; l’énergie et le climat ; l’agriculture, le développement rural et la sécurité alimentaire ; la gouvernance ; la décentralisation et les services de base ; et la sécurité intérieure. En étroite coopération avec le G5 Sahel, l’Alliance Sahel, selon Aliou Maïga[1] : « reste à ce jour la campagne mondiale la mieux structurée pour soutenir la croissance et la stabilité au Sahel »[2]. Lors de la 7ème session ordinaire du G5 Sahel le 15 février 2021, une 2ème assemblée générale de l’Alliance Sahel s’est tenue afin de mettre l’accent sur les stratégies d’Approche de Territoire Intégrée (ATI), de Cadre d’Action Prioritaire (CAPI) et de Programme de Développement d’Urgence (PDU). Cette plateforme fait partie des quatre piliers de coordination de la Coalition pour le Sahel, créée lors du Sommet de Pau le 13 janvier 2020, piloté conjointement avec le G5 Sahel. Elle s’engage à restaurer les bases sociales par le ciblage de secteurs prioritaires et à améliorer durablement les conditions de vie des populations sahéliennes en renforçant la cohésion sociale.

 

Combattre le terrorisme au Sahel, c’est désormais investir dans la résilience des populations par le retour des services de base. Mais est-ce que l’aide publique au développement pourrait véritablement devenir un rempart contre l’extrémisme violent au Sahel d’autant plus qu’elle doit aussi gérer des urgences de plus en plus pressantes ? Enfin, répond-elle de manière convaincante aux interrogations des pays de la région qui déplorent parfois une certaine inversion de leurs priorités avec l’orientation sécuritaire de la coopération internationale ?

 Constance WYBO

*actuellement en stage de fin d'étude en Géopolitique à Timbuktu Institute.

 

 



[1] Directeur régional de la SFI (Société financière internationale) pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale

Après avoir contribué aux différents processus d’élaboration des stratégies nationales de prévention de l’extrémisme violent au Niger et au Burkina Faso, le Directeur de Timbuktu Institute, Dr. Bakary Sambe, en tant qu’expert international mobilisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a présenté, ce 29 mars, le rapport d’évaluation du Plan d’Action du Mali dans la ville de Sikasso. Lors d’une retraite de l’ensemble des départements ministériels du Mali impliqués dans ce processus, Dr. Sambe a appuyé l’élaboration du nouveau plan d’action quinquennal dans le cadre d’une démarche inclusive et participative adoptée par les autorités maliennes avec l’appui du PNUD.

En effet, malgré la signature en 2015 de l'Accord de paix, la crise politique et sécuritaire s’est étendue au Mali aggravée par la montée de l’extrémisme violent et la multiplication des conflits intercommunautaires au Centre du pays avec de sérieux risques de débordement vers l’Ouest.  Cette situation a fortement impacté les populations du Centre et du Nord du Mali souffrant toujours d’un déficit d’accès aux services étatiques de même que des problèmes de la sécurité et de justice.

Au regard de cette situation, et en partenariat avec les autres agences du système des Nations Unies, le PNUD a fourni un appui au renforcement de la résilience communautaire face à l’extrémisme violent. Un tel appui prend en compte la nécessité d’améliorer la résilience de communautés aux dynamiques des multiples conflits et un retour des services de sécurité et de justice. C’est dans cette perspective que le Programme des Nations Unies pour le Développement au Mali (PNUD Mali) a aidé à lancer, en partenariat avec le Ministère des Affaires Religieuse et du Culte l’évaluation de la mise en œuvre du plan d’action 2018-2020 de la stratégie nationale de PEV du Mali et a permis d’élaborer un nouveau plan d’action quinquennal. Cette stratégie dont l’élaboration s’est appuyée sur une méthodologie participative est en cours de de révision dans un cadre inclusif de concertation et de coordination inter sectoriel pour la mise en œuvre des actions du gouvernement malien et de ses partenaires en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

 

Au Sahel, les problématiques faisant écho aux multiples ressorts liés à la Covid-19 font maintenant débat depuis un an. L’arrivée des vaccins anti-Covid a rallumé la mèche, de plus belle. La réaction des Sénégalais et Maliens est indicatrice de l’accueil réservé dans les autres pays de la zone.

L’arrivée des vaccins anti-covid au Sahel a été à l’origine de diverses réactions sur Internet. Elle pose principalement le débat sur son efficacité, comme l'a affirmé le Pr Moussa Seydi, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Fann de Dakar.  En effet, dès l’annonce de la réception du vaccin dans chacun des pays, la toile s’anime de multiples prises de position sur la thématique. En l’occurrence, les courbes d’activité des internautes sénégalais et maliens illustrent clairement l’engouement que suscite la nouvelle de vaccin. Que ce soit au Sénégal ou au Mali, la presse en ligne en a fait ses choux gras. La venue du vaccin est inscrite dans l’agenda médiatique comme un événement majeur, aussi bien sur les sites d’informations en ligne que sur les réseaux sociaux. 

          

 

Deux jours après la réception des vaccins par les autorités, le débat persiste notamment au Sénégal (200 mille doses), au et au Mali (396 mille) qui, respectivement, ont reçu le vaccin les 18 février et 05 mars 2021. Toutefois, le débat est beaucoup plus présent au Sénégal, premier pays du Sahel à recevoir le vaccin chinois Sinopharm pour ensuite recevoir le 3 mars, un autre lot de 324 mille doses d’AstraZeneca.

Si la vaccination à base d’AstraZeneca a seulement commencé le 1er avril dernier au Mali avec ses 396 mille premières doses, au Sénégal, elle suit son cours mais bute sur quelques obstacles. En effet, le pays doit faire face au challenge de la conservation des vaccins aux températures froides recommandées, en plus de l’acheminement des doses dans ses quatorze régions. 

 Max Bill

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Les données fiables sur le nombre de victimes dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger) restent difficiles à trouver. Cependant, on peut noter qu’entre 2019 et 2020, des centaines de personnes ont été tuées et des milliers de déplacés forcés. Selon le rapport de la Minusma, mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, durant les trois derniers mois de 2020, 182 civils ont été tués, 175 blessés et 149 enlèvements au Mali et durant le trimestre précédent, 375 civils sont décédés, 450 blessés et 49 enlèvements. Enfin, les données du site ACLED rapportent non seulement que l’année 2020 a été la plus meurtrière depuis le début des conflits au Sahel avec 2400 victimes au Burkina Faso, au Mali et au Niger, mais aussi que les violences des combats auraient causé le déplacement forcé de 2 millions de personnes surtout au Burkina Faso. 

Mais le constat fait et qui est scandaleux selon certains observateurs, est que pour l’année 2020, la majorité des civils et suspects non armés ont été tués par les forces de sécurité. Les organisations de la société civile au Sahel et les représentants de la FIDH affirment que ce soit au Burkina Faso, au Mali et au Niger, « des soldats sèment la terreur et commettent des tueries dans des villages sous couvert d'opérations antiterroristes ». Les violences djihadistes mêlées à des conflits intercommunautaires font des dégâts collatéraux chez les populations.

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Lors de la préparation du sommet du G5 Sahel de N’Djamena 2021, le président français Emmanuel Macron s’était félicité des succès obtenus avec la force Barkhane en ces termes « les résultats sont là ». La stratégie de la France et des pays du G5 d’intensifier les opérations militaires contre les terroristes ont eu des conséquences sur les civils. D’où la question : les forces de défense et de sécurité sont-elles une menace pour les populations du Sahel ?

Après le constat fait des violences perpétrées par les groupes djihadistes et les groupes d’autodéfense dans la partie dite des « trois frontières », les forces de défense et de sécurité, dans leurs opérations militaires et la traque des présumés suspects, ont commis des violences causant la mort de centaines de civils selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. La division des droits de l’homme de la MINUSMA dans une note trimestrielle en 2020, a relevé une « multiplication des exécutions extrajudiciaires (101 victimes) » qui sont « imputables » à l’armée malienne. En outre, « 32 cas de disparitions forcées », « 32 cas de torture ou traitement cruel inhumain ou dégradant », ainsi que « 115 arrestations arbitraires », tous « imputables » aux forces de sécurité maliennes, ont été recensés par l’ONU. Toujours selon la MINUSMA, les forces armées nigériennes sont accusées d’avoir commis une trentaine d’exécutions extrajudiciaires sur le territoire malien en début 2020. Face à ces accusations souvent documentées, les autorités du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont décidé de diligenter des enquêtes. Les ministres de la défense ont demandé l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour faire la lumière sur ces accusations et situer les responsabilités de part et d’autre. Ceci est une condition essentielle pour le rétablissement de la confiance entre les populations et ceux qui les dirigent et amener la stabilité dans la région.

Au cas contraire, ces graves agissements de certaines forces de défense et de sécurité risquent de jeter le discrédit sur l’ensemble des forces militaires présentes au Sahel, remettant en cause leur légitimité. Aussi, cela pourrait amener une défiance chez les populations vis-à-vis des autorités, en ce sens que les crimes restés impunis peuvent attiser les tensions entre communautés, alimenter davantage le cycle de la violence et favoriser le recrutement des groupes armés qui exploitent les frustrations.  Lors du sommet de N’Djamena en 2021, les États du G5 Sahel ont réaffirmé la nécessité de placer la protection des populations civiles, les droits humains et la lutte contre l’impunité au cœur d’une stratégie renouvelée pour le Sahel.

 

Face à la nouvelle prolifération spectaculaire des théories du complot au Sahel dans ce contexte de pandémie, la presse en ligne se mue en rempart. Elle essaie, du mieux qu’elle peut, de limiter les dégâts.

La perception de la COVID-19 s’éclaircit davantage avec la horde d’articles produits dans les médias en ligne contre les théories complotistes. Ces théories aussi bien diverses dans la forme que dans le fond compromettent la réception des vérités sur la COVID-19 et ses corollaires. Pendant des mois, la chaine de télévision camerounaise Afrique Média a diffusé des contenus inexacts sur la Covid-19. Par exemple, il y a été dit que la Covid-19 est une grippe et que les Africains l’ont toujours soignée. De plus, des propos mettant en doute l’efficacité du test Covid y sont tenus. Ces contenus sont relayés sur d’autres plateformes comme Facebook et Whatsapp. Nous ne faisons pas cas de ce dernier dans cet article. Toutefois, ce sont des informations qui se propagent très rapidement dans les populations de bouche à l’oreille. Whatsapp est devenu plus puissant que la télévision de nos jours, et plus c’est viral, plus les gens ont tendance à penser que c’est vrai. Un simple message sur cette application de messagerie fait facilement le tour du monde.

La toile sénégalaise se révèle première productrice de contenus qui vont à l’encontre de ces théories de complot sur le virus chinois dans la zone sahélienne. La plupart des articles ou publications en ligne proviennent des sites d’informations. Ces contenus longs ou courts participent au rétablissement de la vérité sur la COVID-19. 

Le Sénégal compte déjà près de 10 millions de personnes connectées avec en moyenne 300 sites d’informations. Cela permet de comprendre la prolifération de flux d’informations sur le fil « Actualités » du géant américain d’internet Google, provenant des sites sénégalais. Dans un classement par score d’influence au Sahel, les sites internet d’informations sénégalais occupent 5 places sur 7. Avec cette part très active des médias sénégalais aux côtés des autres médias sahéliens, on présume que les citoyens Sénégalais sont plus éclairés. De ce fait, le débat sur la COVID-19 peut se poser autrement. Pour cela, il est très important que les médias en ligne au Sahel s’activent davantage dans la publication d’informations vérifiées sur la COVID-19.

Les informations diffusées ou relayées répondent à la volonté d’informer juste sur la réalité des faits. À l’instar d’autres sites d’informations sénégalais, news.sen360 avec un score d’influence de 65/100, informe par exemple du nombre de morts liés à la COVID-19, des décisions de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou encore de la nécessité de voir le vaccin anti-COVID comme un dernier rempart contre cette pandémie.

Le site d’informations burkinabé lefaso.net (lien jhsdv) a publié un article dont le titre très significatif est « Vaccin contre la COVID-19 : Un panel pour éclairer davantage l’opinion burkinabè ». En effet, quoique moins influents comparés aux sites sénégalais, les autres sites d’informations sahéliens participent peu ou prou à la dissipation des contre-vérités par la publication de contenus qui font reculer les frontières de l’ignorance du virus et de ses avatars. Face à cette situation, il devient de plus en plus nécessaire de promouvoir l’éducation aux médias, afin que les citoyens parviennent eux-mêmes à séparer le bon grain de l’ivraie. Au regard de la qualité douteuse des informations qui ont circulé et qui malheureusement continuent de circuler sur la COVID-19, il est important que les médias s’intéressent au fact-checking, qui constitue une intéressante alternative pour réduire le champ de la désinformation.

Max Bill

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Depuis l’arrivée de la COVID-19, les théories conspirationnistes ont repris une place de choix dans le débat public. Au Sahel, avec l’arrivée des vaccins anti-Covid, la situation a empiré.

Entre la mi-février et la mi-mars de cette année, d’une manière globale, les théories complotistes occupent autant le web sahélien que les informations que l’on peut qualifier de correctes et vérifiées. La thématique du complot observe un regain considérable les 11 et 12 février, soit quelques jours avant que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’homologue en urgence le vaccin anglo-suédois AstraZeneca.

Parmi ces théories les plus en vue sur la toile sahélienne, il y a celles visant la Fondation Bill et Melinda Gates très active dans la recherche sur les maladies et les vaccins en Afrique. Elles prétendent que la Covid-19 aurait été créée par le fondateur de Microsoft pour réduire la population mondiale, s’enrichir davantage et la vaccination aurait été depuis planifiée. De même, ces théories qui prétendent que les vaccins anti-Covid seraient nuisibles pour la santé se font également entendre.

 

 

Début mars et plus précisément le 3 du mois, les théories du complot recommencent à pulluler sur la toile sahélienne. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la réapparition très remarquée de ces thèses. Parmi eux, la réception par le Soudan, à cette même date, de 828 000 doses du vaccin AstraZeneca grâce au dispositif onusien Covax.

Même sentiment de défiance au Sénégal. A cette même période, une vidéo pour le moins curieuse a fait le tour de la toile sénégalaise. Dans cette vidéo, l’on peut voir plusieurs personnalités en pleine séance de vaccination, dans une maison attribuée à la Première Dame sénégalaise, Marième Faye Sall. Selon plusieurs internautes, la Première Dame aurait organisé une séance à huis clos de vaccination. S’en est suivie une vive indignation collective sur la toile sénégalaise, fustigeant une « vaccination de privilégiés ». D’autant plus que certains membres du personnel médical comme des étudiants en médecine, pourtant en contact permanent avec les malades, se sont vus refuser le vaccin dans le même temps.

 

 

Au Sahel, le pic de cette effervescence complotiste va s’observer le 5 mars, date où le Mali reçoit ses 396 000 doses de vaccin AstraZeneca. La tendance dure deux jours, puis s’amenuise considérablement par la suite. Par ailleurs, le ministre tchadien de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Abdoulaye Sabre Fadoul, a remercié le 22 mars dernier la Chine pour un don de vaccins Sinovac contre la COVID-19.

Il est urgent de combattre les théories complotistes plus ou moins farfelues qui infestent le débat public au Sahel. Car, elles constituent un autre virus, qui ne tue pas certes de manière concrète, mais qui manifestement, pollue les esprits déjà éprouvés en ce contexte de pandémie. Concernant les campagnes de vaccination, elles ont débuté dans nombre de pays. Même si la polémique autour de l’AstraZeneca a entretemps sans doute freiné les ardeurs des populations, la situation semble commencer à progressivement rentrer dans l’ordre.

Kensio Akpo

 

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Between the Sahelian "sand wind" and the coming sea storm on the West African coast, we can already see the overflow of the epicenters and a fierce conquest of new unsuspected territories of Jihadism in the great lakes as well as in Mozambique 
The Sahelian sand wind should not close our eyes to the coming sea sickness. Are we heading for more dangerous links between organized crime and terrorism on the West African coast with the shift in theaters of operation in a context where the East of the continent is experiencing an unexpected rise in jihadism?

Countries such as Benin, Togo and even Ghana are already aware of the growing scale of terrorism, which in fact has already crossed their borders. Even if the threat of local radicalization is limited for the time being, terrorist recruitments are increasing with young Ghanaians having joined Daech as early as 2015. Recent armed conflicts in the region (Sierra Leone, Liberia) facilitate the circulation of arms in a context of porous borders and arsenals still intact in the hands of transnational actors who have never been so mobile. From Ghana alone, more than 80 uncontrolled incursion points along the borders of Togo, Burkina Faso and Côte d'Ivoire make terrorist groups' access to the sea a compelling reality today. The spectacular incident of kidnapping of foreigners in 2019 in Benin is now becoming anecdotal with the recurrence of arrests of armed individuals from Burkina Faso in Togo as well as the dismantling of terrorist cells in that country. The connection between terrorist and criminal networks from the Sahelian corridors with the South American cartels raises the risk of increased insecurity. Moreover, both the United States and the European Union are already openly committed to preventing such a situation, while these same coastal countries are seeking the support of international counter-terrorism bodies to deal with any eventuality. If not already a little late!

The conquest of Africa or the return of history?


In the same way that a dominant Western geopolitical approach in the 1980s led to the error of a paradigmatic dissociation between sub-Saharan spaces and the North of the Sahara at the cost of a security surprise from which we are still not out of the woods, we seemed to neglect the fact that East and South Africa had been since the Middle Ages, the land of choice for Muslim conquests and incursions. It is surprising to see the province of Cabo Del Gado become a new theater of an insurgency that is only in its infancy, forgetting that already at the time of Vasco de Gama, a certain ruler Musa Bin Bique had given his name to this Muslim sultanate of the island of Mozambique and then to this country well before the late establishment of the Portuguese in 1544. No one knows how to play with symbols or narratives of conquest as well as Daech's theorists. The Islamic State's propaganda arm, al-Naba, in its recent mostly Africa-focused publications, refers to the insurgency in Cabo del Gado as a new refuge for defeated or weakened terrorist groups in the Levant. Neither Mozambique nor the international community had foreseen such an insurgency with a religious charge catalyzing claims and frustrations of various kinds. Given the scale of the phenomenon, analysts differ on the origin of such a situation, mentioning, for some, the Al-Shabab sanctuaries in the DRC recruiting in Burundi, Rwanda and Uganda, while others point to the influx of West Africans from predominantly Muslim countries and the diaspora. They are said to have been radicalized from various jihadist areas in Africa and also in Europe.

The situation in Mozambique, so unclear, risks becoming even more complex, with a transnational dimension mobilizing large Muslim minorities in the Great Lakes and taking advantage, increasingly, of the multiplication of zones of instability, attracting elements of former rebellions, including those of Hussein Rajabou in Burundi, to the insurgents in the Democratic Republic of Congo.

Conquistadors and El Dorado: Africa; a multifunctional platform for global terrorism

In this context, where the Islamic State is seeking a stronger territorial base and alliances among the population of Cabo Del Gado, theorists of Daech will continue to use the rhetoric of Muslim communities being "oppressed" in countries with a strong "Christian culture" like Mozambique. Elements from various East and even West African countries had already improvised as a Daech affiliate there in 2017. Countries like Tanzania, which long before Mozambique experienced attacks and periodic incursions by the Shebabs, seem to be concerned about the security situation, while avoiding becoming a front or sanctuary in the event of regional or international intervention.

The Great Lakes are not left out with recurrent incidents; a sign of the rise of the jihadist peril in this region already plagued by endless conflicts. Starting with the April 2018 attacks that claimed the lives of more than 8 soldiers and other civilians in the Kamango area of North Kivu near the Congolese-Ugandan border and incursions against the Bovata base, Daech had already announced the birth of the "Central African Province" there. Since then, the Allied Democratic Forces (ADF) in the Congo have claimed the status of a faction of the Islamic State, which intends to spread from Somalia to Mali after having been a subsidiary of al-Qaeda in the region. The 2018 arrest of Walid Zein and Halima Adan, who established a vast and complex Islamic State financial facilitation network from the region spanning Europe, the Middle East, the Americas, and East Africa, is one sign of Africa's new multifunctional status as an inescapable platform in the international terrorism hitch.

This unprecedented dynamic ushers in a new era: the gradual transformation of the mineral-rich and politically unstable conflict zones of Central Africa into a veritable Eldorado for the financing of global terrorism. The Africanization of jihad at a time of globalization of vulnerabilities in a post-covid context19 with its share of populism and identity-based outbidding, which in no way augurs well for regional stability, let alone a hypothetical victory against international terrorism.

Dr. Bakary Sambe
Director, Timbuktu Institute- African Center for Peace Studies
Bamako
Suite au lancement de l’initiative « Résilience aux frontières », il y a quelques mois, Timbuktu institute et la Fondation Konrad Adenauer ont renforcé leur intervention dans la région de Kédougou, notamment en matière de prévention de l’extrémisme violent. Ces actions qui seront prochainement élargies, se situent dans le cadre de l’appui aux efforts de l’Etat dans un contexte marqué par ce que Bakary Sambe a appelé, le « risque de débordement des épicentres avec la régionalisation de la menace ».
 
« Nous devons absolument redoubler de vigilance mais aussi ériger la prévention et l’anticipation en priorités dans la région Est du Sénégal au regard des enjeux transnationaux et sécuritaires surtout avec la frontalité du Mali », rappelle le coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (ORCRA) dans son allocution d’ouverture de la session de renforcement des capacités des femmes et des leaders religieux de Kédougou dans la prévention.
 
Pour le directeur de Timbuktu Institute qui vient de coordonner une étude inédite dans cette région sur les risques et les capacités de résilience face à l’extrémisme violent, « l’inéluctable bataille de l’Est contre le terrorisme se gagnera d’abord par la conquête des cœurs, malgré l’importance des dispositifs sécuritaires renforcés ces derniers temps par l’Etat du Sénégal ». Selon lui, « l’Etat doit, avant tout, gagner cette bataille par des investissements massifs dans l’ensemble de la région Est du Sénégal et le renforcement du sentiment d’appartenance nationale et citoyenne pour que les groupes terroristes n’y trouvent pas de couveuses locales » lance-t-il.
 
En effet, dans le contexte de la montée des risques terroristes dans la région et les récentes menaces décelées dans l’Est du Sénégal, région frontalière du Mali, en pleine crise sécuritaire, Timbuktu Institute, en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer  vient d’ organiser  à Kédougou, une session de renforcement de capacités sur la thématique « Femmes et leaders religieux dans le renforcement de la résilience à l’extrémisme ».
 
Après l’ouverture officielle qui a enregistré la présence de Mme la Représentante Résidente de la Fondation Konrad Adenauer, Mme Caroline Hauptamann aux côtés des  élus  de la région, cette formation s’est appuyée sur des modules dont la résilience à l’extrémisme violent au Sahel, l’inclusion économique des femmes.
 
 Au regard de leur rôle éminemment important dans la prévention de la radicalisation pouvant mener au terrorisme, une session conclusive a été consacrée au Leaders religieux et au renforcement de la résilience à l’extrémisme violent.
 
Mme Hauptmann nouvellement arrivée à la tête du bureau de la Fondation au Sénégal a rappelé l’engagement de son organisation à poursuivre les efforts entamés depuis des années dans cette région prioritaire.
 
Enfin, il a été rappelé la nécessaire coopération avec le Mali et le renforcement des autres dispositifs tels que le GARSI-Sahel et les patrouilles mixtes. Car pour Bakary Sambe, « la sécurisation du couloir Est reste d’une importance capitale. En plus de constituer un enjeu sécuritaire pour le Sénégal, pays jusqu’ici épargné, il s’agit de la survie même du Mali qui ne pourra pas supporter l’asphyxie de son économie largement dépendante de la viabilité de cette route vers le port de Dakar » tient-il à rappeler. 
 
 
 
Source: Seneweb
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