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Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Au Nigéria, les autorités s’emploient du mieux que faire se peut, de reprendre la maîtrise des différents espaces où se nourrit l’insécurité. Des opérations contre les groupes armés dans le nord-est à la destruction d’armes illicites, en passant par le réajustement de la coopération militaire avec Washington, la logique prioritaire d’Abuja consiste in fine à renforcer les capacités nationales tout en diversifiant les leviers de coopération. Pendant ce temps, dans le nord-est, la pression militaire s’accompagne d’un retour du renseignement. En effet, l’opération Hadin Kai poursuit son effort contre les factions issues de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Le 1er septembre, une opération menée dans la région de Lamusuri, dans l’État de Yobe, a ainsi permis de neutraliser un combattant et de récupérer un fusil AK-47, trois chargeurs, 90 cartouches ainsi qu’un sac mortuaire. Au-delà du bilan ponctuel de cette intervention, son mode opératoire mérite attention : l’opération aurait reposé sur des renseignements ayant permis aux forces nigérianes et à la Civilian Joint Task Force de repérer un groupe de combattants sur un itinéraire suspect.
Cette articulation entre renseignement militaire et connaissance du terrain par les acteurs locaux apparaît d’autant plus importante que les groupes armés conservent une capacité de mobilité et d’adaptation qui limite les effets d’une approche exclusivement offensive. Elle semble d’ailleurs s’inscrire dans une stratégie plus large. En juillet et août, les forces armées nigérianes revendiquent 7 062 opérations de sécurité à travers le pays, ayant conduit, selon leur propre bilan, à la neutralisation de 1 487 terroristes et insurgés, à l’arrestation de 487 personnes et à la libération de 777 personnes enlevées. Dans le nord-est, l’opération Hadin Kai aurait à elle seule neutralisé 309 combattants et permis l’arrestation de plusieurs facilitateurs logistiques. Cependant, l’armée met également en avant des initiatives dites « non cinétiques », avec neuf actions de dialogue et quinze consultations auprès de chefs traditionnels et religieux. Une combinaison bienvenue traduisant une prise en compte de la réalité selon laquelle qu’une pression militaire qui ne serait pas appuyée par un travail de fond sur les relais sociaux et territoriaux des bandits et terroristes, restera incapable d’endiguer la capacité d’action des groupes armés.
Abuja reprend la main sur sa sécurité
Ce faisant, cette logique de contrôle ne semble pas se limiter au seul champ des opérations antiterroristes. La lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre constitue un autre front sur lequel Abuja cherche à intervenir plus en amont. Les autorités font état de 5 449 armes récupérées et de 1 419 autres détruites lors d’opérations menées à travers le pays. Depuis 2022, plus de 19 000 armes auraient ainsi été détruites. Le volume des saisies donne la mesure d’un problème qui excède le périmètre du nord-est. Parmi les opérations récentes figure notamment l’interception, au port d’Onne, d’un conteneur contenant 844 armes automatiques et 112 500 cartouches, ayant conduit à l’arrestation de onze suspects. La sécurisation des stocks légalement détenus et l’amélioration de la traçabilité doivent parallèlement compléter cette politique, alors qu’une nouvelle enquête nationale sur les armes légères et de petit calibre est envisagée afin d’actualiser des données datant de 2016. Pour le coup, l’on observe là une évolution intéressante de l’approche sécuritaire nigériane. En s’attaquant non seulement aux porteurs d’armes mais également aux circuits qui les alimentent, Abuja tente de traiter l’une des causes communes au terrorisme, aux enlèvements et au banditisme, bref à contrôler les flux qui alimentent les violences.
Par ailleurs, avec Washington, Abuja entend préserver une coopération sécuritaire appelée à évoluer sans pour autant remettre en cause sa profondeur stratégique. Ainsi le prochain retrait de plus de 200 militaires américains. L’état-major nigérian s’emploie à dissocier la réduction de la présence physique américaine du maintien du partenariat stratégique entre les deux pays. Renseignement, formation, partage d’informations et assistance technique doivent continuer, avec la possibilité d’opérations conjointes lorsque les circonstances l’exigeront. Au moment où l’armée nigériane revendique une intensification de ses propres opérations, ce départ pourrait dès lors être interprété comme un réajustement du dispositif plutôt que comme un désengagement stratégique.
Contre la corruption, le modèle chinois
Au Nigéria, les difficultés persistantes dans la lutte contre la corruption poussent les autorités à s’intéresser davantage à l’expérience chinoise. Ainsi, avec la Chine, la coopération s’étend désormais au terrain de la gouvernance, notamment sur la lutte contre la corruption. En effet, Abuja et Pékin cherchent à renforcer leurs échanges autour de la prévention, des réformes institutionnelles et du recouvrement des avoirs. L’intérêt manifesté par la Commission indépendante contre la corruption pour les dispositifs chinois traduit une volonté de diversifier les sources d’expertise, après des échanges similaires avec le Kenya et l’Indonésie. Cette démarche intervient alors que le Nigéria demeure mal classé dans l’Indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International, avec un score de 26 sur 100 et une 142e place sur 182 pays, malgré l’existence d’institutions spécialisées comme l’ICPC et l’EFCC. Pour Abuja, l’enjeu apparaît ainsi moins lié à l’absence de dispositifs juridiques qu’à leur efficacité, dans un contexte marqué par des faiblesses dans l’application des lois, la durée des procédures et les capacités institutionnelles. La Chine, qui obtient un score de 43 et se classe 76e, présente de son côté un système davantage centralisé autour de la Commission nationale de supervision et de la Commission centrale d’inspection de la discipline. Si cette expérience intéresse les autorités nigérianes, son adaptation demeure toutefois délicate en raison des différences profondes entre les deux systèmes politiques. Le rapprochement illustre néanmoins la volonté d’Abuja d’explorer de nouveaux leviers institutionnels pour renforcer l’efficacité de sa politique anticorruption.
Au fond, à l’approche de la présidentielle de 2027, le Nigeria semble ainsi engagé autant dans une intensification de sa réponse sécuritaire que dans une tentative plus large de consolidation de l’appareil d’État. Reste à savoir si cette dynamique permettra de réduire durablement l’écart entre la capacité d’Abuja à mener des opérations et sa capacité à traiter les fragilités sociales, économiques et institutionnelles qui continuent d’alimenter l’insécurité.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
News in Burkina Faso has been heavily marked by the presence of armed groups and their ability to destabilize the country and its economy. Indeed, mining areas are increasingly becoming their target, as they offer numerous opportunities. Communities near these sites are thus stormed by these groups seeking revenue and manpower to carry out their attacks.
Mining areas and economic corridors: the new challenges of counterterrorism in Burkina Faso
Terrorist groups want greater logistical means to strengthen their ranks and military capabilities. ACLED data is alarming: three-quarters of violent events occur in Burkina Faso, and a significant share of them take place near mining areas. According to Lucia Bird Ruiz Benitez de Lugo, Director of the West Africa Observatory at the GI-TOC, “the way JNIM and ISWAP benefit from the mining sector is indirect. People have to extract first.” It should be noted that mines are not only strategic sites liable to be attacked. They are, above all, an important source of funding for armed groups' activities. These sites are also meeting points for various economic actors who deserve protection. It is therefore essential to stress the pressing need to secure populations in areas surrounding these sites, as well as the economic corridors, for more effective counterterrorism.
Burkina Faso: the pre-trial detention of Lionel Bilgo and the stakes of the transition
In a different vein, the pre-trial detention of Lionel Bilgo, former Minister of Communication under Damiba, has made headlines in Ouagadougou in recent days. This action comes amid what appears to be a “witch hunt” targeting former leaders. Indeed, former ministers, senior administration officials and heads of major institutions are being prosecuted by the country's justice system for various offenses related to their management. Beyond being a strong signal of accountability, these initiatives also allow the current regime to further consolidate its power in the eyes of the population. As a reminder, the state is engaged in a fierce fight against armed groups and the reconquest of its territory.
Burkina Faso thus stands at a crossroads, with authorities caught between the hammer of armed groups and the anvil of accountability, which occupies a central place in the new leadership's approach.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
L’actualité au Burkina Faso est fortement marquée par la présence de groupes armés et leur capacité à déstabiliser le pays et son économie. En effet, les zones minières deviennent de plus en plus leur cible, car offrant de nombreuses opportunités. Les communautés proches de ces sites sont ainsi prises d’assaut par ces groupes qui cherchent à trouver des revenus et des hommes pour mener à bien leurs exactions.
Zones minières et corridors économiques : les nouveaux défis de la lutte antiterroriste au Burkina Faso
Les groupes terroristes souhaitent disposer de plus de moyens logistiques pour renforcer leurs effectifs et leurs capacités militaires. Les données d’ACLED sont alarmantes : trois quarts des événements violents se produisent au Burkina Faso, et une part importante d'entre eux se déroule à proximité de zones minières. Selon Lucia Bird Ruiz Benitez de Lugo, Directrice de l’Observatoire d’Afrique de l’Ouest à la GI-TOC, « la façon dont le GSIM et l’EIGS profitent du secteur minier est indirecte. Les gens doivent d’abord extraire. » Il est à noter que la mine n’est pas seulement un lieu stratégique susceptible d’être attaqué. Elle est surtout une importante source de financement des activités des groupes armés. Ces sites constituent également un lieu de rencontre pour divers acteurs économiques qui méritent d’être protégés. Il convient dès lors de souligner l'impérieuse nécessité de sécuriser les populations des zones riveraines de ces sites ainsi que les corridors économiques pour une meilleure lutte contre le terrorisme.
Burkina Faso : le placement sous mandat de dépôt de Lionel Bilgo et les enjeux de la transition
Dans un autre registre, le placement sous mandat de dépôt de Lionel Bilgo, ancien ministre de la Communication sous Damiba, a marqué l’actualité de ces derniers jours à Ouagadougou. Cet acte survient dans un contexte où une « chasse aux sorcières » visant les anciens dirigeants serait à l’ordre du jour. En effet, d’anciens ministres, hauts cadres de l’administration et dirigeants de grandes institutions sont poursuivis par la justice du pays pour diverses infractions liées à leur gestion. Outre le fait qu'il s'agit d'un signal fort de reddition des comptes, ces initiatives constituent une manière pour le régime actuel de mieux consolider son pouvoir aux yeux des populations. Pour rappel, l’État est engagé dans une lutte acharnée contre les groupes armés et la reconquête du territoire.
Le Burkina Faso est donc à la croisée des chemins et les autorités se trouvent entre le marteau des groupes armés et l'enclume de la reddition des comptes, qui occupe une place centrale dans la démarche des nouveaux dirigeants.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
In Côte d'Ivoire, the political system's ability to prevent and manage electoral conflicts remains one of its greatest challenges. Since the dissolution of the Independent Electoral Commission (CEI), this issue has been at the heart of the country's news. In this national debate, the opposition is seeking to speak with one voice to better safeguard its interests. Pascal Affi N'Guessan's FPI, Simone Ehivet Gbagbo's MGC, Assalé Tiémoko's ADCI, Charles Blé's COJEP and Laurent Gbagbo's PPA-CI thus held talks to unify their positions on electoral governance.
Electoral reform in Côte d'Ivoire: the opposition seeks a unified front against the government
Through this unified framework, these political leaders aim to submit their demands to the government in a single document, in order to harmonize their positions and be more effective. They met on 1 September at PPA-CI headquarters to agree on a common stance regarding the shape of the next electoral architecture. This institutional void, created by the dissolution of the CEI on 6 May, raises concerns in a country where political crises have repeatedly undermined unity and caused heavy losses. As a reminder, on 18 June, Simone Ehivet Gbagbo proposed the creation of an independent “High Electoral Council,” excluding the government and political parties. The government, for its part, proposes an electoral architecture split into three separate bodies: “one for material organization, one for vote counting, and a third dedicated to overall oversight of the process.” At stake, therefore, is the opposition's lack of confidence regarding the organization of free and transparent future elections.
Côte d'Ivoire-Xinyi Glass partnership: a stake in integration into global value chains
Meanwhile, the Ivorian state is working to strengthen its economic appeal. Discussions are underway to establish a strategic partnership with the Chinese group Xinyi Glass to “diversify the country's industrial fabric and promote its integration into global value chains.” This involves a major plant-construction project representing an estimated investment of $150 million, which will boost employment and expand economic opportunities. The country is continuing its drive toward modernizing and industrializing its economy in order to make it more resilient and preserve the country's stability.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
En Côte d’ivoire, la capacité du système politique à prévenir et à gérer les conflits électoraux reste l’un des plus grands défis. Depuis la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), cette question est au cœur de l’actualité du pays. Dans ce débat national, l’opposition cherche à parler d’une seule voix afin de mieux préserver ses intérêts. Ainsi, le FPI de Pascal Affi N’Guessan, le MGC de Simone Ehivet Gbagbo, l’ADCI d’Assalé Tiémoko, le COJEP de Charles Blé et le PPA-CI de Laurent Gbagbo ont échangé pour unifier leurs positions concernant la gouvernance électorale.
Réforme électorale en Côte d'Ivoire : l'opposition en quête d'un cadre unitaire face au gouvernement
À travers ce cadre unitaire, ces leaders politiques ont l’ambition de soumettre des revendications au gouvernement dans un document unique, afin d’harmoniser leurs positions et d'être plus efficaces. Ils se sont réunis le 1er septembre au siège du PPA-CI pour se prononcer de manière concertée sur la configuration de la prochaine architecture électorale. Ce vide institutionnel, créé par la dissolution de la CEI le 6 mai dernier, suscite des questionnements dans un pays où les crises politiques ont à plusieurs reprises sapé la dynamique unitaire et occasionné de nombreuses pertes. Pour rappel, le 18 juin dernier, Simone Ehivet Gbagbo avait proposé la création d'un « Haut Conseil électoral » indépendant, excluant le gouvernement et les partis politiques. De son côté, le gouvernement propose une architecture électorale scindée en trois organes distincts : « un pour l'organisation matérielle, un pour le recensement des votes et un dernier dévolu à la supervision générale du processus ». Le débat qui se pose est donc celui d'un manque de confiance de la part de l’opposition quant à l’organisation de prochaines élections libres et transparentes.
Partenariat Côte d'ivoire - Xinyi Glass : un enjeu d'intégration dans les chaînes de valeur mondiales
Pendant ce temps, l’État ivoirien œuvre à renforcer son attractivité économique. En effet, des discussions sont en cours pour nouer un partenariat stratégique avec le groupe chinois Xinyi Glass afin de « diversifier le tissu industriel du pays et favoriser son intégration dans les chaînes de valeur mondiales ». Il s’agit d’un important projet d’implantation d’une usine représentant un investissement estimé à 150 millions de dollars, qui permettra d’accroître le nombre d’emplois et d'élargir les opportunités économiques. Le pays poursuit sa marche vers la modernisation et l’industrialisation de son économie afin de la rendre plus résiliente et de préserver la stabilité du pays.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
In Togo, the news has been marked by the arrest of two French filmmakers, which has reignited diplomatic relations between Paris and Lomé. Gaël Mocaër and Sebastian Perez Pezzani were arrested on 27 July while filming a documentary near the Beninese border, in the Savanes region placed under a state of emergency.
Press freedom in Togo: after the arrest of two French journalists, the debate on reporting in a tense zone resurfaces
According to the Minister of Communication, “they are said to be journalists, but that remains to be documented. These two French nationals did not submit a formal request for press accreditation.” Authorities were prosecuting them, notably for making false statements. In a statement, the French Foreign Ministry (Quai d'Orsay) said that “Gaël Mocaër and Sebastian Perez Pezzani, filmmakers arrested in Togo on 27 July 2026, were granted provisional release on 1 September, with authorization to leave the country.” Their return to France was scheduled for 3 September. This affair once again raises the persistent question of press freedom in a tense security context.
Cybersecurity in Togo: Lomé banks on local expertise to counter cyberattacks
On the security front, the country continues to build its capacity against the scale of cyber threats. As part of the 2024-2028 National Cybersecurity Strategy, the National Cybersecurity Agency launched a call for tenders to pool expertise in the field, in order to prevent cyber threats, respond effectively to attacks and protect personal data, among other goals. According to the agency, “this talent pool is meant to enable ANCy to identify, qualify, register and, as needed, mobilize national expertise to contribute to technical, operational, research, development, training, awareness-raising or implementation-support missions.” Togo is thus opting for local expertise to ensure its sovereignty in this field. The authorities appear to understand that the country's security is also at stake in cyberspace, just as it is at land borders.
Xenophobic tensions in South Africa: Togo's diplomatic and humanitarian crisis management
Separately, Togo repatriated some twenty of its nationals following xenophobic tensions in South Africa last Sunday. This was a voluntary return operation fully funded by the Togolese state. As a reminder, African nationals residing in South Africa have for several months been subjected to unprecedented xenophobic treatment.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Au Togo, l’actualité a été marquée par l'arrestation des deux réalisateurs français, qui a ravivé les relations diplomatiques entre Paris et Lomé. En effet, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont été arrêtés le 27 juillet dernier alors qu’ils tournaient un film documentaire près de la frontière béninoise, dans la zone des Savanes placée sous état d’urgence.
Liberté de la presse au Togo : après l'arrestation de deux journalistes français, le retour du débat sur l'information en zone de tension
Pour le ministre de la Communication, « on dit qu’ils sont journalistes, mais cela reste à documenter. Ces deux ressortissants français n’ont pas fait l’objet d’une demande d’accréditation de presse en bonne et due forme. » Les autorités les poursuivaient notamment pour fausses déclarations. Dans un communiqué, le Quai d’Orsay a affirmé que « Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, réalisateurs arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, avec autorisation de quitter le territoire ». Leur retour en France est prévu pour le 3 septembre. Cette affaire pose encore la lancinante question de la liberté d’informer dans un contexte sécuritaire tendu.
Cybersécurité au Togo : Lomé mise sur l'expertise locale pour contrer les attaques informatiques
Sur le plan sécuritaire, le pays continue de renforcer ses capacités face à l’ampleur des cybermenaces. À cet effet, dans le cadre de la Stratégie nationale de cybersécurité 2024-2028, l’Agence nationale de la cybersécurité a lancé un appel d’offres pour regrouper les compétences en la matière, afin de prévenir les cybermenaces, de répondre efficacement aux attaques et de protéger les données personnelles, entre autres. Selon l'agence, « ce vivier a pour vocation de permettre à l'ANCy d'identifier, de qualifier, de référencer et, selon les besoins, de mobiliser des compétences nationales pour contribuer à des missions techniques, opérationnelles, de recherche, de développement, de formation, de sensibilisation ou d'appui à la mise en œuvre de ses missions ». Le Togo opte donc pour une expertise locale afin d’assurer sa souveraineté dans ce domaine. Les autorités semblent comprendre que la sécurité du pays se joue également dans le cyberespace, tout comme aux frontières terrestres.
Tensions xénophobes en Afrique du Sud : la gestion de crise diplomatique et humanitaire du Togo
Par ailleurs, le Togo a rapatrié une vingtaine de ses ressortissants à la suite des tensions xénophobes en Afrique du Sud dimanche dernier. Il s’agit d’une opération de retour volontaire totalement prise en charge par l’État togolais. Rappelons que depuis quelques mois, les ressortissants africains séjournant en Afrique du Sud sont victimes d'un traitement xénophobe sans précédent.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
The three countries of the Alliance of Sahel States are more committed than ever to a drive to build a shared identity. To this end, a first technical meeting was held in Ouagadougou on 1 September between the Burkinabè Prime Minister and the Secretaries-General of the Grand Chancelleries of the three countries. The goal is to create a fully African order of merit, drawing on the continent's local realities and rewarding patriotism and merit.
The FAMa (Malian Armed Forces) and their partners continue to monitor and secure Malian territory, according to an announcement by the Mali General Armed Forces Staff. This falls under Operation Dougoukoloko which, through continued surveillance operations in the eastern theater and the use of precise intelligence, has enabled the detection of new gathering sites for armed terrorist groups in the Ouertédjach region. These operations will continue with rigor and professionalism to better secure the national territory.
The lifting of JNIM's blockade on Léré, a relief for the population
In northern Mali, the blockade on the town of Léré, in the Timbuktu region, was lifted on 31 August 2026, although the agreement remains only provisional. As a reminder, this JNIM blockade, in place since October 2025 and causing shortages, required intense negotiations between the population and local authorities. A monitoring committee has been set up, and the blockade is expected to be effectively lifted within three to four days, following mine clearance.
Under the AES banner, Mali more attached than ever to sovereignty
Furthermore, on 1 September 2026, at the Belgrade summit attended by Mali's Foreign Minister, the minister clearly reaffirmed the objectives of the Confederation of Sahel States — namely sovereignty, independence and the fight against terrorism, among others — in keeping with the historic principles of non-alignment, while also recalling Mali's role since 1961 and linking the Sahel crisis to the 2011 intervention in Libya.
Timbuktu institute Semaine 1 - Septembre 2026
Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont plus que jamais engagés dans une dynamique de construction d’une identité commune. À cet effet, une première rencontre technique s’est tenue à Ouagadougou le 1er septembre entre le Premier ministre burkinabè et les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des trois pays. Le but est d’arriver à créer un ordre du mérite africain à 100% qui s’inspire des réalités locales du continent et qui récompense le patriotisme et le mérite.
Les FAMa et leurs partenaires continuent de surveiller et de sécuriser le territoire malien. l’annonce a été faite par l’État-Major Général des Armées maliennes. Ce sera dans le cadre de l’opération Dougoukoloko qui, grâce à la poursuite des opérations de surveillance sur le théâtre Est et à l’exploitation de renseignements précis, a permis de déceler de nouveaux sites de regroupement des groupes armées terroristes dans la région d’Ouertédjach. Ces opérations vont se poursuivre dans la rigueur et le professionnalisme pour une meilleure sécurisation du territoire nationale.
La levée du blocus du JNIM sur Léré, un soulagement pour les populations
Dans le Nord-Mali, le blocus sur la ville de Léré située dans la région de Tombouctou a été levé le 31 août 2026, même si l’accord n’est que provisoire. Pour rappel, ce blocus du JNIM qui a été mis en place depuis octobre 2025 entraînant des pénuries, a nécessité de fortes négociations entre les populations et des autorités locales. Une commission de suivi a été mise en place et le blocus devrait être effectif sous trois à quatre jours après un déminage.
Sous la coupole de l’AES, le Mali plus que jamais attaché à la souveraineté
Par ailleurs, le 1er septembre 2026 lors du sommet de Belgrades auquel a tenu part le ministre malien des Affaires étrangères, ce dernier a clairement rappelé les objectifs de confédération des États du Sahel à savoir la souveraineté, l’indépendance, la lutte contre le terrorisme, entre autres, conformément aux principes historiques du non-alignement, tout en rappelant le rôle du Mali dès 1961 et en liant la crise sahélienne à l’intervention de 2011 en Libye.
Timbuktu Institute Week 1, September 2026
On the night of 28 to 29 August 2026, a mutiny shook Niamey. A group of young soldiers attacked several sites, including Base Aérienne 101 located at Diori Hamani International Airport, not far from the presidential palace. After a night of intense fighting and a day of uncertainty, loyalist forces eventually regained control with the help of their Russian Africa Corps partners. The army has made several arrests of the young soldiers behind the mutiny.
The urgency for Tiani to restore trust with the army
This ordeal, which Abdourahmane Tiani's government had to confront, can be seen as revealing the Nigerien army's dependence on Africa Corps' Russian paramilitaries. Indeed, the latter acted as a “praetorian guard” to protect the regime, whereas they were more commonly seen engaged in counterterrorism. What's more, this ordeal puts President Tiani in a position where he must manage vulnerabilities and divisions within the army itself, caused largely by persistent insecurity in the face of armed groups. The survival of his power is at stake.
At the request of Nigerien authorities, Algeria came to reinforce it by deploying, from 30 August, four Su-30 fighter jets accompanied by a refueling aircraft and a transport plane to Niamey. Algiers presented this as a support mission for the Nigerien army, as part of strengthened bilateral military cooperation. Meanwhile, within the country, specifically in the Tillabéri region, the governor and Islamic scholars organized Quran readings and collective prayers in several mosques to pray for peace, security and social calm, in reaction to the events in Niamey.
A commitment to counterterrorism, more relevant than ever
At the same time, counterterrorism operations continue: the army announced the neutralization of at least 17 terrorists in recent military actions. Several dozen suspects were also arrested. Stockpiles of food and fuel, as well as a significant quantity of weapons, were also seized. The Malian army reaffirms its commitment to remain mobilized in the field to ensure the protection of the population across the entire national territory.