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Timbuktu Institute January 2026
Sixty-three years after the assassination of President Sylvanus Olympio on January 13, 1963, the Togolese political scene is marked by the reactivation of the debate on memory, the opposition's denunciation of a "founding crime," and renewed demands for the opening of archives, particularly French ones. In a statement released in Lomé on January 13, 2026, the National Alliance for Change ( r ANC), led by Jean-Pierre Fabre, asserts that the assassination of Togo's first president is at the heart of impunity, state lies, and democratic gridlock in the country. According to the party, the current Togolese government is part of a historical continuum: a "system born of an assassination" that has never been acknowledged, never been judged, and never been redressed. In line with this reasoning, the ANC is demanding that the archives on this assassination be opened in their entirety, insisting on the need for access to the French archives as well. This request ties in with a long-standing debate in Togo: the idea that the country's political and institutional crisis is rooted in the brutal rupture of 1963, which ushered in a trajectory marked by coups, the locking of power, and competing official narratives.
DRC–Rwanda: Faure Gnassingbé strengthens Togolese diplomacy
Meanwhile, the news in Lomé is dominated by diplomacy, spearheaded by Faure Gnassingbé, who is seeking to consolidate his role as regional mediator, particularly in the security crisis between the DRC and Rwanda. On January 16, 2026, the president of the African Union Commission, Mahmoud Ali Youssouf, is received in Lomé by Faure Gnassingbé as part of consultations related to African mediation on the crisis in the eastern Democratic Republic of Congo. Togo is being promoted as a facilitator, seeking to harmonize African efforts, build trust between the parties, and consolidate international cooperation on the issue. This dynamic is part of a broader regional trend marked by a proliferation of mediations (African Union, United States, Qatar, etc.), which reinforces the importance for Lomé to establish itself as a platform for dialogue. Current events are therefore marked by the Togolese government's efforts to consolidate its role as a stabilizing force and mediator in Africa and its image of stability through diplomacy, at a time when the opposition is refocusing national conflict on the question of the origins of the political system and the need for truth, justice, and reconciliation.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Soixante-trois ans après l'assassinat du Président Sylvanus Olympio, le 13 janvier 1963, la scène politique togolaise est marquée par la réactivation du débat mémoriel, la dénonciation d'un « crime fondateur » par l'opposition et l'exigence renouvelée d'ouverture des archives, notamment françaises. Dans une déclaration rendue publique à Lomé le 13 janvier 2026, l'Alliance nationale pour le changement (ANC), dirigée par Jean-Pierre Fabre, affirme que l'assassinat du premier Président togolais est au cœur de l'impunité, du mensonge d'État et du blocage démocratique dans le pays. Selon le parti, la gouvernance togolaise actuelle s'inscrit dans une continuité historique : un « système né d'un assassinat », jamais assumé, jamais jugé et jamais réparé. Dans cette logique, l’ANC exige l'ouverture complète des archives sur cet assassinat en insistant sur la nécessité d'accéder également aux archives françaises. Cette requête rejoint un débat ancien au Togo : l'idée que la crise politique et institutionnelle du pays serait enracinée dans la rupture brutale de 1963, qui a inauguré une trajectoire marquée par les coups de force, le verrouillage du pouvoir et les récits officiels concurrents.
RDC–Rwanda : Faure Gnassingbé renforce la diplomatie togolaise
Pendant ce temps, l’actualité à Lomé est marquée par le volet diplomatique sous l'impulsion de Faure Gnassingbé qui cherche à consolider son rôle de médiateur régional, notamment dans la crise sécuritaire entre la RDC et le Rwanda. Le 16 janvier 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, est reçu à Lomé par Faure Gnassingbé dans le cadre des consultations liées à la médiation africaine sur la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le Togo est mis en avant en tant qu'acteur de facilitation, cherchant à harmoniser les efforts africains, renforcer la confiance entre les parties et consolider une coopération internationale autour du dossier. Cette dynamique s'inscrit dans une tendance régionale plus large, marquée par la multiplication des médiations (Union africaine, États-Unis, Qatar, etc.), ce qui renforce l'importance pour Lomé de s'imposer comme plateforme de dialogue. L’actualité est donc marquée par le pouvoir togolais qui cherche à consolider son rôle de stabilisateur et de médiateur en Afrique son image de stabilité par la diplomatie au moment où l’opposition recentre la conflictualité nationale sur la question de l’origine du système politique et sur la nécessité de vérité, justice et réconciliation.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Alors que les élections législatives et municipales auront lieu dans les prochains mois, un nouveau critère d’éligibilité semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Les autorités enjoignent désormais que les candidats présentent une attestation de conformité fiscale, délivrée via le site internet des impôts. Le problème est que non seulement le document n’est pas prévu par le Code électoral, mais aussi son obtention peut se révéler ardue. C’est ainsi que le Front des démocrates camerounais (FDC) - un parti de l’opposition - a saisi le Conseil constitutionnel dans le cadre d’un recours pour dénoncer un « inconfort juridique » au sujet de l’obtention de cette pièce qu’il juge « non conforme au code électoral ». Le 13 janvier, le Conseil s’est déclaré incompétent.
En parallèle, dans un communiqué rendu public le 15 janvier et signé du porte-parole du perdant officiel de la récente présidentielle l’opposant Issa Tchiroma Bakary, ce dernier a formulé son « refus de cautionner les élections à venir », arguant que le régime en place a tenté : “tenté désormais de confisquer le pouvoir législatif, à travers des élections législatives et municipales organisées en toute illégalité et promises, comme par le passé, à toutes les formes de fraude. »
Scènes macabres dans la région du nord-ouest
Quinze morts membres d’une même famille : c’est le bilan de l’attaque survenue dans le département du Donga-Mantung(arrondissement de Ndu) dans la région anglophone du nord-ouest. Selon Adolphe Lele Lafrique, Gouverneur de la région en proie à une insécurité manifeste - depuis le déclenchement de la crise anglophone en 2017 – les assaillants provenant du département du Bui ont fait feu sur les habitants de Ndu, la mosquée puis des bâtiments, ainsi des greniers et véhicules. La communauté Mbororo, à laquelle appartiennent toutes les victimes, est régulièrement accusée par les forces séparatistes – dites « Amba Boys » - de collaborer avec les forces gouvernementales déployées sur le terrain.
Timbuktu Institute January 2026
With legislative and municipal elections coming up in the next few months, a new eligibility requirement seems to have come out of nowhere. Authorities are now requiring candidates to submit a tax compliance certificate, which can be obtained from the tax authority's website. The problem is that not only is this document not required by the Electoral Code, but it can also be difficult to obtain. As a result, the Cameroon Democratic Front (FDC) – an opposition party – has referred the matter to the Constitutional Council in an appeal denouncing a "legal discomfort" regarding the obtaining of this document, which it considers "non-compliant with the Electoral Code." On January 13, the Council declared itself incompetent.
At the same time, in a statement released on January 15 and signed by the spokesperson for the official loser of the recent presidential election, opposition leader Issa Tchiroma Bakary, the latter expressed his "refusal to endorse the upcoming elections," arguing that the current regime has attempted to: "attempted to seize legislative power through parliamentary and municipal elections organized in complete illegality and promising, as in the past, all forms of fraud."
Macabre scenes in the northwestern region
Fifteen members of the same family were killed in an attack in the department of Donga-Mantung (Ndu district) in the English-speaking northwestern region. According to Adolphe Lele Lafrique, governor of the region, which has been plagued by insecurity since the outbreak of the English-speaking crisis in 2017, the attackers from the Bui department fired on the inhabitants of Ndu, the mosque, buildings, granaries, and vehicles. The Mbororo community, to which all the victims belong, is regularly accused by separatist forces—known as the "Amba Boys"—of collaborating with government forces deployed in the area.
Timbuktu Institute January 2026
Although the failed coup of December 7 now seems to be a thing of the past, its effects continue to be felt. MP Soumaila Sounon Boké of the opposition party, Les Démocrates (LD), appeared before the Court for the Suppression of Economic Offenses and Terrorism (Criet) on Tuesday, January 13. The charges against him relate to a message posted in a WhatsApp group in the midst of the coup attempt: "It's a day of celebration." The honorable member is accused of "apology for crimes against state security" and "incitement to rebellion." In court, he pleaded unfortunate oversight, claiming that the message was intended for another group of friends regarding festive contributions for the purchase of a sheep. "It was certainly because the phone was in my pocket and unlocked that the message was sent (...) I don't see the opportunity to stage a coup against a president who has decided to step down," he said. At the end of the proceedings, the Criet adjourned the case until February 24.
New attack in Atacora
After a few months of respite, the relative security that seemed to prevail in the north of the country has just been suspended. On the morning of January 14, unidentified armed individuals opened fire and set fire to the police station in the district of Gnémasson (commune of Péhunco) in the department of Atacora (northwest). For the moment, the Beninese authorities have not commented on the event and no one has claimed responsibility for the attack. Nevertheless, the Beninese armed forces continue to work to strengthen their operational capabilities in the face of the current security challenges. In fact, with the aim of improving its aerial surveillance and support for security missions, the Republican Police now has four new ultralight motorized aircraft (ULMs).
Timbuktu Institute Janvier 2026
Si le putsch manqué du 7 décembre dernier semble appartenir désormais au passé, ses effets continuent de se faire sentir. Le député Soumaila Sounon Boké du parti d’opposition, Les Démocrates (LD), a comparu mardi 13 janvier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les faits qui lui sont reprochés concernent un message publié dans un groupe WhatsApp en pleine tentative de coup d’Etat : « C’est jour de fête ». L’honorable est notamment accusé d’« apologie de crime contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». A la barre, il a plaidé une malencontreuse mégarde, le message étant selon lui destiné à un autre groupe composé d’amis, à propos de cotisations festives en vue de l’achat d’un mouton. « C’est certainement parce que le téléphone était dans ma poche et non verrouillé que le message est parti (…) Je ne vois pas l’opportunité de faire un coup d’État à un Président qui a décidé de quitter le pouvoir », a-t-il déclaré. Au terme des échanges, la Criet a renvoyé l’examen du dossier au 24 février.
Nouvelle attaque dans l’Atacora
Après une rémission de quelques mois, le relatif répit sécuritaire qui semblait prévaloir au Nord du pays vient d’être suspendu. Au cours de la matinée du 14 janvier, des individus armés non identifiés ont ouvert le feu et incendié le commissariat de l’arrondissement de Gnémasson (commune de Péhunco) dans le département de l’Atacora (nord-ouest). Pour l’instant, les autorités béninoises ne se sont pas exprimées sur l’évènement et l’attaque n’a pas été revendiquée. Il n’en demeure pas moins que les forces armées béninoises continuent de s’employer au renforcement de leurs capacités opérationnelles, face aux défis sécuritaires de l’heure. En effet, dans le but d’améliorer sa surveillance aérienne et l’appui aux missions de sécurité, la Police républicaine dispose désormais de quatre nouveaux aéronefs ultralégers motorisés (ULM).
Timbuktu Institute January 2026
This week, Côte d'Ivoire is entering a new political phase marked by the establishment of a new legislature. Patrick Achi, former Prime Minister, has been nominated by Alassane Ouattara as the RHDP candidate for President of the National Assembly, succeeding Adama Bictogo, who has held the position since 2022. This choice, confirmed during an internal meeting held on January 15, 2026, in Abidjan, reflects Achi's position as one of the central technocrats of what is known as the "Ouattara system," having held several strategic positions within the administration. It should be noted that this legislature is part of a dynamic of reinforced parliamentary domination by the RHDP. Following the legislative elections of December 27, 2025, the presidential party won 197 seats out of 255, a substantial increase compared to the previous legislature. As a reminder, two electoral districts were invalidated following disputes. An analysis of current events suggests that this configuration gives the government greater ability to control institutional functioning and consolidate the post-election political architecture. This situation involves control of key positions (presidency of the Assembly, strategic committees, etc.).
In addition, the establishment of the new legislature was marked by a notable institutional event: the oldest elected member, Mamadou Diawara, canceled a communiqué from the Secretary General convening the inaugural session for Friday, January 16, 2026, at 9 a.m. This cancellation was declared "null and void," without any detailed public explanation being provided. The session will finally be held on Saturday, January 17, 2026, at 9 a.m., under the chairmanship of Diawara. Is this a potential tension in administrative coordination or purely political issues? In any case, an internal political adjustment seems to have been made to the schedule for the official installation and election of the president of the National Assembly in order to smooth things over.
Strategically, Abidjan is also strengthening its regional position in terms of security. Côte d'Ivoire has become the 21st African country to join the US Department of Defense's State Partnership Program (SPP). Membership was formalized on January 13, 2026, with the Pennsylvania National Guard. The stated objectives include sharing expertise, interoperability with US forces, and structured support for capacity building. These agreements come at a time when Côte d'Ivoire is facing a tense security situation at its borders. This strengthening of the military partnership with Washington seems to be a clear signal of a pro-Western stance. It thus intends to play a pivotal role in the stability of West Africa. In a regional environment undergoing profound change (security breakdowns in the Sahel, rise of competing influences, transformations in Western military capabilities), Côte d'Ivoire is thus confirming its path toward political and institutional stability, backed by a strategy of cooperative security.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Au courant de cette semaine, la Côte d’ivoire ouvre une nouvelle séquence politique marquée par la mise en place de la nouvelle législature. Patrick Achi, ancien Premier ministre a été désigné comme candidat du RHDP à la présidence de l’Assemblée nationale par Alassane Ouattara pour succéder à Adama Bictogo au perchoir depuis 2022. Ce choix entériné lors d’une réunion interne tenu le 15 janvier 2026 à Abidjan, traduit le positionnement de Achi comme l’un des technocrates centraux de ce qu’on appelle « système Ouattara », car ayant exercé plusieurs fonctions stratégiques au sein de l'Administration. Rappelons que cette législature s’inscrit dans une dynamique de domination parlementaire renforcée du RHDP. À l'issue des élections législatives du 27 décembre 2025, le parti présidentiel a remporté 197 sièges sur 255, soit une progression substantielle par rapport à la précédente législature. Pour rappel, deux circonscriptions électorales ont été invalidées à la suite de contestations. En analysant l’actualité, il apparaît que cette configuration donne au pouvoir une capacité accrue à verrouiller le fonctionnement institutionnel et à consolider l’architecture politique post-électorale. Cette situation passe par le contrôle des postes clés (présidence de l'Assemblée, commissions stratégiques, etc.).
En outre, la mise en place de la nouvelle législature a été marquée par un événement institutionnel notable : le doyen d’âge des députés élus Mamadou Diawara a annulé un communiqué du Secrétaire général qui convoquait la séance inaugurale au vendredi 16 janvier 2026 à 9 heures. Cette annulation a été déclarée « nulle et de nul effet », sans qu'aucune explication publique détaillée ne soit fournie. Ladite séance se tiendra finalement le samedi 17 janvier 2026 à 9 h, sous la présidence de Diawara. Est-ce une tension potentielle dans la coordination administrative ou des enjeux purement politiques ? Dans tous les cas, un ajustement politique interne autour du calendrier de l'installation officielle et de l'élection du président de l'Assemblée nationale semble avoir été fait pour arrondir les angles.
Sur le plan stratégique, Abidjan renforce également son positionnement régional en matière de sécurité. La Côte d'ivoire est en effet devenue le 21ème pays africain à rejoindre le State Partnership Program (SPP) du département de la Défense des États-Unis. L’adhésion a été officialisée le 13 janvier 2026 avec la Garde nationale de Pennsylvanie. Les objectifs affichés sont, entre autres, le partage d’expertise, l’interopérabilité avec les forces américaines, un accompagnement structuré pour la montée en capacités. Ces accords interviennent dans un contexte où la Côte d’ivoire est confrontée à une situation sécuritaire tendue à ses frontières. Ce renforcement du partenariat militaire avec Washington semble être un signal clair de positionnement pro-occidental. Elle entend ainsi jouer un rôle pivot dans la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans un environnement régional en pleine recomposition (ruptures sécuritaires au Sahel, montée des influences concurrentes, transformations des dispositifs militaires occidentaux), la Côte d'Ivoire confirme ainsi une trajectoire de stabilité politico-institutionnelle, adossée à une stratégie de sécurité coopérative.
Timbuktu Institute January 2026
This week, Burkina Faso underwent a partial government reshuffle, accompanied by a symbolic reconfiguration of certain ministries, notably the Ministry of Defense, which was renamed the Ministry of War and Patriotic Defense, headed by Major General Célestin Simporé. The announcement was made during the 8 p.m. television news by the Minister Secretary-General of the Government. This readjustment is part of a government tightening around a team presented as better suited to the current context, marked by the fight against insecurity and "territorial reconquest." This reshuffle is certainly partial but politically significant. Symbolically, through certain terminology—Ministry of War and Patriotic Defense—the military authorities are signaling their desire to further politicize the security sector by framing it in terms of national mobilization, legitimizing a strategy of total war against armed groups, and consolidating a patriotic and sovereignist narrative under the leadership of Captain Ibrahima Traoré. At the same time, a ministry of "servants of the people" has been established. Many observers see this as a populist reconfiguration of the state aimed at reaffirming the proximity of power to the so-called "popular" social classes and symbolizing a break with the old, elitist style of governance.
Viviane Yolande Compaoré case: investigation opened after gruesome discovery
At the same time, the news in Burkina Faso was marked by a serious event: Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo, a former minister and political figure, was found murdered in her home. According to the Faso prosecutor at the Ouagadougou High Court, the body was discovered on January 10, 2026, in a house in Sector 51, Karpala district. Initial findings indicate that this was an assault followed by murder. A team comprising the public prosecutor's office, the judicial police, the forensic police, and a medical examiner visited the scene. The authorities have announced the opening of an investigation and have appealed for witnesses to help find the perpetrators and accomplices. This incident comes after several cases of mysterious kidnappings and murders in Burkina Faso in recent years, which have created a climate of suspicion.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Cette semaine, le Burkina Faso a connu un remaniement partiel du gouvernement, accompagné d'une reconfiguration symbolique de certains ministères, notamment celui de la Défense, rebaptisé ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, à sa tête, le Général de division Célestin Simporé. L’annonce a été faite lors du journal télévisé de 20 heures par le ministre secrétaire général du gouvernement. Ce réajustement s'inscrit dans une logique de resserrement gouvernemental autour d'une équipe présentée comme mieux adaptée au contexte actuel, marqué par la lutte contre l'insécurité et la « reconquête territoriale ». Ce remaniement est certes partiel mais politiquement significatif. Au plansymbolique, à travers une certaine terminologie - ministère de la guerre et de la défense patriotique -, les autorités militaires marquent leur volonté de politiser davantage le champ sécuritaire en l'inscrivant dans un registre de mobilisation nationale, légitimer une stratégie de guerre totale contre les groupes armés et consolider un récit de type patriotique et souverainiste sous la houlette du capitaine Ibrahima Traoré. Dans le même temps, un ministère des « serviteurs du peuple » a été érigé. Beaucoup d’observateurs y voient une reconfiguration populiste de l’État qui vise à réaffirmer la proximité du pouvoir avec les catégories sociales dites « populaires » et symboliser une rupture avec l’ancienne gouvernance, considérée comme élitiste.
Affaire Viviane Yolande Compaoré : enquête ouverte après la découverte macabre
Parallèlement, l'actualité burkinabè a été marquée par un fait grave : Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo, ancienne ministre et personnalité politique, a été retrouvée assassinée à son domicile. Selon le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le corps a été découvert le 10 janvier 2026 dans une maison du secteur 51, quartier Karpala. Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il s'agit d'une agression suivie d'un assassinat. Une équipe associant le parquet, la police judiciaire, la police scientifique et un médecin légiste s'est rendue sur place. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête et lancé un appel à témoins afin de retrouver les auteurs et les complices. Ce fait intervient après plusieurs cas d’enlèvements et d’assassinats mystérieux au Burkina Faso ces dernières années qui créent un climat de suspicion.
Timbuktu Institute January 2026
In his address to the nation on December 31, 2025, President Bassirou Diomaye Faye took stock of the past year and made an enthusiastic appeal for unity, responsibility, and the banishment of violence in all its forms. The very next day, the Prime Minister addressed the people of Passy during the celebration of the 72 hours of Passy Cultural Days, which he presided over. It was an opportunity for Ousmane Sonko to denounce the injustices suffered by Senegal. "This country is not poor, but its wealth has been squandered," he said, before calling for national unity to ensure a better future for young people.
In legal circles, the reopening of the case between the Prime Minister and former minister Mame Mbaye Niang is causing debate. At least, that is what the Senegalese press is reporting, according to which the prosecutor's office has decided to reopen the Ousmane Sonko Mame Mbaye Niang trial. The conviction of Ousmane Sonko, currently Prime Minister, for defamation, which was upheld by the Supreme Court, is still the subject of debate. This is because new evidence, including the report by the General Inspectorate of Finance (IGF) on the management of PRODAC, has been added to the case file.
In the National Assembly, the acquisition of official vehicles for members of parliament announced by MP Thierno Alassane Sall is the subject of controversy. This information was not disclosed to members of parliament, even though it falls within the remit of the President of the National Assembly, El Hadji Malick Ndiaye. Today, questions are being raised about the details of the acquisition of these vehicles, such as the supplier.
In the north of the country, specifically in the Langue de Barbarie region, which is part of Senegalese territory, the Mauritanian police are conducting patrols that are causing great concern among the people of Gokhou Mbadj. Mauritania is reportedly planning to set up a police station not far from the gas platform. However, this could interfere with the fishing activities of the local population, especially if the police station in question is built on Senegalese territory, which would be a source of tension between the two countries.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Pour son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le Président Bassirou Diomaye Faye a dressé le bilan de l’année dernière et lancé un appel enthousiaste à l’unité, à la responsabilité et au bannissement de la violence quelle qu’elle soit. Dès le lendemain, le Premier ministre s’est à son tour adressé à la population de Passy lors de la célébration des 72 heures des journées culturelles de Passy qu’il présidait. C’était l’occasion pour Ousmane Sonko de dénoncer les injustices dont serait victime le Sénégal. “Ce pays n’est pas pauvre, mais ses richesses ont été dilapidées “, at-il déclaré avant de lancer un appel à l’unité nationale pour un meilleur épanouissement de la jeunesse.
Sous un régistre judiciaire, la réouverture du dossier opposant le Premier ministre à l'ancien ministre Mame Mbaye Niang, fait débat. C’est en tout cas ce que relaye la presse sénégalaise selon laquelle, le bureau du procureur aurait décidé d’ouvrir à nouveau le procès Ousmane Sonko Mame Mbaye Niang. Cette condamnation de Ousamne Sonko pour diffamation, actuellement Premier ministre, confirmé par la cour suprême, fait encore l’objet de débat. Et pour cause, d’autres nouvelles pièces dont le rapport de l’inspection générale des finances (IGF) sur la gestion du PRODAC se seraient ajoutées au dossier.
Du côté de l’Assemblée Nationale, l’acquisition de véhicules de fonction pour les députés annoncée par le député Thierno Alassane Sall fait l’objet de polémique. En effet cette information n’aurait pas été donnée aux députés alors que cela serait même du ressort du Président de l’Assemblée nationale El Hadji Malick Ndiaye. Aujourd'hui, des questionnements relatifs aux détails de l’acquisition de ces véhicules tels que le fournisseur, sont soulevés.
Dans le Nord du pays, précisément dans la langue de barbarie qui relève du territoire sénégalais, la police mauritanienne effectue des patrouilles qui inquiètent au plus haut point les populations de “Gokhou Mbadj”. En effet, la Mauritanie envisagerait d’implanter un poste de police pas loin de la plateforme gazière. Sauf que cela risquerait de gêner les activités de pêche des populations riveraines, surtout si le poste de police en question est construit en territoire sénégalais; ce qui serait source de tensions entre les deux pays.
Timbuktu Institute January 2026
Described as a "year of trial and truth" in light of recurring terrorist attacks and the recent fuel crisis, 2025 has not been an easy year for Malian President General Assimi Goïta. In his address to the nation on December 31, 2025, he paid tribute to the memory of the civilians and soldiers who had fallen, while praising the resilience shown so far by the Malian people and commending the efforts of the FAMA in the fight against terrorism. He also promised to adopt a Charter for Peace and National Reconciliation and to continue the DDRI (disarmament, demobilization, reintegration, and integration) program in line with the peace process.
"Sovereignty, the choice of partners, and the defense of Malian interests" are now the three constitutional foundations governing Malian diplomacy. This, at least, was the message conveyed by the President of the Malian transition during his meeting with Mali's new ambassador to Geneva. The latter, Mr. Sékou dit Gaoussou Cissé, was keen to stress the importance of good communication about the realities of the country in order to reassure bilateral and multilateral partners.
With this in mind, and following the visa restrictions announced by Washington on its nationals, Mali has decided to apply reciprocity by imposing visas on American nationals, with a few exceptions. The Trump administration justifies these restrictions on the grounds of security requirements and deficiencies in migration policy.
While the new year 2026 seems to herald a lull in relations between Algeria and Mali, President Tebboune's speech to both houses of Parliament seems to have reignited tensions and contributed to a deterioration in relations between the two countries. In his speech, Tebboune reportedly criticized the "ingratitude" of certain Malian leaders, notably the Malian Prime Minister and Foreign Minister, who allegedly deliberately omitted to mention in their respective CVs that they are graduates of the National School of Administration in Algiers. These latest diplomatic developments point to turmoil that will need to be monitored in the coming weeks.
Timbuktu Institute Janvier 2026
Qualifiée d’“année de preuve et de vérité” au regard de la recurrence des attaques terroristes et de la récente crise du carburant, l’année 2025 n’aura pas été de tout repos pour le Président malien, le Général Assimi Goïta. En effet, dans son discours adressé à la Nation le 31 décembre 2025, il a tenu à s’incliner devant la mémoire des civiles et militaires tombés tout en saluant la résilience dont a fait preuve, jusqu’ici, le peuple malien et n’a pas manqué de saluer les efforts des FAMA dans le lutte contre le terrorisme. Il a par ailleurs promis l’adoption d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale ainsi que la poursuite du Programme DDRI (désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration) en cohérence avec le processus de paix.
“La souveraineté, le choix des partenaires et la défense des intérêts des maliens” sont désormais les trois fondements constitutionnels régissant la diplomatie malienne. C’est en tous cas le message que le Président de la transition malienne a lancé lors de sa rencontre avec le nouvel Ambassadeur du Mali à Genève. Ce dernier, en l’occurrence M. Sékou dit Gaoussou Cissé, n’a pas manqué d’insister sur l’importance d’une bonne communication sur les réalités du pays pour rassurer les partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Dans cette perspective, et suite aux restrictions des visas annoncées par Washington à l’égard de ses ressortissants, le Mali décide d’appliquer la réciprocité en imposant le visas aux ressortissants américains, assortie de quelques dérogations. En effet, l'administration Trump justifie ces limitations par des exigences sur le plan sécuritaire et une déficience en matière de politique migratoire.
Alors que la nouvelle année 2026 semble annoncer une accalmie dans les relations entre l’Algérie et le Mali, le discours du Président Tebboune devant les deux chambres du Parlement semble raviver les tensions et concourir à une dégradation des relations entre les deux pays. Dans ce discours, ce dernier aurait fustigé “l’ingratitude” de certains dirigeants maliens notamment le Premier ministre malien et celui des Affaires étrangères qui auraient omis, à dessein, de mentionner dans leurs Curriculums Vitae respectifs qu’ils sont diplômés de l’École nationale d’Administration d’Alger. Ces derniers développements sur le plan diplomatique augurent de remous qu’il faudra suivre dans les semaines à venir.