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Autorités et monde éducatif : Ensemble pour la culture de la paix au Sénégal - Lycée Cheikh Ahmadou Lamine Dabo de Mbour, le 12 mai 2017

Educating for Peace: La communauté éducative "en marche" pour la Paix, le 25 mars 2017 à Kaolack

Sokhna Maï Mbacké: « l'islam est la première institution de lutte contre l'extêmisme » 

Cérémonie de lancement de la première chaîne YouTube sur l'éducation à la paix en Afrique "Timbuktu Institute - Educating for Peace" au WARC (West African Research Center), le 4 Janvier 2017

Pr. Tatou Sarr Sow  sur la prévention contre l'extrêmisme «Il faut investir les réseaux et les médias sociaux»

Observatoire

janvier 18, 2018

Le monde actuel est particulièrement marqué par une plus forte expression des forces et mouvements religieux sur la scène politique et internationale. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte global et a pu être accentué par les récents bouleversements géopolitiques, tellement la religion demeure un facteur de sens, notamment en Afrique et dans les sociétés du Sud de manière générale.

Dans un monde caractérisé par les crispations identitaires et une certaine fluctuation de l’identité culturelle, les appartenances religieuses sont, non seulement revendiquées, mais instrumentalisées par les acteurs politiques institutionnels comme « ordinaires ».

En même temps, sur le continent africain, on assiste à une profonde mutation du rapport au religieux aussi bien à travers l’émergence de mouvements et d’opinions religieuses diverses que par l’affichage de plus en plus marqué des appartenances. Ainsi les revendications identitaires comme les rivalités politico-ethniques empruntent, très souvent, le biais religieux au regard de l’efficacité des symboles constamment manipulés, réinterprétés et redynamisés.

Ces faits sont combinés aux effets de la transnationalité des acteurs et à la globalisation du croire. Mais, paradoxalement, on assiste aussi à la fragmentation et à l’émiettement à l’extrême des modes de religiosités. En Afrique, la faiblesse des États, la non-viabilité des entités politiques accentuent les risques d’affrontements intercommunautaires surtout avec la « déterritorialisation » des modes d’appartenance et la mondialisation des communautés ainsi que des causes et revendications politico-religieuses.
De plus, le continent n’est pas à l’abri des nouvelles idéologies et doctrines religieuses usant de la violence sur fond d’un radicalisme cachant, dans bien des cas, des frustrations politiques et économiques dues à l’inégale répartition des ressources et des conditions socio-économiques ne favorisant pas un cadre apaisé de gouvernance.

Le Mali en pleine crise institutionnelle doublée d’un irrédentisme ethnico-religieux fait suite à une longue évolution socio-historique ayant favorisé l’ancrage d’idéologies telles que le salafisme le wahhabisme au Nord du Nigeria et dans la corne de l’Afrique et sur la bande du Sahel.

Les derniers développements dans le Sahel, les affrontements intercommunautaires sur fond de différends religieux (Nigeria, Cameroun, Tchad) ainsi que les nombreuses crises qui couvent dans d’autres régions remettent à l’ordre du jour la nécessité d’appréhender le facteur religieux et son impact dans la marche de nos sociétés sous toutes leurs dimensions. Cela s’avère d’autant plus nécessaire surtout que les études sur le fait religieux dans de nombreux pays de la Sous-région n’ont pas connu de renouvellement paradigmatique alors que de profondes mutations traversent les sociétés africaines et affectent la nature du rapport aux religions et de leurs fonctions sociopolitiques.

L’importance et l’enjeu de tels phénomènes appellent nécessairement à une attention particulière de la part des chercheurs et des décideurs. La complexité et la sensibilité de ce sujet au cœur des préoccupations universitaires mais surtout des États et organisations internationales, exigent une meilleure compréhension des enjeux, la mise sur pied d’une méthodologie et d’une approche spécifiques, construites par des chercheurs et experts africains imprégnés des réalités.

Objectifs

  • L’Observatoire a pour objectif de veiller à :
  • L’élaboration de méthodologies et approches transdisciplinaires des questions sur le radicalisme religieux (sécurité, défense, diplomatie),
  • Mise en place d’outils de mesure et d’analyse de phénomènes de radicalisation dans les sociétés africaines contemporaines,
  • La conduite de projets de recherche en collaboration avec d’autres institutions s’intéressant à ce phénomène.

Mais l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique est surtout le lieu de production de connaissances endogènes dans une démarche, à la fois, d’opérationnalisation des savoirs mais aussi de renforcement des capacités des acteurs étatiques comme des organisations internationales.Dans cette perspective, l’Observatoire produit de l’expertise mobilisable dans les actions gouvernementales, régionales et internationales sous forme de consultance.

Notre vision

janvier 18, 2018

Timbuktu (Tombouctou) est la ville symbole d’échanges et d’interactions culturelles et civilisationnels entre les peuples des deux rives du Sahara .Elle a toujours été l’une des sources les plus fécondes de productions de la pensée islamique en Afrique.

Dans le but de promouvoir la production culturelle autour du religieux et sa pensée en Afrique ; le nom de cette ville a été choisie pour ce projet innovant devant aider les jeunes générations africaines et au-delà à mieux saisir l’importance de ce patrimoine d’un islam paix et de coexistence pacifique comme paravent contre l’extrémisme violent et le terrorisme qui freinent notre élan vers le développement.

Tombouctou est la ville symbole de la rencontre et des échanges autour du savoir entre les peuples des mondes africains, européens et arabes ayant été pendant toute son histoire un point de jonction entre les cultures et les civilisations.

De ce fait son patrimoine qui a été malmené ces derniers temps par les tenants d’une religiosité intolérante mérite d’être réhabilité par une pensée critique ; responsable, et ouverte au monde.

Fonctionnement

janvier 18, 2018

Timbuktu Institute fonctionne comme un think tank classique avec de la recherce à la base, la production d’expertises opérationnelles, une action de plaidoyer et de sensibilisation des acteurs et populations de tout l’espace saharo-sahélien. Il ambitionne aussi d’accompagner les partenaires internationaux dans leurs actions et projets en Afrique.

Tous les quatre Axes de son intervention contribueront à ce travail avec une focalisation sur la promotion de l’esprit de tolérance et de coexistence pacifique contre le développement de l’extrémisme violent et la promotion de la paix, la sécurité et la stabilité préalables au progrès socioéconomique des peuples africains.

Axe 1 : Prévention de l’extrémisme violent : Elle se fera par le biais de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique

  • Publications sur les dangers de l’extrémisme violent dans les différents pays (un mensuel électronique : « la Voix de Timbuktu »
  • Conférences et débats sur la question de l’extrémisme violent
  • Campagnes de plaidoyer auprès des autorités politiques, des médias et leaders religieux et des média.
  • WebTV sur l’éducation à la tolérance et contre l’extrémisme violent avec une action ciblée à travers les réseaux sociaux.

Axe 2 : Publication et vulgarisation du savoir et du patrimoine: Timbuktu Editions veut appuyer les auteurs et penseurs proposant des alternatives contre l’extrémisme violent et promouvoir l’esprit de tolérance et d’ouverture.

  • Valorisation du patrimoine islamique africain
  • Appuyer l’effort des confréries soufies dans la diffusion de la pensée des guides religieux
  • Diffusion des écrits des cheikhs africains sur des supports numériques et papiers
  • Vulgarisation de la pensée islamique en Afrique auprès des populations notamment des jeunes
  • Policy brief sur les enjeux religieux

Axe 3 : Renforcement des capacités et sensibilisation : jeunes, leaders d’opinion, autorités politiques, organisations internationales, ONG, diplomates etc

  • Session de formation sur les enjeux religieux
  • Training sur les stratégies de lutte contre les radicalismes religieux
  • Formation de jeunes leaders d’opinion sur le plan médiatique
  • Session de formation en leadership politique et religieux pour les jeunes issus des confréries soufies
  • Appui technique des associations de femmes et de jeunes sur les questions religieuses

Axe 4 : Dialogue interculturel et interreligieux

  • Promouvoir la rencontre entre les cultures et leur dialogue dans un esprit de dialogue et de respect mutuel.
  • Favoriser l’implication des jeunes africains dans les grandes rencontres où se conçoivent les grandes idées qui feront l’avenir de l’humanité.
  • Faire émerger des voix africaines audibles et respectables sur toutes les questions d’intérêt majeur pour l’Humanité.
  • Éduquer à l’esprit de diversité et de confrontations respectueuses des opinions et des visions du monde.
  • Prévenir le choc des extrémismes religieux qui menacent la paix mondiale et l’Afrique plus particulièrement